De Narbonne à Perpignan
lU kil. Trajet en 1 h. à 2 11. 15. Prix : 7 fr. 15, I fr. S."., ?, Ir. 15.
Narbonne, v. p. 318. On suit un instant la direction de Cai'cassoune et contourne la ville à gauche. — 9 kil. Mandirae. La voie longe plus loin, à g., le canal de la Robine et passe entre Vétang de Bayes et de Sigea7i (p. 318), à dr., et Vétany de Grir'tssan, à g., le premier de 18 kil. de long sur 3 à 6 de large, le second de 12 sur 3 eu moyenne, et communiquant par deux passages avec la Méditerranée, qu'on voit ensuite longteni])s. — 10 kil. Gruîssan- Tournehelle. Les hauteurs à dr. sont les Corbières (p. 317). — 17 kil. Ste-Lurle. Ensuite, à g., des marais salants.
22 kil. La Nouvelle (hôt.: du Commerce; St-Michel, 20 eh.; d'Italie, 16 ch. à 2 fr., rep. 2.50 et 3), à g., ville moderne de 2292 hab., avec uu port sur la Méditerranée, au débouché de la Robine et sur le chenal de l'étang de Bages et de Sigeau, qui a plus de 2 kil. 5 de long avec ses jetées. Son importance actuelle est duc à ses relations commerciales avec l'Algérie et à rimporfatiou du soufre de Sicile, trituré et distillé sur place dans des usines spéciales. Il y a des bahi-s de mer vers l'extrémité du chenal, à env. 1500 m. de la ville. Ligne de Lézignan (Corbières), v. p. 317.
Le chemin de fer passe ensuite tout près de la mer, en longeant à dr. Vétang de Lapalme, dont il traverse à la fin le débouché (bains de la Franqui, v. ci-dessous). — 27 kil. Lapalme (hôt.).
33 kil. Leucate-la-Franqui. Leucate, à 3 kil. au S.-E., est probablement d'origine grecque; on y a érigé en 1899 un monument, par Ducuiug, à Françoise de Cézelly, qui défendit le pays contre les Espagnols, en 1589. Au delà du village, le cap Leiicate (59 m.), ainsi appelé à cause de ses rochers blancs. Au N.-O. du cap, à 1800 m. de la gare (tramw. -omn. en 12 min., 50 c), se trouvent les bains de mer de la Franqui (hôt. Excelsior, 180 ch. dep. 3 fr., rep. 3.50 et 4, p. dep. 9.50), avec un parc et des villa.s. — Puis ou longe encore à g. et traverse en partie Vétang de Leucate ou de Salées, qui a env. 15 kil. de longueur et 6 kil. de largeur moyenne (5710 hect.). — 37 kil. Fitou.
l'Klîl'KiNAN. f., 7'. •''■''•'• /!'. /^rl^ 4(;i
•K; kil. Sains (liôl. de lu Doiailfi, ville di- •Jd").') iiali., (|tii iloit son iioiii ;i (li'iix smirci'S .salines des environs, et anc. plaee forte dont il reste le rluiU'an (à dr.i, hâti par Charles-Quinl et converti en |>onilrière. Salées est déjà dans l'anc. province du Jimmsilluit et récolte un des vins l)lancs les plus estimés, le «niacabeu».
\iii voie, qui s'est beaucoup écartée de la nier, traverse une plaine assez éleiulue et très fertile, où l'on t'ait, grâce aux iriifijations, deux et tnênic trois récoltes par an, au moins du côté de l'erpiji:nau. !,es l'\rénées se montrent a dr. par-dessus les dernières ramilications des Corliières (p. .'517), suitout le massif imposant du Canij^ou (p. 4(59). (M) traverse à Kivesaltes le larj;e lit souvent à sec de VA(/li/.
;")() kil. J^iresaltes (liôt.), à j>;., ville de fjGOT liab., renommée pour son vin muscat.
Li^ne de Curcassoiiiic ii;ir C^uillan, v. R. 71. Voit, pulil. pour Tuoliaii (massif dos Corliières), v. p. 317, Truinway de Perpifciian, v. p. 4(54.
A l'erpiirnan, encore une rivière presque à sec en été, la Tet.
64 kil. Perpignan. — HOtkls (omn. ao c par pers. et par colis, la nuit .")0<'.): (Iniiiil-IIôti}. i|iiai Sadi-Carnot et rue Lazai-e-Rscarguel lît; r>h. dep. 2 fr. jO, rep. 1.50, :i et 3.50, p. dep, 10..50) ; H. de la Loge. plai'e de ce nom, avcM' restaur. (3B eh. dep. 3 fr., rep. 1.25, 3 et 3.50. p. dep. lu); n. (In Nord é du l'etit-Parin, rue Fout-Froide, 2, près de la i-athèdrale, bon (70 eh. de 2 fr. .50 à 3.50, rep. 75 c., 3 et 3.50, p. dep. 7.50); //. de France, quai Sadi-Carnot ; H. Central, place Arago, avec bon restaur. (rep. 3 f r. et 3.50) ; II. de la Poxt-e it- de la Perdrix, rue Fabriques-Nabot, 5 (3'" eh. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 8.50).
TitAMWAVs KLECTRUiCEs : lie la gare à la Loge, 10 e. ; de St-Martin au faubourg du Vernet, 15 c De Perpignan à Canet, Thuir, Rivesaltes-Baixas et au Barearès, v. p. K>1.
Postes et tkléukapiibs, rue de la Po.ste.
Syndicat d'initiative, bureaux provisoires à la maison Fourcade-Ablilard, quai Vauban, en face du Palmarium (p. 462). — C'iiih du Canigoii, siciétè de tourisme, rue îles Abreuvoirs, 7.
P'^iplynan (24 m.) est une jolie ville de 39.")10 hab. (en 1911), anc. capitale du BoiissUlon, auj. chef-lieu du départ, des Pi/rénées- () rie ut aies, siège d'un évêché et anc. place forte déclassée en 19(13, sur la rive dr. de la Tet, à 11 kil. de la Méditerranée.
L'importance de Perpignan, amoindrie toutefois de nos jours, date du XII" et surtout du xiii' s., époque où les rois de Majorque eurent ici leur résidence. Le royaume ayant cessé d'exister, Perpignan lit retour k l'Aragon, auquel elle avait été cédée par le dernier de ses comtes, en 1172, et elle resta tidèle \\ ses nouveaux maîtres jusque vers le milieu du xvii« s. Louis XI, l'ayant assiégée lors de ses démêlés avec le roi d'Aragon, ne s'en empara qu'avec peine, en 1475, et François I" n'y put réussir en 1542; mais un siècle plus tard, le gouverneur espagnol ayant violé les privilèges de la ville, Richelieu, qu'elle appela à son secours. l'annexa aéfinitivement à la France. Néanmoins, par suite du voisinage et de sa longue dépendance de l'Espagne, Perpignan a plus qu'aucune aatre ville de la frontière le caractère espagnol,
La vieille ville, enserrée jadis de fortitications, se compose d'un véritable dédale de petites rues étroites. Par contre, la ville neuve, qui s'élève sur l'emplacement des anciens remparts, est percée de larges artères. De la gare, on suit le tramway qui traverse la
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Basse, affluent de la Tet, pour atteindre en 10 min. env. la plafp Arago, que décore une statue de Fr. Arago, le célèbre astronome (1786-1853; v. p. 460), bronze par .\. Mercié (1879). A g., snr une terrasse recouvrant la Basse, le café du Palmarhim : à dr., le jjalais de justice (xix^ s.).
La rue d'Alsace-Lorraine, à dr. à Textréniité opposée de la place, laisse à g. le quai Sadi-Carnot, qui se termine au Castillet (v. cidessous), et mène, avec la rue suivante, à la place de la Loge. La Loge (esp. «lonja», marché couvert;, anc. bourse, est une construction originale de la lin du xiv« s., maintenant en partie occupée par la mairie et un café. I^'extérieur offre un singulier mélange des styles ogival et mauresque; la cour a des arcades romanes.
Ou continue d'ici tout droit, par la rue St-.Tean et la place Gani-i betta, anc. place d'Armes.
La catliédrale, f^t-Jean, à l'extrémité N.-E. de la place, est le principal monument de Perpignan. Sa fondation remonte à 1324, au règne de Sanche, deuxième roi de Majorque, mais le sanctuaire ne fut terminé que vers la fin du xv^ s., durant l'occupation française. La nef, entreprise seulement au xvi« s., est précédée d'un porche du xvii^ s. On remarquera la cage de fer de la tour, du xviii* s.
L'iNTÉRiETR, qui est souilire, se distingue par les proportions hardies de sa nef unique, qui a 70 m. de long, 18 m. 30 de large et 27 m. 25 de haut, comme par la décoration de ses autels, d'une grande richesse, dans le goût espagnol. Les chapelles de la nef attirent d'abord l'attention par leurs retables, aux sculptures maniérées et surchargées de dorure, particulièrement ceux de la 4e, de la 1^ et de la 8« chapelle de gauche. Derrière le maître-autel, un *refable en marbre blanc, de li)20, présente des scènes de la vie de St Jean et d'autres scènes et figures bibliques, etc., par Soler, de Barcelone. Dans le croisillon de g., se voit le tombeau en marbre de Louis de Montmor (m. 1695), premier évêque français de Perpignan. Une chapelle qui s'ouvre sur ce croisillon, à g. du chœur, renferme encore un retable très curieux, eu bois peint, du .\v<! ou du xvi« s. Enfin, l'on remarquera aussi le buffet de l'orgue et des peintures murales dans les chapelles. — A côté du portail latéral de dr., une chapelle gothique qui présente à l'extérieur deux curieux bas-reliefs.
De la cathédrale, on arrive au N., par la rue Bartissol (à g., le nouvel hôtel des postes et télégraphes), à la belle et grande promenade des Platanes, avec ses quatre rangées de magnifiques arbres et où se donnent des concerts. Un monument commémoratif y a été érigé aux victimes de la guerre de 1870-1871. A côté, un jardin public avec plusieurs sculptures: «Temps futurs», bronze par Belloc (1895); «Montanyes régalades», grand haut-relief en marbre par R. Sudre (1910); «Harmonies» et «la Musique», hautl'elief et groupe par le même.
La promenade aboutit, du côté opposé, au CaMillet, construction massive eu briques, à créneaux et à coupole, élevée en 1368 et restaurée au xix« s., isolée dequis la démolition de l'enceinte (v. p. 461). A côté, \a. porte Notre-Dame, de 1481.
Revenu, par la rue Louis-Blanc, à la place de la Loge, on con-
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liniie tout droit |iar la luc tlt-s IMarchands, puis h >^. |»ar celle des Trois-.Iournécs et à dr. par la rue de rAri^entiérc et la rue .).-.!. -Rousseau, qui conduit à la place de la Répvbliqne, occupée par un marché couvert. A l'K., se trouve le théâtre, à dr. duquel on passe, pour tourner à dr. et arriver h la yj/ore Rùjnud, où se voit la statue en bronze, par G. Faraill (1890), du peintre Ilijncinthe Kiyauil ^1 659-1743), orij^inaire de Perpif^nan.
Suivre, dans la même direction, la rue Emile-Zola, au bout de laquelle se trouve à j;. l'anc. rnii'ersité, vieil édilic(ï qui renferme le niiisée et la bibliitthèntie de la ville (33 200 vol.). JjC musée est public les dim., jeudis et j. de fête de 1 h. à 5 h. (du 1<"' nov. au 31 mars, de midi à 4 h.) et visible aussi les autres jours (concieriije, àdr.'l. Catalogue (1885), 50 c. Conservateur, M. Jacques Blanquer.
REZ-iiE-CH.xirssÉK. — Dans les trois sai.i.es i>k r,., des dessins, nii plan en relief do la zone frontière des Pyréuées-Oriontalos .in snooiif, par A:éma (1887), ot des moulages. — Dans la l"' saixk dk i>k., coiiies et talpleaux d'attriliution douteuse. -- II» sai.i.e: à dr., 1, Higatid. Iicau portrait du cardinal do Rouillon ; Iti, attr. à Ziirbarav . fSt l''rant;c)is d'Assiso; li. ntir. à Darid. son portrait; s. n", Rigiii/d. le Olirist expirant; 18, attr. à Xtittin-, Louis XV; lit, attr. à Droiiaix, I.ouis XVI: loi. Varntta. Vierjro; (!.5, Ingn.t. portr. ciu due d'()rk'ans; IKî, éc. du l'iriiijiii. la Vierpo aveu des saints et un donateur; s. n", Duimat, Contreliandier araffonais; 194, P. Sn'hi. Oonclior do soleil dans l'île de Plot; Rigniid, 71. son portrait (1727), 70, le Olirist expirant (1C96), (iO, portr. du cardinal de F'Ienry; bustes, par Faraill, David d'' Angers (Arago) et Oliva.
Il" KTAOE (trois salles): suite de la peinture.
Au n» 12 (à dr.) de la rue Font-Neuve qui (ait suite à la rue Emile-Zola (v. ci-dessusi, se trouve le lai/séuin d'histoire natarelle, ouv. les jeudis, dini. et j. fériés de 2 h. ;'i 5 h. (du 15 cet. au 15 mai, de 1 h. à 4 h.), l'n peu plus loin, :i dr. :t l'extrémité de la rue, la citadelle, oii l'on ne peut entrer san,s autorisation spéciale, et où il n'y a du reste à peu près rien de curieux ;\ voir. Le dunjon est l'ancien château des rois de Majorque, tout transformé; la chapelle, qui sert d'arsenal, a conservé son portail roman, précédé d'arcades gothiques. Belle Vue sur les Pyrénées.
A l'une des extrémités de l'esplanade qui précède la citadelle, Véglise-Ste-Marle-la-Eéal. anc. église des Augustins, du xn" s. (très sombre). — La rue Petite-la-Réal, qui longe cet édiiice. ramène :i la place Rigaud (v. ci-dessus). L:\, on prend la rue à dr. dans l'angle opposé, pour aller à la rue de la Main-de-Fer, qui a, au n" 8, une maison bâtie vers 1508, en briques et en pierre, curieuse par ses sculptures. Tournant enfin à g., puis à dr., on se retrouve bientôt à la Loge (p. 462).
Dans le faubourg non loin de la gare, s'étend, sur lo bord di' la Tôt, la promenade de la Pépinière, moins belle et moins ombragée que la promonade des Platanes (p. 4tî2). 11 s'y trouve un observatoire météorologiquo et magnétique. — Au S.-O. du môme faubourg, près de la voie, un haratt et la promenade de la funtaiiie d'Amour.
Do Perpignan à Port-Bou (Barcelone), v. R. 73; à Villefravche-de- Cnii fient, ifont-Louis et Piiycerda, R. 74; à Amélie-les-Bains et à la Preste, R. 75.
Bœdeker. 6.-0. de la P'rance. 9« édit. 30
464 I\'.R.-:s. a.,p.H63. ELNE. De IVrpignan
i 1«? u-^r7"'!>*''^ ^nt'"''^'- ,^^ ''''•' ^ ^'^■' tra'nway, t. le» h. en semaine, WJ! '' ''•n'%'^;'"-' 70 «•', ail et ret. 1 fr. 05, dép. ',1e la promenade des Platanes. On laisse a g., a 5 kil., Castel-RougsiUmi, hameau que sisnalo de om une tour de 20 m. de haut, du xii« s. Sur son emplacement f'" levait autrefois la ville de ^«sc»io, plus tard RomLino e.t RomseilUo, d ou est venu le nom de Romstllon donné au pays. Annibal y obtint des Craulois le libre passage à travers la contrée; Rusdno était alors près de la mer, a l'eiubouchure de la Tet. - Le tramway va jusqu'aux bainl jie mer de Canet (hôtels), 2 kil. au delà du village de ce nTm sur Ze belle plage sablonneuse. A env. 2 kil. au S. du village et à 1 kil. au
^o VJ-,*- îl"°■^ "^ ^'■°"''® V étang de Cawt ou de St-Nazairc, qui a plus de 4 kil. .T de long et 1500 à 2.500 m. de large.
De Perpignan au Barcarés (Rivesaltes, Baixas): 23 kil. au N -E • tramway par Pza (10 kil ) où se détache un emhranch. sur Rivesalte'. ?« 1 -i' ^'x^^ll ®* ?,««-'^,«« (11 kil. ; p. 4H0), et par St-Laurent-de-la-Salann„e (18 kil. ; ho ), vil e de 4390 hab. - Le Barcarés («Port de St-Lauren U de la nouvelle carte au 50 000e; hôt.) est un petit port, avec une belle plage et des bains de mer fréquentés, à env. 2 kil. au S.-E de l'étant de Leucate (p. 460). oi^iig
De Perpignan a Thuir: 16 kil. au S.-O. ; chera. de fer départ, par Joulougesidkû.) - Thuir (hôt.), ville de 3226 hab., avec des Tb ■ iqKes de poteries et la fabrique de liqueurs Violet frères, est située au pied des Aspres, petites montagnes s'élcvant à 800 m. entre la plaine du Roussilion et le Uanigou.