De Perpignan à Port-Bou
(Barcelone).
, ,. ^-IJ^''- ^ ^'f^"'' ^'*'' intéressante. Trajet en 55 min. à 2 h. 40. Prix • 07 f h Jji '^^'J ^''•y^- '' Jjmx'à Barcelone: 211 kil.; 5 h. 20 à 8 b.j Il tr. 15, 20 tr 15, 12 fr. 95. Se munir de monnaie espagnole si l'on doit passer la frontière (v. p. 365). Vue surtout à gauche.
Perpignan, v. p. 461. La ligne d'Espagne, continuation de celle de Narbonne, laisse à dr. celle de Villefranche-de-Confleut (R. 74), puis passe sous un aqueduc construit par les rois de Majorque et sur le Réart. — 10 kil. Corneilla-del-Vercol. — Belle vue à g. sur Elne.
14 kil. Elne (buvette; hôt. Batlle, 10 ch. de 2 à 4 fr., rep 1 3 et 3..50, p. 6 à 8), ville déchue de 3525 hab. (eu 1911), avec des restes de fortifications, en partie sur une petite colline d'où l'on a une belle vue. La mer, maintenant éloignée de plus de 5 kil., s'avançait jadis jusqu'à, la ville.
Elne est VlUiberis des anciens, cité importante des Sardons, sous les murs de laquelle Aunibal campa après avoir passé les Pvrénées (218 av. j.-L.), que Constantin nomma Oastrum Helenx (plus tard Edena) en mémoire de sa mère, et où fut assassiné l'empereur Constant (350 apr. J.-O.). tlle a été rumee par les Maures au vm^ s., par les ^Tormands au xie par les rois de France au xm» et au xv» s., et remplacée, comme eveché, par Perpignan en 1602.
L'anc. cathédrale Ste-Eulalie, à l'extrémité E. de la colline, où l'on monte à g. de la rue principale, est un édifice roman commencé au xi« s. et modifié aux xiv et xv» s. Elle a une façade crénelée fort simple, du xn^ s., flanquée de deux tours carrées moins anciennes, celle de dr. en pierre, celle de g., la plus récente (xv<^ s.), en briques. On ne manquera pas de visiter le petit *cloltre dii
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mênie style, en marbre blanc, îles ix'^-xi* s., restauré au xix'"s.; il se trouve à g. de la nef, mais on y entre [lar la mairie. Outre les eolimnes et leurs eiiapiteaux, on y remarque des bas -reliefs encastrés dans le mur de dr., des inscriptions, une pierre timibale lautre dans l'église» et trois beaux sarcophages anciens.
D'Elne à Véret, AméUe-les-Bnins et In Preste, v. R. 75.
La voie traverse ensuite le 2'ech. — 16 kil. l'alau-deL-Vidre.
Do Pali4u-<li'l-Vi<in' se fait t-ii 4 li., au S., l'.ii-i'iTision du Netiloti» {Mhl m.), sommet de la cliaîiie dos monts Albères, iiu) s'rterid au S. (lu Teeli, formant l'extrême ramitiratioii V.. des Pyrénées et la frontière du Ronssillon en même temps que celle de la Krame. On passe par le village de Ixiritque ^7 kil.) et par le col df. l' Ouït lut {dS» m.; cabane-abri; source^, joli endroit entièrement aménagé par un berger du pav.«, nommé ManeK
22 kil. ArgeUs-sur-Mer (hôt.), ville de 2837 hab. (en 1911), (|ui est maintenant à 2 kil. de la côte (belle plage). On se rapproche (le la mer; à dr., les monts Albères (v. ci-dessusi. Tunnel.
27 kil. Collioure (hôt. de la Gare ou Vve Paré, simple», l'antique Caucd IKlIjcris, petit port de 3137 hab. (en 1911), dans un site pittoresque, sur une baie en amphithéâtre. On descend directement de la gare ;i une place ornée d'un buste du général Berge (1779-1832». et l'on tourne à g. pour arriver nu port, qui n'a d'importance que pour la pèche. Il y a là un vieux château servant de ca.serne. Au S.-E., la ville est dominée par l'anc. fort St-Elme, principal reste de ses fortifications, construit au xxi" s., sous Charles- Quint, et par les ruines de la vieille tour de la Madeloc, au sommet d'un piton rocheux (belle vue). Sur la hauteur à laquelle la ville est adossée au N., le petit fort Miradoux, près duquel on a également une belle vue. — Bon vin du Roussillon. Commerce de liège. — La curieuse procession nautique qui, chaque année, avait lieu dans la soirée du 16 août, est supprimée depuis 1903. — La route de Port-Vendres i2 kil. 5», longeant la ciJte, est fort belle.
On passe sous un deuxième tunnel, de 840 m.
30 kil. Port-Vendres (hôt. du Commerce, sur le quai, 60 ch., rep. 3 fr., 8 à 10 fr. par j., omn. 25 c), le Portus Veneris des Romains, petite ville de 2972 hab. (eu 1911j, avec un port assez considérable, à la fois marchand et militaire, l'un des plus sûrs de la Méditerranée. Sa rade est vaste et peut recevoir des navires de très fort tirant d'eau, car elle a jusqu'à 13 m. de profondeur. Les paquebots rapides de Cette à Alger y font escale (v. p. 326». La ville est à g. du port. Il y a de modestes haiiis de mer sur la rade en face de la ville. Du même côté, le cap Béar (35 min.; 203 m.), avec un phare de l^"" ordre, d'où l'on a une belle vue; en de(;à, un fort.
Quatre autres tunnels avant la stat. suivante. On a jusqu'à la frontière de magniliques échappées de vue sur la Méditerranée, lorsqu'elle n'est pas masquée par des brouillards, comme cela arrive au printemps et en automne.
466 IV.R.7:s. a.,p.36H. 1îANYU(>S-SIjR-MER.
35 kil. Banyuls-sur-Mer (hôt. : Roussillonnais, 20 ch., rep. 2 fr. 50 et 3, p. 7; des Bains & de la Plage, sur la mer, 20 cli., p. 7 fr. 50), ville de 3111 liab. (en 1911), célèbre par ses vins, les meilleurs du Roussillon. L'er/Ztse, moderne, renfernie une Vierge par Oliva, sculpteur pyrénéen. Sur la place publique, une pyramide élevée en 1894 en mémoire de la défense du col de Ranyuls contre les Espagnols en 1793. Banyuls est situé sur une petite anse de la Méditerranée, où sont des bains de mer agréables; son climat est renommé pour sa douceur, même en hiver. Près des bains, ;ï env. 10 min. de la ville, vers l'extrémité S. de la baie, se trouve un laboratoire de zoologie maritime, dit laboratoire Arago, avec aquarium, qu'on peut visiter. — Dans l'anse de las Elmas, un sanatorium pour enfants.
De Banyuls, wnc nouvelle route mène par la côte à Cerbère (v. ci-dessous ; 2 h. '/2 3 pififl); elle est surtout belle à parcourir vers le soir, quand le soleil est derrière la montagne. — On pourrait continuer à pied jusqu'à Port-Bou (v. ci-dessous), par un sentier de montagne franchissant la crête (buvette) et offrant une vue merveilleuse sur la mer et la côte espagnole.
Puis un tunnel de 1222 m., deux belles anses rapprochées l'une de l'autre et un petit tunnel.
41 kil. Cerbère (buffet-hôtel, 8 ch. à 3 fr., rep. 3 et 3.50, bon), dernière stat. française, sur l'anse du môme nom et à 1 kil. 5 du r.ap Cerbère, qui marque, depuis l'antiquité, la frontière entre la France et l'Espagne. La gare est sur un haut remblai avec mur de soutènement à deux étages d'arcades. — Route de Ranyuls, v. ci-dessus.
La voie passe ensuite, par un tunnel de 1090 m., sous le col des Balistres (260 m.), et court sur le territoire espagnol.
43 kil. Port-Bou (buffet; douane), où la ligne de Narbonne- Perpignan se raccorde avec celle de Barcelone (211 kil.). Changement de train pour cette dernière, la voie espagnole étant plus large (v. p. 369). On passe à Fiyueras (70 kil.), où aboutit la grande route qui descend du col du Perthus (v. p. 475).