‹ Le sud-ouest de la FranceChapitre 23 sur 164 · XXXIV GEOGRAPHIE · texte numérisé non relu

XXXIV GEOGRAPHIE

St-Béat, Caunes, Castéra-Verduzon) sont particulièrement renommés. On trouve du kaolin aux environs de St-Yrieix.

Les sources minérales abondent dans le Sud-Ouest; on se bornera ici à rappeler les plus fréquentées: Vichy, Bourbon-l'Archanibault et Néris (Allier) ; Châtelguyon, Royat, la Bourboule, le Mont- Dore, St-Nectaire, Châteauneuf (Puy-de-Dôme), Chaudesaigues et Vic-sur-Cère (Cantal), Bagnols (Lozère), Evaux (Creuse), la Roche- Posay (Vienne), Miers (Lot), Trébas et Lacaune (Tarn), Barbotan (Gers), Dax, Gamarde, Eugénie-les-Bains (Landes), Canibo, Salies, Eaux-Bonnes et Eaux-Chaudes (Basses-Pyrénées), Bagnères, Gazost, Cauterets, St-Sauveur, Barèges etCapvem (Hautes-Pyrénées), Barbazan et Luchon (Haute-Garonne), Ax, Aulus, Lsson et Ussat (Ariège), Alet, Coursan, Ginoles, Rennes etCarcanières-Escouloubre (Aude), Amélie-les-Bains, le Boulon, Molitg et le Vemet (Pyrénées- Orientales), Balaruc et Lanialou (Hérault).

Industrie. — L'industrie française embrasse tous les genres et occupe environ un tiers de la population. Longtemps en grande partie sans rivale, elle a perdu de son importance, parce que la main-d'œuvre est maintenant plus chère en France que dans les pays voisins, que les tarifs douaniers lui sont en partie défavorables et que les moyens de transport sont relativement trop coûteux. Toutefois, depuis quelques années, l'industrie française tend à se relever notablement (à citer surtout l'industrie automobile). Elle est toujours sans rivale pour tout ce qui demande de l'art et du goût plutôt que du métier. L'industrie de luxe par exemple (articles dits de Paris) reste florissante.

Parmi les centres industriels que renferme le Sud-Ouest, il faut citer en première ligne, pour le fer, les forges et usines métallurgiques de Montluçon et Commentry (Allier), Decazeville et Cransac (Aveyron), Fumel (Lot-et-Garonne), Bruniquel (Tarn-et- Garonne), Labouheyre (Landes), le Boucau (Basses-Pyrénées), Pamiers et Tarascou (Ariège), Quillan (Aude), Cette (Hérault); pour le zinc, Penchot et Viviez (Aveyron). Il y a une fonderie de canons à Ruelle (Charente) et des manufactures d'armes à Châtellerault et Tulle.

Parmi les industries textiles, il faut citer les tissages de chanvre et de lin de l'Indre (Saint-Gaultier, le Blanc, Argenton, Villedieu) et du Maine-et-Loire (Cholet). L'industrie de la laine est particulièrement développée dans le Sud-Ouest, qui comprend, comme principaux centres: Châteauroux, Romoraiitin, Parthenay, Thouars, Pons, Tonneins, St-Antonin, Mazamet, Bédarieux. Lodève. Rodez, St-Geniez-d'Olt. Carcassonne, Lavelanet.

Clerniont-Ferrand est un centre pour le raoutrhouc ; Limoges pour la jjorcelaine; Montluçon, Carmaux et Albi pour la iTr>"fT/<'; Angoulême pour la papeterie; Châtellerault pour la coutellerie : Niort et Millau pour la ganterie • Saint-.Tnnien et Graulhet pour

ECO-NOMIQLE. XXXV

la mégisserie ; Mamines, Castres et Narbonne pour les profhiits chimùpies; Aubusson pour les topis; l5ourf^aneuf pour la chapellerie; Rochefort et Bordeaux pour les roiistructioiis 7iavnlfs.

Parmi les industries alimentaires, il faut citer les pâtes et conserves de Bordeaux, les confiseries de Niort, Clerniont-Ferrand et Agen, les comestibles de Rutfec, lirive, Périgueux, Figeac et Nérac, les minoteries de Moissae; les eaux-de-vie de la Charente (Cognac) et du Gers (Armagnac); on fabrique du fromage un peu partout, mais ceux du Puy-de-Dôme (St-Xectaire, Ambert), du Cantal et de l'Aveyron (Roquefort) sont particulièrement renommés. Il y a dans le Sud-Ouest un grand nombre de brasseries; les plus importantes sont à Moulins, Châteauroux, Mende et Nérac.

Commerce. — Le commerce de la France, à la suite de crises répétées qui en ont ralenti l'activité, reste aujourd'hui plutôt stationnaire. Le commerce intérieur échappe à peu près à tout contrôle et ne peut être évalué d'une manière précise; on a calculé qu'il devait être au moins décuple du commerce extérieur. Le commerce extérieur comprend surtout, comme importation, les matières premières nécessaires à l'industrie, la houille, le fer, les matières textiles. L'exportation ne comprend guère que des produits fabriqués (objets de luxe, confections lines, modes, carrosserie automobile, caoutchouc manufacturé, parfumerie, bijouterie, verres et poteries; et des objets d'alimentation (vins, fruits de table, fromages et beurres, sucre raffiné, huiles); elle est toujours inférieure à l'importation. Le commerce extérieur s'est chiffré en 1909 par 5972 millions de francs pour l'importation et 5511 millions de francs pour l'exportation. Les principaux pays avec lesquels la France fait commerce sont: l'Angleterre, l'Allemagne, la Belgique, les Etat.s-Unis.

Plus des deux tiers du commerce extérienr ont lieu par mer, mais les transports se font plus par la marine étrangère que par la marine française. Marseille et Nantes sont les seuls ports où la marine française ait un trafic supérieur; au Havre, elle n'a pas la moitié. Toutefois, depuis une vingtaine d'années, la marine marchande française semble vouloir se relever; elle comptait en 1911 2317 navires jaugeant 1103803 tonneaux, se plaçant ainsi au 6« rang dans le monde, après l'Angleterre (12 millions de tonneaux), les Etats-Unis (5 millionsi, l'Allemagne (2322000), la Norvège (1 451000) et le Japon d 126300).

Il y a à l'intérieur de la France un réseau de voies navigables de 12 076 kil., dont 7230 en fleuves et rivières et 4846 en canaux. Toutefois, le Sud-Ouest est assez pauvre eu canaux; en dehors du fameux ranal du Midi (242 kil.i. de Cette à Toulouse, complété de Toulouse à Castets par le canal latéral à la Garonne, on ne peut citer que quelques canaux côtiers dans la Charente-Inférieure et la Vendée.

Page 1