De Bousseus (Toulouse ou Tarbes) à Aulus, par St-Girons
''it'< kil. l'hcmin de fer ius(|u';'i St-Girons (33 kil.)] trajet en (miv. 1 h.: S fr. 70, 2 fr. 50 et 1 fr. liô. ^ Route de voitures et rorrespoiid., dans la saison, de St-Girons à Aulus (33 kil.), trajet en 3 h., 3 f r. ; concurrence moins chère. 1 fr. à la montée, 2 fr. à la desi'ente. Calèches et landaus à 'I places. 25 fr. Service d'automobiles, en 1 h. 'i\, 5 fr. Voitures des l.ôtels. Le chemin de fer transpyrénéen est en construction entre St-Girons et Oust, et nn tramway électr. entre Oust et Aulus. — Voir la carte p. 3ti3.
BonsHens et diâteau de Roquefort, v. p. 296. — La lijïiie de St-Uiroiis se détaclie plus loin, à g., de celle de Tarbes, traverse la Garonne et remonte la vallée du Salât. A dr., sur une hauteur, le château restauré de lîalesta. du xV s. — 6 kil. Mazères-surSalat.
10 kil. Salies-(lu-Salat (hôt.: Raufast. Feuillerat), à dr., dominé par les ruines d'un chiâteau des .\in'"-xvi^ s. et qui possède des eaux salines issues d'un banc de sel gemme activement exploité et des eaux sulfurées caloiques. Sanatorium départemental. Statue du général Compans (1769-1845i. — 13 kil. H^s-^[ane-TouUle, trois localités. — 16 kil. L'astagntde. — 21 kil. l'rat-et-Bonrepaitx. — 26 kil. ('ainiii)nt. La vallée se rétrécit.
;51 kil. St-Lizier, petite ville déchue de 1295 hab., l'antique Ltujdununi Coiisuranorum. jadis chef-lieu du Couserans et évêché, tians un site pittoresque, sur une colline à gauche. Elle a encore une grande partie de ses rempavta romaiitë (264 m. sur 150). avec 12 tours. On remarque aussi V église St-Lizter. des xn"" et xiv s., avec un cloître des xn» et xin*' s. Dans le haut de la ville. Vanrien éréché, du xvu« s., transformé en asile d'aliénés. A côté. Véglise Ste-M(uie-(le-la->SèJe, du xiv* s.
33 kil. St-Girons 391 m.; hôt.: de l'Union, de France, chacun avec 30 ch., rep. 3 fr. et 3.50i, ville industrielle de 5929 hab. (en 1911) et chef-lieu d'arr. de l'Ariège. au confluent du Salât, du Lez et du Baup. Elle est dominée par le clocher ixiV s.) de Véglise St-Girons, réédiliée en 1857. La vieille église St-Vallier possède un porche du xii* s. Groupe St-Gironnais de tourisme, place du Centre. — A 5 kil. au X.-E. 'omn.) se trouve Andinac (hôt. de l'établiss.), hameau qui a deux sources sulfatées calciques importantes, avec un établissement de bains.
!• Chemin de fer transpyrénéen en construction de St-Girons à Lérida, en Espaçne, par le Port do Salau (v. p. i-li).
De St-Giross a Foix : 47 kil., cliem. de fer en 1 h. 10 à Ih. 20; 5 fr. 25. 3 fr. 55 et 2 fr. 30. — La liime prend à l'E., par la vallée du Baup. — 11 kil. I^MCwre. d'où la route de Pamiers (-18 kil.; p. 1-18) mène à la grotte et au villafje du Mas-d' AziJ (17 kil.: v. p. 29Çi). — La ligne sort de la vallée ilu Baup par un tunnel de 870 m. — l-l kil. Rimant, dans un beau site et dominé par un château. — 20 kil. t'aniflnau-Durban (auh.), où il y a un ch-àteau en ruine. — 23 kil. Hëycdas. — 28 kil. Tm Bantidede-Sérou (425 m.; hôt. Vives), ville de 2519 hab.. dans un site pittoresque sur l'Arize. Vieux remparts. Aux environs, la grotte de la Garasse. A env. kil. au S.-E., Aizen. dans un beau site, avec des mines de cuivre et d'argent. -Tunnel. — 31 kil. Cfidarcii (aub.). — 37 kil. Bauloii. On
44C IV.R.O'J. t'.,j)..v<?a. l'iu DU MONTVALIER.
traverse le viaduc de Vernajoidg, long de 185 m. et haut de 89 in., et rejoint, dans la belle vallée de l'Ariège, la ligne de Toulouse (v. p. 149).
— 47 kil. Foix (p. 449).
De St-Gtiroks a C.\stillon et a Sentein : 25 kil. ; tramw. éleetr. jusqu'à Castillon, 1 fr. 45 et 85 c. ; on est en train de prolonger la ligne jusqu'à Sentein. — La route, que longe le tramway, remonte la vallée du Lez. — l kil. A/ibe?-t, qui a une belle grotte à ossements et à stalactites. 5 kil. ?[oidig, où se voit un eliàteau en ruine. — 9 kil. Ëiigomer. — 13 kil. CastiUon (5.S0m; liôt.), avec la chapelle romane de St-Pierre. De Castillon, une route remonte, \yir St-Lury (13 kil. ; courrier de Castillon, 75 c), la fertile vaUée de la Belloiigite, franchit le col de Fortet (18 kil.; 1074 m. d'alt. ; belle vue), puis le pont de Heiine-Morte (2.S kil.), dans un site pittoresque, passe par Sengoiiagnet (29 kil.) et aboutit à Anpet (%'i kil.; p. 295). — Ifi kil. Les Boi-des-Kur-Lez ; sépultures préhistoriques. On laisse à g. la belle vallée de Bethmale, dont les habitants portent un costume original, et entre dans la vallée de Biros, une des plus belles de la contrée, et dans le haut de laquelle il y a des mines de zinc et de plomb. A g., la vallée du Ribérot, qui monte vers le pic du Montvalicr (v. ci-dessous); puis, du même côté, la vallée d'Orle. — 23 kil. Bonriac.
— 25 kil. Sentein (700 m.; hôt. Aragon), bourg qui a une égline fortifiée du XIV s. et un étal)lissement thermal d'eaux ferrugineuses arsenicales. A 6 h. au S., le Fort d' Uretg (2547 m.), conduisant dans la vallée d'Aran (p. 440), en Espagne, et dominé par le pic de Maubermé (2880 m.), le plus haut de cette partie des Pyrénées.
De St-Gikons a Tabascon : 58 kil. de route: tramw. éleetr. projeté entre le pont de Kercabanac et Massât. — Jusqu'au pont de Kercabannc (12 kil.), V. ci-dessous. La route de Tarascon traverse le pont et remonte la belle vallée de VArac. — l*î kil. C'astet; sur la rive dr.. Soiilan. Ensuite un déiilé rocheux. — 24 kil. Biert. — 27 kil. Massât (650 m.; hôt. Lapc'ne. bon), ville déchue de 3207 hab., près de laquelle sont des grotteg ])réhistoriques. — 33 kil. On laisse à g. la route de Foix (v. p. 450-449).
— 35 kil. Rie/ipregan. — 40 kil. Le FoH (1249 m.; mauvaise cabane-abri, lionne fontaine), col entre le T/ic de V Nom nie-Mort (1074 m.), à g., et le pic d'Estibat (1 h. du col; 1009 m.; très belle vue), à dr., et qui offre une belle vue. — 50 kil. Saurai (hôt.), 2718 hab. Voit. publ. pour Tarascon (50 c.). — 53 kil. Bédeilhac-et-Aynat, qui a un château en ruine et une vaste grotte à stalactites très curieuse (dépôts préhistoriques). — 58 kil. l^arascon (p. 450).
L'ascension du pic du Montvalier (2839 m.), montagne conique en grande partie isolée, au S,-0, de St-Girons, se fait de préférence par Bordes (16 kil. ; v. ci-dessus) et la belle vallée du Ribérot. dont le torrent forme dans le haut de belles cascades. A l'extrémité E. de cette vallée, à 8 li. des Bordes et à 2 h. du sommet, Vabri-refuge des Est.agnous (2200 m.), au T. CF., inauguré en 1912, Le sommet du pic offre une vue très étendue, des monts Maudits au Montealm, Ascension par Couflens-de-Betmajou, V, ci-dessous.
La ROUTE d'Aulus (Couplens) remonte la vallée très fertile du Salât, où l'on remarque d'abord la fabrique du papier à cigarettes «Job». Ensuite vient un défilé. — 6 kil. Larourt, à g., avec un donjon du xive s., sur une hauteur, et les ruines d'un château du xvi« s. Plus loin, une gorge entre des hauteurs boisées. — 12 kil. Pont de Kercabanar, au confluent du Salât et de l'Arac. Route de Tara.seon, v. ci-dessus. — La route d'Aulus tourne au S.; petit tunnel. - 13 kil. St-Sernin. La vallée s'élargit, — 14 kil. Soiieic.
La lîoiiTE r>E CoiiFLENs (14 kil, de Soueix) se détache un peu plus loin à dr. de celle d'Aulus et continue h remonter la vallée du Salât. — 4 kil. Seix (hôt. Courtade), iietite ville ancienne de .3098 hab., (|ui a des bains salins et des carrières ilc niinbie, et ((ue domine une montagne (1272 m,) où sont les ruines du château de Mirabal. — 7 kil. Couflens-de-BetinaJnn,
ATÎLUS. C'.,p.368. IV.R.69. 447
d'où se fait, en 7 h. A 7 h. '/o, au S.-O., avec un guide de Seix, l'asceusion du Montvalicr (V. p. 44»)). On monte par la vallée d'A'«<o«rs et les cabanes A' Aiilu {i h.), où l'on pi'ut coucher; puis par le roi ilf l'ei)reblanqne{2 h. '/•) et une écliaucrure où il faut passer sous un rocher, le seul endroit (litlicile. Ascension par la vallée du Kilicrot, v. p. 140. — 9 kil. J'oiit-d e-la-Taiile, d'où une route do 7 kil. conduit à g., par la vallée de l'Ali-t, à UnUiit (740 m.), villafje dont les habitants s'occupaient autrefois liu dressage des ours, au point qu'on donnait un ours eu dot à chaque fille à marier. — La route de t'ouHens traverse plus loin une govge dominée par les ruines du vhâtrnii df la UarUf.. — 14 kil. VoitfifiiD (hôt.J. A 4 kil. plus haut, le village de Salaii (auh.), à 1 kil. 5 duquel se trouvent les Neuf Fontaiiitx. sources du Salât, près desquelles s'ouvrira \i\ tunnel du transpyrénéeu (v. p. 445). De Salau, un cnemiu de mulets conduit en 3 h. '/-j. par une fabrique de pâte de papier, au Port de Salau (iOh'i m.), sur la frontière, et de là dans la vallée de la Xoguera l'allartsa, eu Espagne.
On traverse ensuite le Salât et remonte le vallon du Garbet. A (Ir., le Montvalier (p. iid). — 16 kil. Vie (relais). — ^17 kil. (hist, localité d'origine ancienne («Augusta»), avec des restes de murs d'enceinte. — 25 kil. Ercé, village de 2612 habitants.
33 kil. Aulus. ^ Hôtels: Grand-Hôtel, onv. toute l'année (100 ch. dep. 4 fr., rep. 1, 4 et 5, p. dep. 10), hôtel» du Parc <£ du Casino, près de l'établissement, île 1" ordre; U. de France, George, Crouzat (meublé; 40 ch. dep. 2 fr. 50), dex Bains, dans le quartier neuf; H. du Midi, bien situé, dans le village (p. dep. 8 fr.); U. de Paris, un peu plus loin (6 fr. à 7.50). - Maisons meublées. — Etablissemest thermal (ouv. du l»-'' juin au ;io sept; fermé de 11 h. '/g à 2 b.): buvette, 10 fr. pour 21 jours; bains et douches, 1 fr. 50 et 2 fr., etc. — Casino du Parc, annexe de l'hôt. du même nom.
Aulns (762 ni.) est un village pittoresque, sur le Garbet, dans une petite vallée entourée de montagnes en grande partie couvertes de pâturages et de bois. Il possède des eauj: sulfatées calciques ferrugineuses, riches en soude et en magnésie, qui étaient connues des Romains et ont maintenant une assez grande réputation. f]lles sont laxatives et dépuratives (source Darniagnaci, ainsi que diurétiques (source Bacque). On les emploie contre les accidents de l'arthritisme, certaines infections généralisées, etc. Elles sont spécialement efficaces dans les cas de fatigue intellectuelle. Ij' établissement est sur la rive g., à dr. en deçà du village proprement dit. 11 a quatre sources peu chaudes (10 à 15°) dont les trois principales sont logées dans une grotte, au bout d'une allée où il y a musique le matin, dans la saison (15 mai au 15 oct.).
Excursions (guide, 3 à 5 fr.). --Le Ca'izardé (1401 m.), 1 h. Va à 2 h. au X., par le sentier qui longe le mur de l'église, offre une très belle vue sur la plaine et sur le massif qui entoure Aulus. — Cascade d'Arse, à 1 h. >/o au S.-E. d'Aulus: traverser le pont en face de l'hôt. du Midi et suivre à g. une large route muletière vers la vallée d'Arse, dont ou traverse le torrent Ç^U d'h.); des sentiers raides mènent ensuite au pied de la cascade. La *cascade d'Arse est l'une des plus considérables et des plus belles des Pyrénées; elle tombe d'une hauteur d'env. 110 m., en trois gerbes successives, dont la deuxième a plus de 50 m. de largeur. De la cascade, on peut gravir au N., en 2 h. Vi» le pic du Pouech (17.S8 ni. ; v. p. 448). — La cabane d'Agneserre (1135 m.), cabane de bergers, A 2 h. env. au S.-E., par une route pierreuse remontant la belle vallée du Garbet, est le point de départ des excursions suivantes: lac de Garbet (1»)70 m.), à 2 h, au S., dans la haute vallée du Garbet (belle cascade),
Bœdeker. S.-O. de la France. 9« édit. 29
448 IV.R.m.Cp.seH. PAMIERS. De Toulome
au iiiilioii lie pàtuiiigcx (plus haut, un lar plu» petit); — jdc du Pouerh (p. 147), à 1 h. Va •' ''"• ; ' l'ort de- JSuleix ou cul de Vonmebh-re (1801 lu. ; très lielle vue), à 2 II. au N.-K., par un cheuiiii mulftier qui zigzague clans les hois, puis dans les prés; du col, on peut desrcndre. par Snleia- (1 li. ='/4), à VicdesxoK i'l-,h.; p. 451).
70. De Toulouse à Poix, Tarascon, Ussat et Ax (Bourg-Madame).
Df. Ta-ulouse à Foix: 83 kil. de clieiu. de fer, trajet en 1 li. 3.') à '2 li. 40, 9 l'r. :iO, 0 h: 25 et 4 f r. 10 ; à Tarascoi: 9« kil., en 2 h'. 15 à 3 li. 25, 11 f r. 10, 7 fr. 40 et 4 fr. 85; à Usmt: 102 kil., eu 2 h. 25 à 3 h. 30. 11 fr. 50, 7 fr. 7o et 5 fr. 05; à Ax : 124 kil., en 2 h. 55 à 4 h. 25, 14 fr., 9 fr. 35 et 6 fr. 10.
Toulouse, V. ]). 297. On part de la gare Matabiau et .suit la liji-iK- (le Tarbe.s jusqu'à For tel- St- Simon (12 kil.; v. p. 297). — 14 kil. l'insaxjuel. La ligne tourne au S. et traverse la (îaronne, pour remonter la vallée de VAriège. — 18 kil. Fim-Jtistaret. On traverse la Ltze. — 23 kil. Vener que-Y émet. — 28 kil. Miremont. — 34 kil. Auterive, à g., ville de 25G3 liab. — 40 kil. C'integahelle, h g., ville de 2195 hab., avec une église intéressante, dont on remarque la llèclie du xiv» s.
49 kil. tSaverdnn, à dr., ville ancienne de 3537 hab., une des principales du comté de Foix au moyen âge. C'est la patrie de lîenoît XII, troisième pape d'Avignon (1334-1342).
On traverse l'Ariège. — 57 kil. Le Vernet.
G5 kil. Pamiers (298 m.; hôt. : de la Poste, bon, 25 ch. de 3 à 4 fr., rep. 3.50; Oatala, 22 ch. à 2 fr., rep. 2.50 et 3), à dr., ville industrielle de 10017 hab. (en 1911), .sur l'Ariège, chef-lieu d'arr. du départ, de ce nom et siège d'un évêché. Forges renommées.
La ville de Pamiers s'est formée autour d'une abbaye et d'un château du xii<-- s., qui n'existe plus et auquel Roger II de Foix, son fondateur, avait donné le nom d'Apamée (Syrie), en souvenir de la première croisade. Elle eut souvent à souffrir des rivalités entre les comtes de Foix, les abbés, les évêques et la bourgeoisie; elle fut ravagée par la peste en 1553, devint protestante, fut prise et saccagée en l(i2S par le prince de Condé. L'abbaye avait déjà été détruite en 1580, comme bien d'autres, par les Casaques Noires du sire d'Audon.
La rue Ste-llélène, où l'on arrive directement de la gare, traverse toute la ville en passant à la place du Marché. La rue Major, à dr. de cette place, conduit à Notre-Daine-dn-Camp, église romane en partie reconstruite au xix« s., avec une fac^ade crénelée en briques, du xiv« s. — La rue des Nobles, à g. derrière le Marché, nujnte à la cathédrale, par un petit passage vofité. Cette église, également en grande partie reconstruite au xi.\e s., a un portail de transition, caché par une tour neuve en briques dans le style toulousain (v. ]). u) et des parties dans le style gréco-romain du xvii* s. La montée à g. de la soitie mène au Castela, i)elle promenade sur l'emplacement de l'ancien château, d'où l'on a une belle vue.
De Pamiers au Mas-d" AzU et à Lescure, v. p. 445.
à Ar. FOIX. C.,)>.:it;:!. IV.U.to. 449
De Pamikks a Moulih-N'eik (Bram, Lavelanet, Limour): 33 kil.. r'heiii. ilf fer à voie étr. ; 50 luiii. à 1 h. lu; 3 fr. 70, 2 fr. 50, 1 fr. k\!). 21; kil. Mirepoix iIhM. : .lu Coinmcrcf. 22 rh.. rep. 2 f r. .")tit't:t: Ki^aud, Vivfiit sui-.-., 2(1 th., rtp. 2 fr. Uu), lii'IIf ville «le :iSll liai)., sur la rive g. «le l'Hers ou Lliers, autrefois pluR iuiportaute, et qui a été le siège d'un évêehé. Sou ane. cathédrale iit-MuuriCf, qui ilate surtout du XV s., est remarquable par sa nof et sou rlocher à Hèehe en pierre. Sur la rive dr.. les restes d'un iliàteau fort. — 33 kil. iloiilin-Sfitf (p. 312).
09 kil. Veritiulle. — 74 kil. ]'^urilhes. l.a vallée se rétrécit. On traverse de nouveau l'Ariège. — 7S kil. St-Jeun-de-Veryes. \a\ vallée tlevieiit pittoresque. A dr., un beau château moderne et le viailuc de Vernajouls, sur lequel passe la ligne de St-Girous (v. p. 440) qu'où rejoint ensuite. Pont sur l'Ariège. A i\v. aussi, le château (le Foix.
s;i kil. Foix (4(10 m.; hôt.: Benoît, 25 ch. de 3 à 4 fr., rep. 1, 3 et 4; Lacoste, au même propr., 25 eh.; synd. d'initiative, à l'hôtel de ville I, eu lat. Fuxuin et en patois Fouych, ville de 6806 hab. (eu llHl), anc. capitale du comté du même nom et auj. chef-lieu du départ, de VArlège. Elle occupe un beau site, au confluent de l'Ariège et de l'Arget, et elle est dominée par son château pittoresque.
La ville fut importante au moyeu âge. Elle devint la capitale d'un eomté, dont le plus oélèbre titulaire fut Kaymoud (1188-1223), adversaire de Simon de Montfort (v. p. 299) dans la guerre des Albigeois et qui sut se défendre victorieusement contre lui dans son château. Affranchi de la suzeraineté des comtes de Toulouse, le comté de Foix passa eu 1229 sous celle des rois de France. Des différends entre Roger-Bernard III et Philippe le Hardi, en 1272, amenèrent l'envahissement du comté par ce dernier, qui ne (ievint maître du château qu'en donnant un commencement d'exécution à son projet de faire sauter le rocher sur lequel il se trouve. Le comté fut plus tard réuni au Béarn et annexé à la France sous Henri IV.
Le château, ou plutôt ce qu'il en reste, est surtout curieux dans son ensemble et par le pittoresque du coup d'œil qu'il offre de loin. Il s'élève sur un rocher de 58 m. de hauteur, au X.-t). de la ville, et présente encore deux tours carrées inégales, remontant en partie au .xii« s., et une tour ronde du .\iv= s., d'une architecture remarquable et haute de 42 m. (belle vue). C'était en dernier lieu une prison. On y arrive eu contournant le rocher à droite. Pour vi.siter, s'adr. au gardien (pourb.).
Dans le bas du rocher se trouvent le palais de justice, avec un petit mitsée, et Véglise St-VoMsien, du xn* s., avec des parties plus anciennes et restaurée au .xi.x" s.
Sur la promenade Villote, de l'autre côté de la ville, une statue de Lakanal, le conventionnel, bronze par Picault (1882).
A 9 kil. à l'E.. se trouve la grande grotte de VHerm (ossements), intéressante au point de vue géologique, située près du village de V Herm. Autres grottes, v. p. 450.
Ligue de Foix à St-Girons, v. p. 44(!-445.
Dx Foix a Massât, excursion recommandée: 3(; kil. de route très pittoresque; service autom. jusqu'à Serres, 70 c. (de Serres, les autobus rentrent i Foix en passant au S. par Bt'iiac. Branmic et Ganac: tour complet, appelé > circuit de la Barguillère ■>, 20 kil., 1 fr. 50). — Un remonte la jolie vallée de In BarguiÙkre. — 8 kil. ô. Serre*. Au S., les
450 IV- R- ""• — t'., p. 363. TARASCON. T)e Toulouse
vastes forêts de Brassac et de Ganao. — 12 kil. Bitrret (84tt m.). On monte à dr. au col des Marrons (17 kil. ; 1100 m. d'alt. ; belle vue), puis. reprenant la direction du S.-O., on atteint, par le plateau herbeux de Vaplong (22 kil.), la four Lafoni (26 kil. ; 1380 ni. d'alt.). *Vue admirable sur la belle vallée de Massât, le pic du Montvalier (p. <H6) et les hautes cimes des Pyrénées jusqu'au delà de Luchon. Du col, on pourrait gravir en 1 h., à l'E.. le pic de Fontfrède (lt;22m.: belle vue). - La routp descend rapidement, en côtoyant les abîmes du Fontfrède, et rejoint la route de Tarascon à St-Girons, à f, kil. de Massât (v. p. 446).
Dk Foi.\ a Q,i-illak: (12 kil. de route (chem. de fer en projet); service autom., trois fois par j., en 3 h. à 3 b. Va» '• fr- 50. - - On suit d'abord la rive dr. de l'Aricge en amont, puis on tourne dans un vallon à l'E. au bout de 8 kil. — 11 kil. Celles. Pays montagneux et boisé. A g., l'important château de Roqueflxude, des .\ni« et xvi^ s. et auj. en ruines. -- 18 kil. Nalzen. — 27 kil. Lavelanet (hôt. : d'Espagne; du Parc, 24 ch., rep. 3 fr. et 3. .50), ville manufacturière (draps) de 3270 hab., dans un beau site, sur le Touyre ou Lectouyre, qui s'y est creusé un défilé dans la petite chaîne de montagnes du Plnntaurel. Environs pittoresques. Ligne de Bram, V. p. 312. A 11 kil. au S. de Lavelanet, par la route de Montferrier (ij kil.), où il faut tourner à g., les ruines du château de Moiitsegur. pittores(juement perdié sur une pyramide rocheuse, à 1207 m. d'alt.; il fut détruit en 1244, dans la guerre des Albigeois. Le village se trouve 1 kil. plus loin, au pied du rocher. — 29 kil. St-Jean-d'Aigues-Vives. — 34 kil. Bélesta (hôt. Delpech), petite ville industrielle de 2003 hab., aussi dans uu beau site, sur l'Hers. A 1/4 d'h. en amont, sur la rive dr., en face de la chapelle de Xotre-Danie de Val-d'Amour (pèlerinage), la fontaine de Fontestorhes, d'ordinaire intermittente et très abondante, et la grotte de Rieufourcaud, située au-dessus. En continuant à remonter l'Hers. on traverserait les gorges de la Frau (9 kil. de Bélesta), défilé sauvage long de 3 kil., et rejoindrait à Prudes (20 kil.) la route de Quillan à Ax (v. p. 453). ■ — La route monte ensuite pendant longtemps. Belles vues. Forêts, surtout, à dr., la forêt de Bélesta (1.5 kil. sur 3 à 5). — 4t; kil. Puivert (485 m.), où sont les ruines considérables d'un château des xii' et xive s., qu'on voit 1 kil. plus loin, à g. de la route. Gorge du Blaii, dans le village. — 53 kil. Néhias. Plus loin, à dr., la route d'Ax (v. p. 453): on descend par de grands lacets (vue), pour atteindre les bords de V Aude. — 62 kil. Çirillan (p. 457).
Le chemiu de fer passe ensuite sous le pont de Foix, dans le lit de l'Ariège, et en remonte rapidement la rive droite. Vue surtout à droite. — 89 kil. St- Paul- St- Antoine, avec une usine de pâte à papier. Tunnel. On domine la gorge de l'Ariège, où l'on aperi^oit un vieux pont fortifié. Hautes montagnes un peu dénudées. — 94 kil. Mercus. On traverse l'Ariège.
98 kil. Tarascon (476 m.; hôt. Francal), toute petite ville industrielle fort ancienne, dans un site très pittoresque au conHuent de l'Ariège et du Vicdessos. Tarascon-le-Vieux, à g., est bâti autour d'un rocher pittoresque, surmonté d'une torir qui lit partie d'un château détruit au xvii» s. Hauts fourneaux etplâtrières renommées.
A 5 kil. au X.-O., sur la route de Massât, Bt'deilhac-et^Ai/iiat et ses grottes très curieuses: v. p. 44(). Il y a du reste quantité de grottes de ce genre dans les montagnes calcaires de la contrée, par exemple la magnifique grotte du Potmchet, dans la montagne de Sabart, à peu de distani'e de Tarascon, au delà du confluent; celles dont il sera question II. 451. celle du Mas-d'Azil (p. 290), etc.
De Tarascon a Vicdessos (Montcalm et pic d^Estar): 15 kil. de route. Tramw. à vap., se prolongeant jusqu'à Auzat (16 kil.; 1 fr. 25 et »<• c. ; p. 451), inauguré en 1912; trajet jusqu'à Vicdessos en 1 h. 15; 1 fr. 15 et 85 c. — On remonte au S. l'étroite vallée de Vicdessos, entre des mon-
à Ax. rsSAT-LES-BAINS. C. /,. :w:i. - IV.R.io. 401
ta^ui'8 iléiiudéos. • kil. Xiaux, où est la l'ëK-bre grotte de la (Jalbiére, oui renferme des stalactites et deux petits lacs; on y a découvert des dessins préhistoriques d'animaux. — 7 kil. VapotiM (fMt m.); près de là, les ruines du chôtuiii df .)//(//(»• (xiip s.). On traverse la fart de Teillet; lieau paysafTf. l.j kil. Viciiessos (r>9.îui.; Iiot. : du Parc, Fabre ou de la Kenaissani-e). Au S.-E. du village, la montagne de Baiiciê, avec des mines de fer; le minerai contient jusqu'à Td"/,, de fer d'excellente «lualité; 2 h. aller et retour, par le village de Seni (^/^ d'il. ; IKK» m.). — De Vicdessos H Autun {S à 4 h.), par le Port de Saleix, v. p. 118-117.
De Vicdessos. on fait l'ascension du }fiiiitctiliii et du fiic d'Ei-tfix: 1 h. ^'4 et 8 h. ';., au S.-O. ; on peut aller à cheval jusiiu'à la cabane du Fia Subra : guide nécessaire. — Un continue à remonter la vallée de Xirdessos, par Ati^at ('/4 d'b.; 141) m.; liôt.). avec, une usine de produits électro-chimiques et métallurgiques, stat. terminus du tramway de Tarascon (v. p. l.îO), et la grande et belle cascade de Bas^iên (à dr. ; '/.. h.), jusqu'à Marc (1 h.; guide, Pierre Hauzy. dit Pierrou). Là. on prend une vallée latérale à dr., puis une autre à g., toujours dans la direction du Montcalm, et l'on monte beaucoup, par les cahanes de J'igeol ou Pijt^ole (1 h. >/a; 1705 m.; gîte), et du Fia Siibra (','4 li. ; 1910 m.). Il y a encore de là 8 h. d'ascension d'abord pénible jusqu'à la crête (2815 m.) entre les vallons de Subra et de Rioufred. puis '•'i^ d'h. jusqu'au sonimet du Montcalm (H080 m.), que précède une cheminée et qui consiste en un plateau, avec une petite source. Vue trts vaste s'étendant à TO. jusqu'aux cimes neigeuses des Hautes-Pyréuccs et à l'E. jusqu'au Canigou. mais en partie masquée au S. par le pic d'Estax ou Pique d'Egfats (3111 m.), à la cime iluquel on parvient, du Montcalm. en ^/^ d'h.
Le chemin de fer traverse le Vicdessos et continue ;i remonter la vallée de l'Ariè<;e.
102 kil. Ussat-leS-BïdnS. -- HOtels: il des Bains .i- du l'arc, sur la rive dr., près du grand établissement (80 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 2.50 et S, p. dep. 6, oinn. 25 c); H. Modèle ou Cassagne /Ils, rive dr. (meublé; 45 ch. dep. 2 fr. .ÏO) ; Verge, plus loin à dr. (50 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 6.50, omu. 50 c.} ; H. de In Renaissance (ouv. toute l'année), de France, sur la rive g., plus près de la station ; Menville (meublé), rive dr.. au delà de l'établissement, ouv. toute l'année. — Maisons meublées. — Bains, 70 c. à 1 fr. 50: douches, 60 c. à 1 fr. — Petit casino à côté de l'hôtel des Bains et café près de là. — Télégraphe pendant la saison.
Ussat-hs-BaitiJi (485 m.), qui doit son nom à Ussat-h-Vieux, village voisin de la rive dr. de l'Ariège, est un hameau connu par ses eaux thermales bicarbonatées calciques très abondantes (39°5), que fournit un lac souterrain dans les rochers qui bordent la vallée. Elles sont surtout sédatives et efficaces dans les maladies des femmes et les maladies nerveuses. L'établissement tJiennal principal se trouve sur la rive g. de l'Ariège, au delà d'un petit parc, qui est la seule promenade de l'endroit. Sur la rive g., en de<,'à de la station à l'arrivée, les thermes Ste-Germaine, puis les bains St-Vinfent. Saison du !«■■ juin au 15 septembre.
A ','j h. d'Ussat. la grotte de Lombrives (590 m.), dont on aperçoit l'entrée dans la montagne de la rive g., en face de la gare; c'est une des
Srincipales de la contrée. S'adr. au fermier, en face de la gare; 1 fr. .50; urée de la visite. 2 b. '/... La grotte. longue de 4 kil.. se compose d'une série lie chambres à divers niveaux, communiquant entre elles par d'étroites galeries. H y a des stalai'tites, des ossements et un petit étang.
La vallée s'élargit ensuite un peu. — 109 kil. Les Cabaniies (hôt. d'Espagne; . A dr., le château de Gtulanes, de 1750, sur une
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colline, et, dans le lond d'un vallon, le/'icrfe Ries (2590 m.). Pont et petit tunnel. A g., le pic de St-Barthéleniy (v. ci-dessous) et, sur un rocher (940 m.), les ruines pittoresques du château de Lardât (xiiie et xiv" s.). On traverse l'Ariège. — 1 15 kil. Luzenac-Garanou (587 m.; carrière de talc), d'où une route de 15 kil. mène au col de Marniare (p. 453). Pic de St-Barthéleniy, v. ci-dessous. — Trois jionts sur l'Ariège et trois petits tunnels. Puis la halte de C'astelet.
124 kil. Ax-les-Thermes. Hôtels: f!icre, à l'établissement du Breilh (ch. dep. 2 fr. 50, rep. 3.60 et 4, p. dep. 7.50); de France ou Boyé, av. Théophile-Deloassé, avec le.staur. ((iO ch. dep. 3 fr. ,50, rep. 1.25, .8.50 et 4, p. dep. 8.50, omn. 1); de la. Paix, av. Adolpho-Autliier (.S5 fin. dep. 3 fr., rep. 3 et 3.50, p. dep. 8). — Beaucoup à' appartements meubUg. — Bains, 80 c. à 1 fr. V5; étnvex, 1 fr. 25 et 1 fr. 50; douches, 90 c. à 1 fr. 75; huvette, 15 c.; réductions du 6 sept, aii 24 juillet. -• C'a«/«o. -- Postes et télégr., av. Tliéoph.-Delcassé. - Si/nd. dHnitiative, à la mairie.
Ax-les-Thermes (716 ni.) est une vieille ville de 1624 hab. (en 1911), bien située, au confluent de trois torrents. C'est une station thermale tranquille, célèbre par ses eaux sulfurées sodiques, (\f]i\. connues des Romains, comme l'indique son nom, dérivé A''Aqvœ. — La température est variable; les soirées sont généralement fraîches.
Ax ne possède pas moins de (U sources, dont les baux, comme celles de Luchon et de Cauterets, oflreut une grande diversité dans leur température (25 à 78°), leur composition et leur emploi. Ces eaux, fréquentées par les Méridionaux, sont utilisées en boisson et en bains, surtout dans le traitement dos rhumatismes, des maladies de la peau, de la scrofule et des catarrhes, et elles servent même aux usages domestiques. Il jaillit des sources un peu partout, et l'on suppose que la ville est en quebiue sorte hàtie sur un réservoir d'eau minérale bouillante, comme Carlshad en Autriclie (eaux sulfatées sodiques).
Ax a quatre établissements, alimentés chacun par un groupe de sources: le Coidoubret, à g. au fond de la place de ce nom, où l'on arrive en montant l'avenue Théophile-Delcassé, qui vient de la gare (10 min.); «Le Modèle», au bord du torrent qui longe cette place à dr.; le Breilh, un peu plus loin, place de ce nom, dans la cour ombragée de l'hôtel Sicre (v. ci-dessus), et le Teich, de l'autre côté de la ville, où conduit directement la rue du Coustou, au fond de la place du Breilh. — ^ Il y a un joli parc derrière le Teich et plus haut quelques ruines, où l'on a érigé une Vierge (vue).
L'hôpital, place du Breilh, a été fondé en 1260 par St Louis, pour des soldats lépreux. L'église St-Vincent, près de là, est dédiée à St Udaut, «vainqueur d'Attila, martyrisé à Ax en l'an 452». — Belles vues des hauteurs voisines.
Chemin de fer transpyrénéen, v. p. 453.
Excursions. — Pic Saquet ou Tittc de VOiirs (2259 m.), au S.-O., 5 h. 'I2, facile et recommandé, au moins comme promenade jusqu'au plateau de Bonascre (1370 m. ; fontaine), à 2 h. 1/4 de la ville, par le pont du génie. 1 h. 1/4 plus loin, le chalet forestier de Mavseille (IfifiSm.; fontaine), jusqu'où l'on peut aller <à cheval, et encore 2 h. de là au sommet, d'où la vue est très belle. Au retour (3 h. V2)i o" peut passer près d'une source, par les trois fermes de Razerqiie et le *>pont d'Espagne», à 1 kil. en amont d'Ax.
Pic de St-Barthélemy (2349 m.), au N.-O. d'Ax; fi h. de Luzeiiac, où l'on se rend en chcm. de fer (9 kil.; v. ci-dessus). Excursion facile et
i;ii()s['It.\i,I';t. v.,r.^«i-t- iv.u.v). 453
rfi'iiiiiiiiaiiilt'i'; k»>'I*^'< <'•' I>uzi'niii;, 10 fr. - He Luzenac, on iiioiitc au N., par lAinliit (1 li. ; 875 m. ; rliàtoan, v. p. ■InS), i\ Arint ('/a li-). «lui a hir- ('■plisi- roniaiio remarqualdc. Un cht'inin pierreux, laisHant A ^. le ravin (lu Sniiqmt, mène ensuite, en 1 II. '/21 ^ la graiijie Surrudn (IIHO m.), il'ou il y a encore ,S h. jusqu'au sommet. Le pic de St-Bnrtht-lemi/ est renommé pour son panorama, qui s'étend du pie du Midi de Bitrorre au Canipou, et de.s montajcnes d'Andorre aux i)laines de Toulouse. Dans les environs, quelques petits lacs, surtout Vétaiig du l)i(thle. au nord.
Pic de Tarbézou (23tit; m.), à l'E., 5 h., excursion également faeile et rei'ommandée, en partie par une route de rhars et un ehemin muletier ((ui passe à Ahcoii (l kil.), à l'ane. forge d'Ascou (7 kil. : 1092 m.), aux granges de Moiitmija (10 kil. 5) et à la métairie del Féré (VI kil. h; Ml;) m. d'alt. ; fiîte et rafraîeli.), à 3 h. '/•.■ d'Ax ; là, on laisse A fj. le ehemin qui mènerait en h h. '/4 iiux tiains de Careanièros (3(i kil. 5 d'Ax; p. 458), par le col de l'ailhrreu (1 li. "... : 1072 m. ; ealiane-abri), et l'on monte direi'tement en 1 h. '/■.> an sommet du Tarhézou. Vue superbe. Des granges de Montniija. on gravit le pie moins péniblement par la rive dr. du torrent qui y descend et en tournant ensuite au nord.
b'Ax à Quillan: .").l kil., route de voit, desservie entre Beleaire et Quillan par des omu. autom. (deux fois par j., trajet en 1 b. •V4; 3 fr.). - La route monte au X. y-At Sorgeat (â kil. ; Kliô m. d'alt.) et le col de C'hioida (10 kil.; 1135 m. d'alt.; belle vue) et rejoint au col de 3Iarina!-e (12 kil.; 1355 m. d'alt.) à g. une route venant de Luzenae (v. p. 452); elle descend ensuite A l'E. par Pradex (15 kil.; 1240 m. d'alt.; gorges de la Frau, v. p. 450) et lielcairc (25 kil. : !^95 m. d'alt. ; hôt. Bayle), en rejoignant A g. la route de Fois (v. p. 450), à env. 5 kil. en de^;A de Quillan (p. 457).
D'Ax à Axât, au N.-E., par le col del Pradel (3 b. 3/4) et la vallcc du Kibentji, qui est très pittoresque jusqu'à Jo</COT/ (4 h. du col); excursion facile et recommandée d'une journée: voir p. 459-458.
P\iy de Carlitte (2921 m.; p. 474), au S.-E., par l'FIospitalet ou Porlé (v. ci-dessous) et le lac Ixinnux (v. ei-dessous); deux jours (un jour de l'Hospitalet ou de Porté), avec un guide. Il vaut mieux faire cette ascension des Esealdes (9 h. d'Ax; v. p. 474). Descente au N.-E. A Formiguères (p. 458), en 4 b. >/ji "u au S.-E., par le réservoir des Bouillouses, à Mont-tiOuis (v. p. 472), en 6 h.
D'Ax à Bourg-Madame : 55 kil. ; serv. autom. du !"■ mai au 30 nov., une fois par j. (deux fois du l«r juillet au 20 oct.), 9 fr. (3 fr. jusqu'à l'Hospitalet); voit, publ., 7 fr. Chem. de fer transpyrénéen projeté d'Ax à Ripoll (p. 474), eu construction sur le territoire français (v. ei-dessous). — r La route franchit l'Oriège dont la vallée reste à g., et remonte au S. la belle vallée de l'Ariège, d'abord étroite et rocheuse, plus loin bien boisée. Plusieurs ponts. — 8 kil. Méreng (1055 m.: hôt.), qui a des sources sulfureuses thermales (34 à 48^) à peu près inexploitées. — 15 kil. Pont de Sailletig, sur un torrent de la rive dr. ; cascade et source sulfureuse froide.
18 kil. L'Hospitalet (148t; m. : hôt. Soulé, déj. 4 fr. café compris), village près duquel se trouve l'entrée N. du tunnel du transpyrénéen en constr. (usine électr.), qui doit franchir le faîte des Pyrénées sous le col de Puymorens (v. ci-dessous; 5400 m. de longueur). De l'Hospitalet, on peut faire l'ascension du /«/?/ <^^ Carlitte (v. ci-dessus): redescendre jusqu'au pont de Saillens et monter à l'E., en 3 h. 'I^, vers le col de Béf:i7ies (2S50 m.), au N.-E. des pics Pédrour (2831 m); on descend de là, en 1 h. env., au lac Laiiour (2175 m. ; cabane), le plus grand des Pyrénées françaises (84 hect. ; 3 kil. de long, 500 à 600 m. de large et 44 m. 50 de prof.), et il y a encore 3 b. d'ascension jusqu'au sommet du pic.
La route de Bourg-Madame décrit trois lacets (env. 6 kil.), dont le troisième, d'où se détache à dr. la nouvelle route d'Andorre (v. p. 454), l'écarté brusquement de la vallée de l'Ariège; les piétons raccourcissent par un sentier bien marqué. — 28 kil. Vol de Pui/morenu (1918 m.), sorte de plateau où règne souvent un froid vif; maison cantonnière servant de cantine et de refuge. - La route redescend en lacets. - 35 kil. 5. l'nrte (MMl^m. ; aub. Michcttc; relais), d'où se fait aussi, en 6 h., l'ascension du puy de Car-
454 IV.H.70. C.p.seH. L'ANDORRE.
litte, p;ir la gurye de Fontiive» et le lao Lauoux (3 h. ; p. 453). • - La route .suit le <;our.s ilu Carol et passe dans un petit défilé, dominé à dr. par le.s ruines de la tour Cerdune (xi" s.), qui (.'ommandait jadis l'entrée de la Cerdagne (v. p. 473), et à la sortie duquel se voit à.dr. l'entrée S. du tunnel mentionné p. 45.S. — .S7 kil. 5. Porta (1509 m. ; auh.), d'où se fait, en 4 h. '/ai l'ascension du ync de Campcardos (2914 m.; très belle vue). Puis on aperçoit les deux totirs de (Jarol ou plutôt Querol (xin« s.), d'aspect fort pittoresque. — 42 kil. Courbassil. En aval, le barrage du canal de Puycerda, construit en 1318. — 46 kil. La Totir-de-Carol (1240 m. ; aub. Pélégry), beau village où on laisse à dr. le Carol et un chemin qui mène à Puycerda (p. 473) qu'on aperçoit plus loin à dr., sur une hauteur. Belle vue sur la Cerdagne (v. p. 472). — 49 kil. Eiiveitf/ (1263 m.), qui a une église intéressante. La route tourne plus loin au N. pour descendre dans la vallée de la -Baowr. Belle vue. — 52 kil. Ur (1196 m.), où on laisse à g. la route dos Escaldes (4 kil. ; v. p. 474), traverse la Raour et tourne au S. pour en longer la rive gauche. On croise le chemin neutre de Llivia (v. p. 47,S).
— 55 kil. Bourg-Madame (p. 473).
D'Ax à Andorre: 65 kil., dont 40 kil. de route jusqu'à Soldeu, et le reste en chemin muletier. [In guide n'est pas nécessaire, s'il fait l)eau, mais il peut servir d'interprète; on paie 15 fr. par jour, de l'Hosj))talet, pour un homme et une monture, plus la nourriture du premier et le pourboire. Dans tout l'Andorre, on ne trouve généralement que de modestes auberges souvent malpropres, où l'on aura soin de faire prix d'avance.
- - Jusqu'à V Hospitalet (18 kil.), v. p. 453. La nouvelle route de l'Andorre se détache de celle de Bourg-Madame, à 7 kil. de l'Hospitalet et atteint au bout de 6 kil. la frontière au Pas de las Casas (31 kil. d'Ax; 2075 m. d'alt.). — 34 kil. Port de Fray-Miqiiel ou col d' Eii-Valira (2^50 m.), d'où la vue embrasse toute l'Andorre. La route, ravinée, descend dans la vallée de la Valira et atteint Soldeu (40 kil. : 1860 m. d'alt.; aub.), premier village andorran, à 25 kil. d'Andorre.
Le chemin muletier d'Andorre faisant suite à la route, continue à descendre la vallée de la Valira, dont les rochers polis attestent l'existence des anciens glaciers, et passe à Canillo (1 h. ''/4: 1579 m.; aub.). la chapelle de Notre-Dame de Mt'ritxell (1540 m.: pèlerinage: fête le 8 sept.), la Masquera, Encamp (2 h. ; 1359 m. ; hôt. Oros, simple mais bon) et, au delà d'une gorge sauvage, à las Encaldas (1 h. ; 1105 m. ; aub. : Francisco Plà, Antonio Font), riant village où il y a .30 sources thermales sulfureuses, dans une vallée qui est déjà plantée d'oliviers et de tabac. De las Escaldas, on remonte en 40 min. à Andorre.
Andorre-la- Vieille ou Andorra hiVella (1085 m.; aub. : Juan Arajol, Calonès; postes, télégr. et téléph. ; guides) est un village de 600 hab.. qui n'a un peu d'importance que comme chef-lieu de la souveraineté du même nom. 11 est bien situé, au pied de VAnclar (2327 m.) et au-dessus d'une plaine fertile et pittoresque, mais il est mal bâti et n'a guère de curiosité, à part les mœurs primitives de ses habitants et l'organisation de son gouvernement, que sa vieille église romane (xii» s.), aux jolies sculptures sur bois, et son laodeste palais {casa de laVall; xvi«s.). avec une façade aux fenêtres inégales et une tour percée de meurtrières. Le palais sert aux réunions du ('onseil général de la souveraineté, dont les membres peuvent y loger, eux et leurs montures, et c'est en même temps le palais de justice, l'hôtel de ville et l'école. On y visite surtout la salle du conseil, toute primitive et entourée de bancs de chêne, la petite chapelle, qui a un tableau offert par Félix Faure, et la cuisine, avec une cheminée monumentale. Les archives contenant les privilèges de la république, entre autres des documents datant, dit-on, de l'époque de f'harleraagne et de Louis le Débonnaire, se trouvent dans un placard à six serrures. — Prés d'Andorre, la tour mauresque de Carol.
La souveraineté des vallées neutres d'Andorre est un petit Etat sous la suzeraineté de la France et de l'Espagne, dans un pays montagneux mesurant 24 kil. du N. au S. et une trentaine de l'E. à l'O., d'une superficie de 600 kil. carr., et qui ne compte que. 5231 habitants. Un tradition eu
LA SEO-DE-URGEL. <-'., p. 363. IV. B. ro. 455
fait remonter l'oripiiie il Louis le Débonnaire, qui aurait accordé l'autonomie au val (l'Andorre en reoonnaiBsance du secours que celui-oi lui aurait prêté dans la guerre contre les Maures. De fait, c'est une anc seigneurie oui resta indivise entre les évêques d'Urgel (Espagne; v. cidessous) et les comtes de Fois, puis la France, de 1278 à ITitS, et qui se trouve à peu prés affrancliie des deux souverainetés depuis la Révolution. Le gouvernement français per(,'oit un tribut de SMîO fr. par an, l'évêque d'Urgel en perçoit -ItiO. Le service des postes et télégrajjlies est français, la monnaie espagnole, la langue catalane. — L'Andorre est gouvernée par un conseil de 24 membres, 4 pour chacune des six paroisses, lesquels nomment comme président nn syndic général. De leur côté, le gouvernement français et I'évê(iue d'Urgel nomment chacun un «viguier» ou vicaire, le premier à vie, le second seulement pour trois ans. Ce sont les viguiers (|ui exercent le pouvoir, chacun par l'intermédiaire d'un >vbayle», conformément aux us et coutumes du pays. — Les Andorrans ont encore des mœurs patriarcales. Le droit d'aînesse existe toujours chez eux; chacun est soldat à ses frais; l'impôt est basé sur le revenu, et l'instruction publique est gratuite. Ils se livrent à l'élève du bétail et surtout à la contrebande.
I>'A^uoKRE A LA Seo-de-Urgel : 2« kil. au S., en 4 h. ^/4, par un mauvais chemin muletier. On descend la vallée de la Valira. d'al)ord sur la rive <lr., par Santa Coloma (1050 m.), puis sur la rive g., où est Sa)i JiiUà de Loria (7 kil.; 940 m. d'alt.; aub.), dernier village andorran, qui est de temps immémorial un repaire de contrebandiers. On franchit ensuite le torrent iVAtii-irla et, à 12 kil. d'Andorre, la frontière esi)agnole, et l'on continue à descendre la vallée fertile île la Valira. par Ânserall (750 m.l. sur la rive droite. — La Seo-de-Urgel ou Ja Seo (705 m.: hôt. : Juan Pallarès, dit Llabreta; Andria) est une vieille ville d'env. 4000 hab., siège d'un évêché depuis 840, qui a bien conservé le caractère des cités espagnoles du moyen âge. aux rues étroites et aux maisons à arcades. Belle cathédrale romano-goth. du xi« s., avec cloître de l'époque. - 5.S kil. de la Seo-de-Urgel à l'vycerdu (p. 473), par un chemin muletier remontant la vallée du Sègre, aux gorges nombreuses, et traversant la Cerdagne espagnole (v. p. 472), par les bains de Su7i Vicente (15 kil.). Martinet (27 kil. ; 990 m. d'alt.), Bellver (30 kil. ; aub.), avec un vieux château, où .SOOO Français repoussèrent en 1794 l'attaque de 12 000 Espagnols, et Btiliir (44 kil.). — De la Seo-de-Urgel à Cardona et Barcelone, V. Es-pagne & Portugal, par Bsedeker.