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III. Excursions

V /':f^«',t:««'^-'?f-C'«''^'«««£/«'S (33 kil. ; chem. de fer jusqu'à Labro<|ucre), V. pl.:S 1-429; voit, partie, .80 et 40 f r. ; cheval, 12 fr. ''

Do Luchon a An-eau (cheval, 12 fr.) et à Bagnères, v. p. 427 et I2(î.

*Ijac d'Oô, excursion recommandée: 16 kil. au S.-O dont 13 praticables aux voitures; 4 h. 1/4 à pied; guide (inutile), 8 fr • cheval, 7 fr.; voiture (jusqu'aux granges d'Astau) à 2 chev. 25 fr • a4 chev., 35 fr.; break-omn., v. p. 431. Il est bon de partir le matin pour ne pas être incommodé par le soleil. — On traverse la vieille ville et on suit Vallée des Soupirs (pi. A 2), créée 'en 1780 ou se trouvent les arènes, puis la route de r.agnères-de-l{i.r„rre qui monte rapidement pour redescendre dans h vallée de La rbo m f

^i4^ c, f^^^^'^*"^^'^'*^*'*' '' ''^"^''^^" '^^ >•■' ^'^"^^ «l'<^'"-ii (p. 437). — b kil. M-Aventm,vm-A^e avec une église romane du xr s dans laquelle sont encastrées des sculptures anti(iues. -- 7 kil' tazeam:-de-Larboust, dont l'église a des fresques grossières du" xv<= s. On quitte ici la route d'Arreau (v. p. 427). tourne à t d longe, du côté dr., l'énorme moraine d'un auc. glacier qui ren^plis-

PORT I)()Ô. t.,l>.434. IV.R.OH. 43.-)

sait la vallée d'Oô et descendait 1800 ni. plus bas que ceux d'aujourd'hui; nombreux blocs erratiques. — 9 kil. ()ô (934 ni.; j^uide, V. p. 432\ à l'entrée de l'étroite vallée d'Oô ou val d'Astau ("20 c. de j)éa^e par cheval). — 13 kil. Gravi/es d'Autan (modeste aub.), où le chemin cesse d'être carrossal)le: on y trouve des chevaux (2 à 3 fr.). A «:., le vallon de Médassolen, fréquenté par les botanistes; à dr., le val d' Kgfjiile-rrif, reman|uable par sa riche tioie. et à l'entrée duquel tombe la cascade de la Vhevelure-de- Madeleine. C'est (les ^rau^es d'Astaii, par le val d'Esquierry, que se fait, eu deux joiir.s, l'aHceiisinii dilKi-ile mais très intéressante du pic den Goiirga- Blancs (,;ilHT ni.), par le lac dt Vailluoiats (21.5t; m.; v. aussi n. 127). Ce lac a 39 liert. 1!» de supertieie et loi ni. de profondeur; il est refrularisé et utilisé eonime le lai' d'Orrédon (v. p. 119). Sur ses hords, deuic maisonnettes appartenant au.x Ponts et Chaussées; on peut ooueher avec autorisation dans celle située plus bas. — Pic de Monségu, v. p. 430; lac glacé U'Oô, V. ci-dessous.

Le chemin du lac d'Oô monte ensuite en zifjzag, entre d'énormes blocs de rocher, à g. du torrent qui descend du lac, et conduit en 1 h. ;V l'hôtellerie et au lac (péage de 'Ib c. par pers. et par cheval). Le *lac d'Oô ou de Séculéju (1.500 m.; hôt., ch. 4 fr., rep. 4, v. n. c.) forme un tableau d'uue beauté sévère. Il est entouré de rochers escarpés, dominés par les cimes du Quaïrat, à g.; du Montarqué, en face; de la crête de Spijoles et du pic de Nère, plus rapprochés ;i droite. .Vu fond, une "caacade superbe se précipite de 273 m. de hauteur, en trois gerbes successives, sur des rochers éboulés. Les eaux verdâtres sont remarquables pîir leurs retlets changeants. Ce lac, d'une superficie de 37 hect. 70, a 912 m. de long sur (520 m. de large et jusqu'à 67 m. de profondeur; il nourrit beaucoup de truites. Traversée en barque: 1 pers., 1 fr. 50; 2 pers., 2 fr. ; 3 pers., 3 fr., puis 75 c. ])ar pers.; tour du lac: 2 fr. 50, 3 fr., 4 fr. et en.suite 1 fr. On peut atteindre la cascade à pied, en longeant la rive 0. (35 min.).

Poi^ d'Oô: 9 11. ^!^ de Ludion, ï> h. '/.j du lac d'()<"); course intéressante; };uide (nécessaire), 25 fr. ; chev., jusqu'au lac d'Espinffo, 8 fr. -- Du lac d'Oô (v. ci-dessus), on monte à l'E. ou à g., en jouissant d'une tri's belle vue du cirque d'Oô, et l'on passe au bout de 1 h. '/a ^u '«c il' E.-<jjiiiyo (1875 m.; guide, 10 fr.). au bord duquel il y a une cabane de l>êcheurs ou l'on pourrait coucher (débattre les prix d'avance). De là au pic de Hourgade et au (Quaïrat, v. p. l.ifi. On va ensuite en '/j b. au lac de HdiiiiHUt (19tio ni.), ou on laisse à g. le sentier du Portillon d'Oô (v. p. 43(j). La pyramide en face est le Tiic de Maiitdrtjite (p. 13t>). Le sentier de dr., qui est trt'-s escarpé, longe plus loin un petit lac (1 h.), puis le pic de Spijoles (v. ci-dessous). On atteint en 1 b. '!^ le hic ghicé d Oô (2ti70 m.), apri's lequel viennent les neiges éternelles. C'est de ce lac qu'on fait, en 1 h. ' .>, au \.-0., l'ascension du jiic de SpijoleH {'M)i\f> m. ; guide, 25 fr.), d'où l'on jouit d'une très belle vue. A 'A b. '/•> au N.-O. du lac, par le cul des (woiirys-Hhiiirx (1 h.). le Itic de t'aillaniitis (v. ci-dessus). — Au delà du lac, la montée devient plus facile; on gagne en ^/^ d'b. le /'or/ d'Oô (2901 m.), col entre le pic dit l'tirt-d' Oô (30t,.'i m. ; 25 f r. ; 1 b. '/a <1" lae Olacé), à dr., et le .SVj/ de la Buijiio (3111 m. ; 25 fr.), à gauche. Vue imposante; partout des montagnes couvertes de neiges et de glaciers, surtout le pic Posets i-n face, les (tourgs-BIancs à l'O., la crête de Spijoles au N.-O., et le Craliioules à l'E. - De l'autre côté du Port, on descendrait en 1 b. à 4 b. '/.,. au S.-K.. à Vcnascjuc. par la cabane de Turino et le pont de Cuberre (v.

436 IV.R.68. C.,p.434. PIC DE HOURGADE. Excursiom

p. 44-4). A l'excursion du Port d'Oô peut se joindre l'ascensiou du pic Posets (3367 m.; p. 444); il faut alors descendre, en 2 h. '/a (pas de sentier), à la cabane de Paoul, où l'on rejoint l'itinéraire passant par le Port de Vénasque (v. p. 414).

Portillon d'Oô (Tue de Montarqué, pics des Crabioules et Perdiyhero) : 9 h. '/i de Ludion ; guide et cheval comme pour le Port d'Oô (p. 435). Même chemin que p. 435 jusqu'au delà du lac de Saoïisat (6 h. '/* de Luchon), d'où l'on monte à g. entre le Tue de Montarqué et le pic Quaïrat (v. ci-dessous). Vue magnifique sur le lac et les glaciers qui l'entourent. Ou passe à la cascade Michot et à dr. du lac du Portillon (2 h. ; 2050 m.), où plonge un glacier crevassé. La dernière partie de l'ascension est difficile. Le Portillon d'Oô (1 h.; 2952 m.) offre une vue analogue à celle du Port d'Oô. On y voit parfois des troupes d'isards. — Du lac du Portillon, on fait les ascensions suivantes : Tue (Tusse) de Montarqué (289(5 m. ; guide, 20 fr. ; belle *vup sur le cirque d'Oô), 1 h. à l'O., ascension facile; pic des Crabioules (3116 m.; 30 fr. ; belle vue), 1 li. ■V4 à l'E., ascension assez difficile par l'une des trois cheminées de la muraille; *]nc Perdighero (3219 m.; 30 fr. ; vaste panorama), à 2 h. 1/2 au S., ascension très belle et assez facile.

Pic de Hourgade: 4 h. '/^ à 5 h. du lac d'Oô par l'itinéraire le plus facile; guide, 25 fr. On suit d'abord la direction du Port d'Oô jusqu'au lac d'Espingo (1 h. 1/2; v. p. 435), d'où se fait aussi, en 4 h., au S.-R., l'ascension difficile du pic Quaïrat (3058 m. ; guide, 25 fr.). Ensuite on prend à l'O., en deçà du lac, par le val d'Arougé, gorge d'où l'on monte au col de Nère-Arougé (2750 m. ; env. 2 h. ',y, près d'un petit lac, et de là sans difficulté au sommet. Le^j/c de Ho/irgade{29Ç>i3 m.), qu'avoisine, au N., le jjic de Belle- Saijette (2815 m. ; gravi pour la 1'' fois par Mlle de Saint-Saud en 1905; guide, 25 fr.), est un excellent point de vue dans le chaînon de montagnes entre les vallées d'Oô et de (jlarabide, d'où le regarii s'étend jusqu'aux plus liauts sommets par delà la frontière et qu'entourent quantité de lacs, dont le plus rapproché et le plus grand est, au S., celui de Caillaouas (p. 435). On peut redescendre au X.-O. et regagner Luchon eu 5 h. par les lacs de Nère, le Pas de Couret (v. ci-dessous) et les vallées d'Esquierry et d'Oô (v. p. 435-434), ou se rendre en 4 h. à Loudenvielle (p. 427), par la rallêe d'Aube et les cabanes de V Hnurtiga.

Pic de Céciré: 4 h. à 4 h. 1/2 au S.-O. ; guide à pied, 12 fr.; cheval, 10 fr. On va par Caseaux (v. p. 434), puis au S., par un sentier facile, qui passe aux Bordes-dc-Labach (40 min.) et se dirige directement vers la montagne, par le col de la Cou me- de- Bourg (2250 m.). Ou bien, ce qui est plus court, mais plus pénible, on passe par Superbagnères (v. p. 437), d'où l'on suit à l'O. l'arête d'un contrefort de la montagne. Le pic de Céciré (2400 m.) offre un vaste panorama, l'un des plus beaux des environs de Luclion, sm'tout au S., où il comprend un magnifique amphithéâtre de montagnes couvertes de neiges, depuis celles de la vallée du Lys jusqu'au pic Posets. — On redescend par la vallée du Lys (p. 438), en 3 h. V2-

Pic de Monségu: 0 li. au S.-O.; guide à pied, 12 f r. ; ehev. 10 fr. Jusqu'à Cazcaux (7 kil.), v. p. 434. On suit encore la route env. 2 kil. 5 l)lus loin, en passant par Oann (8 kil. 5; p. 427); puis on prend à g. le chemin de Gouaux-de-Larhoust (11 kil.; 1301! m. d'alt.). Ensuite on monte par des prairies, une forêt et des pâturages; on tourne à p. à une ardoisière, passe à un petit lac et par un petit col où il y a une fontaine (2 1).), d'où l'on a encore 2 h. de montée. Si l'on veut passer au retour par le val d'Esquierry, il faut quitter son cheval à •/« h. de la fontaine et le faire conduire au Pas de Couret (v. ci-dessous), au sud. Le ]dc de Monségu ou MonUi'gut (2405 m.), nommé «Cap de lasllittes» sur la carte de l'Etat-.Major, otfre une très belle vue sur les sommets des Pyrénées centrales avec leurs glaciers, depuis ceux des Gourgs-Blancs jusqu'à ceux des monts Maudits. Il y a au pied de la pyramide tronquée du sommet un écho qui répète jusqu'à liuit syllabes. — Il faut ^/^ d'il, pour redescendre au Pas de Couret (2131 m.; pic de Hourgade, v. ci-dessns), au S.-S.-E., d'où un sentier conduit à l'E., eu 2 h., par le val d'Esquierry. aux granges d'Astau (p. 435).

deLucho,,. SrPKKBAGNERES. C.,p.4:i4. IV.K.us. 4:^7

LeMoutné: 4 h. 7> '■^^ N.-O.; guide à pied, 12 l'r. ; cliev., KM'r. le jour, 11' l'r. la nuit, lorsqu'on fait l'ascension pour voir le lever du soleil; voiture jusqu'à lîour^j-d'Oueil, 30 fr. — -Même route que pour le lac d'Où jusqu'au delà de la rhapdle St-Aventin (4 kil. 5; V. p. 434), où l'on tourne à dr. ddii^ïd joUt' vallée d'Oueil. On traverse ensuite de petits villages assez rapprochés les uns des autres et à peu |irès saus intérêt, mais bieu situés: Beiiqué-Dessotis et Benquê-DexsHS, d'où un sentier monte à g. à la erête de la montagne lie l' J^]spiaup, qui sépare la vallée d'Oueil de celle de Larboust et présente n()inl)re de niouuinents de l'âge préhistorique (alignements, cromlechs, etc. "l; puh MayUii,St-I'aul-d' Oueil [7 kil.; 1121) m. d'alt.t, qui possède, à dr. de la route, un vieux manoir et d'où l'on gravit le pic d'Auténac (v. ci-dessous), Mayrèiine (rest. Terminu.s, fermé en liiver, ôOO m. avant le villagei, Cauhons,(Jirès etBoiirg-d'Oueil (13 kil. ,">; 1354 m. d'alt.). On monte enlin à dr., au delà du village, eu 2 h. au sommet du Moniné \2147 m.), belvédère entre la plaine et les liantes montagnes, dont le panorama s'éteiul du monl l'erdu au pic du JMontvalier, distants de 45 et de 50 kil. eu ligne droite et de 85 kil. l'un de l'autre: on voit bien les glaciers du massif central jus(iu'aux monts Maudits. L'ascension du Moutué se fait surtout pour contempler le lever du soleil qui surgit, de juin à la tin d'août, en dehors de la chaîne des Pyrénées, dans la direction de Xarbonne, et illumine les glaciers et les neiges.

Pic d'Auténac: 3 h. 1/4 au N.-X.-O.; guide à pied (pas nécessaire 1, 10 fr.; chev., 7 fr. le jour, 10 fr. la nuit. Même route que la j)récédente jusqu'à St-Paid-d^Oiveil (1 h. '/.,), d'où l'on monte à dr. par un sentier rapide, dans un vallon dénudé. A la fin du vallon, près d'une fontaine (1 h.^/o), on tourne à l'E. et atteint, au col de la Serre, la crête de la montagne. Le pic d'Auténac ou Antenac est en réalité une montagne à trois sommets, dont celui du milieu (cote 1990 de la carte de l'Etat-Major) est le plus élevé. Panorama surtout remarquable du côté de la vallée de la Garonne, mais qui s'étend aussi jusqu'aux monts Maudits, aux glaciers des f 'rabioules et des Gourgs-Blancs, etc. — Au retour, on peut suivre la crête au 8. pour descendre dans la vallée d'Oueil, îiSancourvielle, en face de Benqué-Dessous (v. ci-dessus) ou plus loin encore dans la vallée de Larboust, à Trébotis, eu de^à de la chapelle St-Aventin (p. 434).

Superbagnères, au S.-O. — Chem. de ker a crémaillère de

5 kil. 5 de ltin;r, partant des allées d'Etigny (pi. B3; p. 432) ; trajet en 3.S luiiL; 12 trains par j. ilans chaque sens; prix 4 fr., ail. et ret.

6 fr. La voie monte, avec une pente moyenne de '2\"/q, d'abord sur le versant E. de Superbagnères, en franchissant le ravin du Mail Trinquât il30U m.) sur un viaduc, puis jusqu'au plateau, par les pelouses du versant nord. - A pied ^3 h. à 3 h. '/^î guide à pied, 8 fr.), on i)eut monter directement de la ville en utilisant d'abord le funiculaire ^p. 433), ou bien aller par un sentier qui prend à g.

438 ly- H- «*• — C'., j). 434. CIRQUE DU LYS. Excurrinnx

au pont de Mousquérès, le premier sur la route du lac d'Oô (p. 434) ; mais les chemins sont difficiles à trouver. — A cheval (7 fr.), on va jusqu'à St-Aventin (6 kil.; v. p. 434), où l'on tourne à g. et monte en '^/^ d'h., par des prairies et un sentier ombragé, vers les granges de Gourron. Traversant ensuite le ruisseau en dehors du hameau, on s'élève à g. dans une belle forêt de sapins, aussi en ^/^ d'h., jusqu'aux pâturages et au plateau. — Le plateau de Superhaynères (1797 m.; aub.; hôt. moderne projeté), qui n'est qu'une sorte de terrasse du pic de Céciré, plus élevé de 600 m. et dont l'ascension demanderait encore env. 2 h., avec un guide (v. p. 436). offre une vue très belle du côté de la vallée de Luchon et superbe du côté du cirque de glaciers de la vallée du Lys. Ou peut descendre à l'E. dans cette vallée, ])ar la route forestière (v. ci-dessous). *Vallée du Lys et Rue d'Enfer, excursion courante et très recommandée: route jusqu'au fond de la vallée (11 kil.), puis sentiers praticables aux chevaux (1 h. ^1.-.). Voit, à 2 chev., 20 fr. ; à 4 chev., 30 fr.; guide (inutile), 6 fr.; chev., 7 fr. ; break-omn., v. p. 431. — On suit d'abord la route d'Espagne, passe près de la tour de Castelvieil (p. 434), traverse la Pique sur le pont Lapadé, laisse à dr. le réservoir d'eau de Luchon, puis à g. la route du Port de Yénasque (v. p. 440), et repasse sur la rive g. par \i.- pont de Kavl (5 kil.; buvette). On entre alors dans la belle vallée du Lys, d'abord étroite et bordée de hauteurs boisées. Plus loin à dr.. la mute forestière de Superbagnères (v. ci-dessus). Le torrent que longe la route forme plusieurs cascades; on visite (pourb.) celle du Trou de Btiunéoii, entre d'énormes rochers (buvette). La vallée s'élargit, et on a devant soi le *cirque du Lys, formé par des montagnes imposantes que couronnent des glaciers, surtout celui desCrabioules (p. 436). Il y a deux hôtelleries: le Pavillon des Cascades (env. 1100 7n.; 10 ch. à 4 fr., rep. 1, 4 et 4, p. 10), sur la rive dr., près de la chute, et l'hôtel des Délices (ouv. du 1«'" mai au l*"" sept., 5 ch. de 3 à 4 fr., rep. 1, 4 et 4, p. 10), sur la rive gauche. La cascade d'Enfer est une chute puissante dans un sombre canal que le torrent s'est creusé entre les rochers, mais qu'on ne peut embrasser tout entière d'un coup d'œil. Pour visiter le gouffre d'Enfer {^/^ d'h. ; de nombreux guides offrent leurs services, utiles tout au plus aux dames ou par mauvais temps; faire prix), on a le choix entre deux sentiers qui se réunissent à un pont au-dessus de la cascade: l'un, raide et pierreux, qui s'ouvre à g. derrière le Pavillon des Cascades, monte eu lacets à ce pont, en 2r) min.; l'autre, en bon état mais un l)eu plus long, y accède par la rive gauche. Du j)ont, on va en 15 min. au *gouffre d'Enfer, qui est grandiose et qu'on voit bien d'une petite terrasse à laquelle ou descend i)ar un escalier (50 c), ainsi que du promontoire Jidien-Saraze, situé au-dessus du nn"me escalier. 10 min. plus loin, on passe le pont Nadié et continue à monter ra])idemenl sur la rive g., eu longeant le torrent dont la

de Liichon. LA^^^]RT. C p.4.U. IV. R. Gft. 439

gorge s'élargit ensuite un ])eii. On arrive en 40 min. (1 h. ' '^ de l'hôtel) à la *Rue d'Enfer (1040 ni.*, véritable entaille dans une niont.igne de roche schisteuse, dont on aj>er(;oit à peine l'extrémité et le sommet. Pour le refuge de Pratlong, v. ci-dessous. — Du Pavillon des Cascades, on peut atteindre en 15 min. une cascade moins imjiortante, formée par un aliluent de la rive g. de la Pique, la casfotie du Cirur, (pii doit son nom à la forme du rocher.

Lac Vert (picx de Maupun et de Boum): -1 h. '/a, route de voitures jusqu'au fond de la vallée du Lys, puis sentier praticable aux chevaux. (Juide, l.'i f r. ; rliev., 10 fr. Ue la cascade du Coeur (15 min.; v. ci-dessus), on monte par la foret, en 25 min., à la cancade de Holage. Ensuite on passe, à ff., à la ciincude de Trégon, et l'on arrive au cirque des G niniièg, ancien lac à 1 h. ^,4 du Pavillon des Cascades; ','4 d'il, plus loin, en tournant à dr., le lac Vert (IHilO m.), I)eau lac en for à cheval i|ue hordent à l'K. de hauts rochers et dans lequel se déverse au S., par une cascade, le lue Bien, situé 10 min. plus haut. — En continuant le sentier de la Kue d'Enfer (v. ci-dessus), on aboutit eu 1 h. à V ah ri -refuge de l'nitloiig (ISlio m.; ffuide. 11 fr.). du C. A. F., situé à 2 h. ';., du Pavillon des Cascades, sur l'arête X. du pic de Maupas. De là, on va également au lac Vert (1 h.); il est même recommandable de monter de ce côté et de redescendre par le chemin ci-dessus. — Du refuge, on peut faire, en 3 h. '/a à 4 h., avec un guide (25 fr.), l'ascension assez facile du pic ou Tue (Tusse) de Maupas (.Slin m.), entre les pics de Boum (v. ci-dessous) et des Crabioules (p. 4.36), ou, dans le même temps, celle du pic Intermédiaire ou pic du Passage (3099 m.), entre le pic des Crabioules et le Quaïrat (p. 43ij). L'ascension du pic de Boum (30(10 m.), qui demande eiiv. 4 h. du refuge, est ditficile: guide, 25 fr. Très belles vues.

Pic de Bacanère et pic de Burat: 4 à 5 h. au N.-E.; guide à pied. l:?fr.: ehcv.. Sfr.; Iielle excursion. On passe pdr Juzet (p. 434i, d'où l'on monte au N.-E. ;i Sodf (5 kil.; 914 m. (l'ait.). puis ;i travers bois à Artlyiies (8 kil.; 1-241 m. d'alt.) et de l:i :i l'E., en 1 h. ^'4, aux rochers île Cigalère, qui offrent une belle vue. Ou longe ensuite la montagne à g. et on met encore 1 h. '/4 pour arriver sur le p/V de Bacanère (2194 m.), d'oi'i la vue embrasse la vallée de Luchon et celles qui y viennent aboutir, la vallée d'Aran, les F'orts de la Glère. de Vénasque et de la Picade (v. p. 441). le Montné et le pic du Midi de Bigorre à l'horizon, le plateau de Superbagnères, la pyramide du Quaïrat, les monts Maudits, etc. — De cette montagne, on atteint en ' '^ h. au X. le Pales ou pic de Burat (2150 m.; aub.; guide, 15 fr.), qui offre un panorama magnifique analogue à ceux du Montné et du pic d'Auténac (p. 437). - On peut redescendre à l'O. du côté de Gouaiij:-de-Luc}io/i, ;i 3 kil. de (.'ierde-Luchon ip. 430.

Pic de Poujastou: 4 h. '/■- à l'E.; guide à pied, 8 f r. ; cheval, 7 fr. Le chemin de ce pic passe par Moutuuhaii (20 min.; p. 434), un petit bois, les prairies d'Errnii (1 h. '/a : l>elle vue), la forêt Sésartigues (10 min.), ou il tourne à dr. ; puis la fontaine Rouge (1 h. '/«)» source ferrugineuse prés de la petite grotte du Chat (1 f r. ; peu intéressante), et le coi des Couret» ('/., h.: 2131 m.), d'où il y a encore '/j h. à ^!^ d'h. de marche, sur des gazons glissants, jusqu'au somnu't. Le pic de Poujastou (1928 m.) est déjà sur le territoire espagnol, du côté de la vallée d'Aran, sur laquelle il otfrc une très belle vue; on voit aussi très bien les glaciers de la vallée du Lvs, mais non les monts .Maudits.

440 I^V. R. es. — C, p. 42G, SO.-i, 4.34. ST-BÉAT. Rrcursions

Vallée d'Aran. — ^1. Pau St-Béat. Cheiu. de fer jusqu'à la stat.

de Marignac (IS'kil.; 1 fr. 70, 1 fr. 10, 70 c); omii. de là à Vieil a (39kil.; i fr.). Tramway eu constr. pour 1912 de Marignac au pont dn Roi. Voit. à 2 chev., 25 fr. jusqu'à St-Béat, .SO fr. jusqu'au pont du Roi; à 4 chev., 'Aô et 40 fr. ; ail. et ret., à 2 chev., 35 fr., à 4 chev., 50 fr. Cheval (jusqu'à Viella), 12 fr. - - Cheni. de fer jusqu'à Marignac (15 kil.), v. p. 431-430. La route gagne ensuite à l'E., la vallée de la Garonne. — 19 kil. St-Béat (hôt. du Commerce & de la Terrasse, 15 cli. à 2 fr., rep. 3, p. 7), petite \-ill(* ancienne, à l'entrée d'un défilé pittoresque et au hord delà Garonne, aver une l'yliae et un château en iiartie du xi^ s., qui a sur le mur une statue MKidcnie de la Vierge. Carrières de marbre, gris et i)lano, exploitées déjà ]iar les Romains. Au N., le pic du Gara ou 6'«r (1757 m.; guide de «t-Béat, 10 fr.) et le j^'c Piaillant (1786 m.), d'où l'on a une très belle vue. — On suit plus loin la rive g. de la Garonne. — 22 kil. Arlox. — 25 kil. Fou, où l'on traver.se la rivière. — 30 kil. Pont du Roi (583 m.), sur la Garonne, dans une gorge et à la frontière d'Espagne (douane). Tramway en constr. pour Marignac, v. ei-dessus. Ici commence la vallée d'Aran, partie supérieure de la vallée de la Garonne, qui appartient à l'Espagne, mais se rattache géographiquement à la France. — 34 kil. Poiitmi («pont haut») et un autre pont. — 35 kil. Lès (hôt.), qui a un étabJisstenient thermal, avec une source d'eau sulfureuse. On y traverse de nouveau la rivière. — 38 kil. Bosost (763 m.; hôt.), toute petite -sille peu curieuse, qui a une église du xif s. décorée dans le goiit espagnol. On laisse plus loin à dr. la route du Portillon (v. oi-dessnus). — 43 kil. On traverse la Garonne de Jouéou près de lias BordcP:, où on laisse à dr. la vallée d'Artif/ue de 1/ni (Pas de Mountjoyo et de l'EIsoalette, v. p. 441). — 50 kil. Aiibert, et au delà à dr. la ciiapelle de Mit(/-Ara», où était autrefois un couvent renommé. — 54 kil. Viella (975 m.; Fonda de los Pireneos), chef-lieu de la vallée. Plus loin, route de chars et chemin muletier. — Gl kil. Artiès (1139 m.), au delà cies iiains de ce nom. — G4 kil. Salardu (12ti8 m. ; posada assez bonne), dernier village de la vallée et bon centre d'excursions. Il y a aux environs quantité de beaux lacs, surtout dans le vallon de C'olomèn, en passant par les bains de Trédon (2 h. ; 1727 m.).

iJ. Par le Portillon: 13 kil. jusqu'à Bosost, de sorte qu'on peut revenir par l'itinéraire précédant. Voit, jusqu'au Portillon, 30 ou 35 fr. ; jusqu'à Bosost et retour par St-Béat et la vallée de la Pique, 50 fr. -- On remonte d'aliord la vallée de la Pique, eu passant sur la rive dr. à St-Mamet (1 kil.); puis on tourne à g., non loin de la tour de Caslelvieil (p. 434), dans la vallée de Burbc. A 4 kil. de Ludion, la cascade Sidotiie. — 10 kil. Portillon (1308 m.), col à la frontière. Vue bornée. Douane. Le chemin descend rapidement en lacets dans la vallée de la Garoune, dont il rejoint la route en amont de Bosost (13 kil. ; v. ci-dessus).

"Ports de Vénasque et de la Pieade (pic de Sauvef/arde), excursion 1res l'ecuniinaiidét' (leiiiaiulant uiu' journée.

Cette excursion peut se faire entièrement à cheval et même en partie en voiture, jusqu'à i'iiospicc (10 kil.). Guide à pied, dont on peut se passer, pour le Port de Vénas<[ue, 12 f r. ; avec l'ascension du pic de Sauvegarde ou avei' retour par la Pieade, 14 fr. Cheval, pour l'hospice lie France, 5 f r. ; pour le Port de Vénasque, 8 f r. ; avec l'ascension 4lu pic de Sauvegarde, 9 f r. ; avec retour par la Pieade, 10 fr. Voiture jiour l'hospice de France, à 2 chev., 25 fr. ; a 4 chev., 35 fr.

On suit la route d'E-spagne. Jusqu'au pont de Ravi, qu'on laisse à ilr., V. p. 438. On continue à remonter, à g., làrmllé de lu l'iffiii', cil passant aux graiiyen de LahacJi ou de Cantainy (1 kil.), d'où l'aiicien cheuiiu du col de la Glère (v. p. 441), conduit à dr.. en 20 min., ;V la cascade des Demoiselles, dans une ])rofonde déeliirure de rochers. \U\ sentier mnnte de là en 1 ii. à riios|)ice. par la

delMchnn. PORT DE VÉXASQT^E. C, p. 434. IV. R. os. .\\\

cascade du Parisien (v. ci-dessous). La roule eoutinue tout droit et traverse le bols de Chaniga.

10 kil. 6. Hospice de France, du Port de Vénasque ou de Luchon (13H0 m.i, auberge uiéj. 4 Ir.) et «fruitière». Là s'arrête la route et il y a plus loin trois sentiers: par le Port de Vénasque, au milieu; par le col de la Glère, à dr. ; par les Ports de la Mountjoyo et de la Pieade. à gauche.

Kn traversant un pont en face de l'hospiee et eu suivant la rive g. de la Pique, où il faut appuyer à jf. à une bifurcation, on arrive en 10 uiiu. à lu ccwcaile du Parixien, qui s'échappe d'une fforge trcs resserrée et forme cinq étages. — Le sentier de dr., au contraire, l'onduit en '/., h. à la cauccule ihs Deiiutisellts nu'ntii)nuée p. 110.

Au delà de l'hospice, la vallée se bifurque au pied du pic de la Pique (2393 ni.), montagne dont l'ascension est dangereuse (guide, 20 fr.). Ou y laisse à g. le vol de la Fréche (chemin des Ports de la Mountjoyo et de la Pieade; v. ci-dessou.s), pour remonter à dr. le val du Port-de-Vé/iasqiie, aride et désolé, où il y a encore (! kil. jusqu'au Port, par un sentier pénible. — 12 kil. Le Cidet, endroit couvert d'éitouiis et où tombent des avalanches au printemps; deux petites cascades. — 11 kil. Vallon de V Homme. Plus loin à g., le trou dea Chaudronniers, où neuf chaudronniers furent engloutis sous la neige; puis, à dr., cinq petits lacs, au-dessus desquels on monte par de nombreux lacets. — 17 kil. *Port de Vénasque (2417 m.\ échancrure dans le roc sur la frontière, entre le pic de la Mine (2707 m.; guide, 1.') fr.), à g., et le ^ic de Sauvegarde (v. ci-dessous), à droite. Vue superbe snr les monts Maudits ( v. le panorama, p. 442). On a prétendu que ce col était celui par où ,\nnibal traver.sa les Pyrénées (v. aussi p. 475). — Le coup d'u-il est encore plus admirable du *pic de Sauvegarde (2787 m.), dont un sentier facilite l'ascension (1 h. du Port; péage, 1 i'r.}.

De l'autre côté du col, se trouve une petite aul)erge espagnole (spécialité d'anisettej. On appuie à g. le long de la ]*eTia-Blanca, et on passe à la fontaine de la Peùa-Blanca. puis à la fontaine de Constères, toujours en vue des monts Maudits, pour arriver au Port de la Pieade nu Piquade (19 kil.; 2410 m. d'alt.), d'où le coup d'u.'il est également magnilique. La vue est encore plus étendue d'une petite hauteur, à 5 min. à dr. du col. Le passage dans lequel ou s'engage ensuite à g. est le Pas de V Escalette (20 kil.; euv. 2400 m. d'alt.), d'où un chemin descend au S.-E. vers la vallée d'Artigue de Lin (p. 440). Du Pas, on revient à l'hospice de France (2S kil.) jiar le i'o.s de la Mountjoyo, qui conduit au S.-E. également dans la vallée d'Artigue de Lin, et en descendant à g., par lies pâturages, dans le val de la Prêche (v. ci-dessus).

Col de la Q-lère /'('<• Hacrniixj : 1 h. au S. de Luclion : guide à pied, 12 fr., l.'i fr. pour le Sacrrius; chev. (jusqu'au cirque), 8 fr. L'ancien chemin part des granges de Liibach et passe nar la cascade des Demoiselles (v. p. 440); le nouveau chemin part de t'hosnice de France (v. cidessns). Les deux se réunissent dans le cirij/ir tlf In Glère. d'où l'on

442 IV. R. es. — C, p. 434. PIC DE L'EXTÉCADE. Excurmortit

>&iL^"^^\y\''v^"^'i''^^l* ' monte aisément au col

t ^^>^vJ^* ^ ' de la Glère(2S23m.),

J ^A!"H,^ qui servait autrefois de

55 " ''^?''\'^ passage en Aragon. La

g" V-\lt'A vf^'V ■'■"': y est assez res-

(f -2„ j- ^V)a\(SA ,vV< l trunite; mais elle est

Jf2 '\^''(>i*^ *~ " ^'^'^ étendue 10 min.

Sg'' >^ ' i > ylus ))a.H, du lac de Gor-

s ^S?5i(N('> '/• giites. — On peut moii-

^^^. .//^" ter en ^/^ d'h. du col,

F y* ^y' 'SV ■' l'*J-i 'lu l'ic Sacrons

^"^7-^ hf,i (2ii78 m.), d'où l'on voit

Jp^ ''' ,j x> les monts Maudits et

- ^ 'Ç'j ^M les glaciers de la vallée

i Aj- i^' NJ du Lys.

fl fe' ,:, ,'f 1; I ' I Pic de l'Enté-

if AtÂ^' ' 'i' 'I fie Ludion f' guide à

S "gs ff ^wi/ f^ ','iW| pied (pas indi.spen-

•" iî'^ J'' '' ^r'^iU sable), 10fr.;cheAal,

|„ F V^' ^ ^ /iV' -^M 8 fr.; course reconi-

i?§-g T^ 1^ .. >• ,,f^'|î<'A jM mandée. Jusqu'à

ils f %'l?tS m v.p.440-441.Ensuite

sg -i /.'^ISIftl *4 PortdelaPicadepen-

r g -« \v '^^'WWWi) ,)^^ dant:%d'h., puisen-

■^ Se 8 V VfT\, ,^^!*« ^S^'i^^i' ■'V, \ li' \ core à g. par des pâ-

l|-.--''----i'.%''''i^^-1-vA\^L cabane de Pouylané

I 1^ V 4 '. ^^ i (Va h-), à des bergers

fs — '\ . ''t\^ ' "• espagnols. De là, par

8 1 "i (^*'C^^"-^%I '*^'^' ^ ^'^ '^''*'' étany des

g °" -si. \^?fô^\<^^''iS\ l'^l '*'•') c Grorses, en 10 min. à

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P j^^l ^Ê^ i. \ ' '^1 Maladetta, en 20 min.

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I ^1 v^&^ " \ ^^é^'P^'Â/^-'} ''1 fl'Aran, et enfin en

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& .§ J^V . . , / (.-i^ nionls Maudits que

|| - -%f^''/ 'Jl''\r \ ,1 ' du Port lie Vénasque.

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Ji? if./-»r5;„' '^ I f iik uruemale et au mont

de Lnihvii. l'U; DE NETHor. V.,i>.4:i4. IV.U.dfi. 443

Perdu, à l'E. sur les cimes espagnoles au delà du pays d'Aran et au N. jusqu'à la plaine.

Pic de Néthou (au S.-S.-E.)- Cette excursion est longue et coûteuse, surtout si l'on est seul; jiar contre, elle est sans danger et n'offre pas do grandps difficulti's aux alpinistes. Elle se fait de prëféronce entre le 20 juillet ot le l''' sept., et demande deux jours. Y.n général, on prend deux guides (35 fr. ehaeuu). Il faut emporter des piolets, des cordes et des provisions. On peut aller à dieval (15 fr.) jusqu'à la Rencluse (7 h.; V. ci-dessous), oiï l'on couche d'ordinaire.

Jusqu'à la fontaine de la VeHn-BIancn (5 li. de Luchon), par le Port deVénifisque, v. p. -1^10-441. Puis ou tourne à dr. vers le Plan des Ktnngs (1 h.) et plus loin encore à dr. pour gagner la Rencluse (1 h. ; 2125 m.), cabane où l'on peut coucher (matelas, 5 fr. pour un touriste, 3 fr. pour un guide; s'entendre d'avance sur les prix). Cette cabane. (|ue doit remplacer prochainement un refuge gardienne, est pré.s du gouffre de Tiirmon, où le torrent du glacier de la Maladetta. V Esera, affluent de l'Ebre, disparait pour ressortir dans la vallée de Vénasque; celui du Néthou disparaît de même dans le trou du Toro (2025 m.), à >'., h. du chemin de la Rencluse, vers le haut du Plan des Etangs. — Le second jour, on part de grand matin, atin d'être plus sur d'avoir une vue dégagée du sommet du Néthou. On monte en 2 h. ".,, au S.-S.-E., au Portillon (2908 m.), entre le glacier de la Maladetta, à dr., et celui du Xéthou, à g., en laissant à dr. le petit lac Paderne (v. ci-dessous). Ensuite on gravit le glacier du Néthou, le principal, en marchant à la corde, du N.-O. au S.-E., vers le lac Coront (In.; 3173 m.), au pied du dôme du Xéthou. qu'on escalade avec peine ('/a h.). Puis vient {'I., b.) l'endroit le plus difficile à passer pour les personnes sujettes au vertige, le j'O'i de Mahomet, arête graniticjue de 2i m. .50 de long et 1 m. de large, entre deux abîmes, au bout de laquelle ou arrive sur le pic de Néthou ou d'Aneto (3404 m.), la plus haute cime des Pyrénées, mais inférieure de 1406 m. au Mont- Blanc. La 1"^ ascension en a été faite en 1842, par MM. de Francqueville et de Tchiliatcheff. avec quatre guides. C'est le centre des monts Maudits, groupe granitique sur le territoire espagnol, au S. de la chaîne principal!', à laquelle il se rattache par le pic Margalide (p. 444) d'où part le chaînon comprenant les pics de las ScUanques (2994 m.; guide, 15 fr. par j.), de las Mouillèreu (.3005 m. ; 15 fr. par j.), Fourcanade (2882 m. ; 35 fr.), de los Barranco>> (2rt50 m.) et Pouméro (2786 m.). — Le sommet du Xéthou est une plate-forme de 23 m. de long sur 8 de large. Vue immense, mais souvent masquée par des brouillards et assez confuse. Les cimes les plus distinctes sont celles du massif des monts Maudits, celle du C'omolo Forno (3032 m.) à TE., celles de la frontière au N.-O., celle du pic Posets à TO.. et celles des pics Malibierne (p. 444) et CastanesH (2867 m.) au S. 11 y a sur le pic un registre où 1 on s'inscrit. — On pourrait redescendre par le col Coroné, (3193 m.) soit dans la vallée lie Malibierne ((p. 4441, soit, par le col de Gregonio (2 h. ; 2927 m.), au lac de Gregonio (''4 d'h.; 2656 m.), un des plus grands des Pyrénées (80 hect.), et de là par la gorge de Gregoiiio aux bains de Vénasque (5 h. du pic; p. 444).

De la Rencluse (v. ci-dessus), on peut également monter, en 3 h. '/a, au pic d'Albe (3096 m.) ou à la Dent d'Alhe (3114 m.), par le lac Paderne; en 4 h. ',j aux /des Occidentau.r de la Maladetta (3204 et 3187 m.), par le col d'Albe et le versant de Gregonio; en 3 h. '/.) au pic de la Maladetta (3312 m. ; guide. 35 fr. ; escaladé pour la 1"= fois en 1817 par Frédéric Parrot avec le guide Pierre Barau), par le glacier N. (large crevasse); au )nc Coroné (3310 m.), an ]tic du Milieu (3345 m.). à la pointe d'Astorg (33.54 m.), par le Portillon (v. ci-dessus) et le glacier du Néthou.

Les autres sommets des monts Maudits se gravissent par la vallée de Malibierne. — Du l'ort de Vénasque (p. 441), on descend à dr. en 1 h. à Vhospice de Vénasque (1758 m.). Puis on descend la belle vallée de Vénasque ou de l'Esera. A env. 1 h. de l'hospice, on laisse à 20 min. à g.

444 IV.R.na. -C.,p.434. pi(j POSETS.

les bains de Vénasque, où il y a des eaux thermales sulfureuses analogues à celles de Luehon. '/4 d'h. plus loin, à g., la gorge de Gregonio (p. 443); '/.jd'h. après, on laisse à dr. le ehemin AeVénasquc {\\i.; 1143 m. ; hôt. : du Casino, Cabellud), petite place forte d'env. 1500 habitants. On remonte ensuite à g. la verdoyante vallée de Malibierne, où il y a des cascades et de belles forêts, jusqu'à la cabane de Ribereta (2028 m.), à 11 h. de Luchon, ou à la cabane de Llosag, 1 h. plus haut. De Ribereta ou Llosas, on peut monter, avec un bon guide, au 2>>c Maudit (8350 m.), par le vaUon d'Erotieil et la difficile arête du col de Gregonio, ou par la cherainée S. aboutissant à la pointe d'Astorg; par ce même vallon et le lac supérieur d'Eroiicil (27fi5 m.), on peut atteindre le col Coroné et de là le Nétliou (p. 443). De la cabane de Llosas se gravissent: en 3 h., le jjîc det! Tempêtes (3289 m.; guide 15 fr. par j.), par le lac de Llosas, entouré de murailles granitiques; en 3 h., le pic Margalide (3258 m.). d'où l'on a une vue magnifique sur les précipices (|ui l'environnent et les glaciers de las Salanques et du vallon I^leu ; en .3 Ii. '/ai le pic Russell (3201 m.; guide, 15 fr. par j.), qui termine à l'E. la crête des Tempêtes. Par les lacs de Mcdibierne (nombreux isards), on monterait au pic Oriental de Malibierne (3067 m.) et de là, par une arête tranchante, au pic Occidentul (3055 m.). Les vallées S. des monts Maudits sont encore peu connues. '

Pic Posets, à l'O. des monts Maudits: excursion pénible et longue qui se fait rarement et qui demande deux ou trois jours; on couche à la cabane de Turmo, jusqu'où l'on peut aller à cheval, ou mieux encore à la cabane de Paoul. Guide, 40 fr. ; cheval, 15 fr. par jour. Itinéraire par le Port d'Oô, V. p. 435. Par le Port de Vénasque (v. p. 440-441), on suit la route ci-dessus jusqu'au delà de la vallée de Malibierne, au po7tt de Cuherre (7 h. Va)i 3 kil. en deçà de Vénasque (v. ci-dessus) ; puis on remonte au N.-O. la vallée d^Astos, où il y a de belles cascades. On passe à la cabane de Turmo (1 h. 1/2; 1680 m.) et, 1 h. V2 plus loin, à la cabane de Paonl ou raid (2065 m.). On peut toutefois abréger d'au moins 1 h. en (juittant le chemin de Vénasque en face des bains, et en prenant à l'O. dans le val de Literola ou de Litayrolles, pour gagner directement la vallée d'Astos, en deçà de la cabane de Turmo. — De cette cabane, on monte en 5 h. > ,'.. au pic. Prenant d'abord au S., puis au S.-O., on s'élève au milieu des rochers, de terrasse en terrasse, jusqu'au glacier qu'on atteint, au bout de 4 h., au col de Paonl ou Paiil (env. 2900 m.): là, on rejoint le chemin qui monte de la cabane de Paoul, en 2 h. 1/.2, par le gouffre de Paoul et le bord E. du glacier descendant du col. Traversant ensuite le glacier vers l'O., on arrive en 1 h. env. à une paroi de rocher qu'il faut escalader, ce qui est la principale difl^culté de l'ascension et demande 20 minutes. Le pic Posets, des Posets ou Pimta de Lardana (3367 m.), la seconde cime des Pyrénées, gravie pour la l'^ fois par Halkett en 1856, forme à ro., comme le N'éthou à l'E., le centre d'un massif à peu près isolé et plus vaste que les monts Maudits. Vue immense. — On peut retourner par le Port d'Oô (p. 435), à 3 h. '/.^ de la cabane de Paoul; il n'y a pas de sentier pour y arriver, et la descente vers le lac d"Oô est pénible, mais la vue est superbe au N. — Du pic Posets, on peut en 2 h. monter par la crête au pic de las Espadas (3326 m.), dont la 1"^ ascension a été faite en 1005 par M. L. Le Bondidier. Les autres sommets de ce massif, pic de las To/irefs (3012 m.), pic Béraldi (3026 m.), au-dessus du lac de Millar, fjic Central d' Eristé (3056 m.), pic Snd (3027 m.), se gravissent par Vénasque et le vallon d'Aïgueta de Eriste ou d'Aïgneta île la Vall. La vue en est vers le sud plus belle que celle des Posets.

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