I- R- 3. PARTHENAY
354 kil. St- Loup- sur -Thouet (hôt.), bourg qui possède un château remarquable du xyii» s., avec un donjon du xv* s., et de curieuses maisons des xv« et xvi« s. — On suit toujours la vallée du Thouet, assez belle et en partie boisée. — 361 kil. Gourgé. Viaduc sur le Thouet avant Parthenay, qu'on voit d'abord à g., puis à droite.
371 kil. Parthenay (163 m.; buffet; Grand-Hôtel, anc. Tranchant, boul. de la Me i lie raye, bon, 30 ch. à 3 fr., rep. 1, 3 et 3.50), vieille ville de 7155 hab. et chef-lieu d'arr. des Deux-Sèvres, dans un site pittoresque, sur une hauteur escarpée de la rive dr. du Thouet, qui en fit une place importante du Poitou dans les guerres avec l'Angleterre, au moyen âge et même encore plus tard.
L'avenue de la Gare aboutit au boul. de la Meilleraye, à l'entrée de la vieille ville. Là s'étend à g. la place du Drapeau, décorée d'un groupe en marbre (le Pain) par A. Lefeuvre (1886). On longera cette place à dr. pour prendre la rue des Ecoles.
L^église St-Laurent, de ce côté, est le principal édifice de la ville; en partie romane et en partie goth., elle a un clocher moderne à la façade et une tour du xii« s. sur la croisée. L'intérieur, à trois nefs (la principale voûtée en calottes), a été bien restauré.
Prenant ensuite à g. de la façade, on descendra la Grande-Rue (vieilles maisons) qui aboutit à la petite place de l'Hôtel-de-Ville; près de là, la porte de V Horloge, du xv« s., au delà de laquelle sont le palais de justice, qui est moderne, et Véylise Ste-Croix, du xii» s. (clocher du xv« s.). Elle a des voûtes en demi-berceau aux bas côtés, en berceau à la nef centrale, et en coupole à la croisée. Au chœur, une timide croisée d'ogives. Derrière le maître-autel, les tombeaux restaurés d'un seigneur de Parthenay et de sa femme, du xiv« s. — Plus loin, à dr., les restes de Notre- Dame-de-la- Couldre, l'anc. église du château; on y remarque surtout un riche portail du xii« s., à quadruple voussure.
Puis les ruines du château (1202-1226), trois tours, sur une sorte de promontoire, d'où l'on a une belle vue sur la vallée du Thouet, avec le viaduc du chemin de fer et la porte St-Jacques, à droite. On descendra par là. La porte, flanquée de deux tours et couronnée de mâchicoulis (xm* s.), est surtout remarquable du côté de la rivière, où elle précède un pont offrant également une jolie vue. La rue Delavault-St-.Tacques, qui remonte de là vers le centre dans la direction de la place du Drapeau, est des plus curieuses par ses vieilles maison.^ de bois (xv« s.).
Le boul. de la Meilleraye, dans la partie de la ville opposée à la place du Drapeau, descend à la rivière en longeant les anciens remparts, des xn«-xine s. (à g., dans la caserne de gendarmerie, l'anc. église des Cordeliers, du xiii« s.). Plus loin, le jwnt Xeiif, d'où l'on a une jolie vue sur la vieille ville.
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liens, pratique». NIORT. I- R- 3. 37
A 2 kil. au 8.-0. de Partlieuay, Fart/ienay-le-VuMx, célèbre par une ane. église abbatiale, du xii° s., auj. di-Haflectée. On remarquera aux tympans des aroatures de la façade, à g. Constantin à cheval, à dr. Samson sur un lion. — A 10 kil. env. au .S.-E. de Parfhenay, se dresse le Terrier lie St-ilartin-dii-t'uiiUloiix {ili m.), point culuiiiiaiit des Deux-Sèvres, qui offre un *iuimeuse panorama.
Ligne de Nantes à J'oitiiTS, v. R. 6.
De Pauthknay a St-Laths: -13 kil.; oh. de fer à voie étroite; 2 h. 35; 3 fr. 30 et 2 fr. 20. ~ Hkil. Htcondigny (hôt. Allard), ville de 2»(;2 hab., sur le Thouet, avec une belle église du xu' s. - - 30 kil. L'Abgie. La voie tourne au sud. — 43 kil. St-Laurs, v. p. 69.
De Parthe.vay a St-Maixesï: 43 kil. ; ch. de f. k voie étroite; 2 h. 25; 3 fr. 40 et 2 fr. 25. — 8 kil. La MeiUerai/e-Beauiieu. A g., les ruines du château Je la MeilJenn/e. du xvii« s. — 25 kil. Ménigoiite (hôt. des Voyageurs), bourg sur la Yonne, qui a une jolie église collégiale des xiv« et XV» 8., des restes d'une abbaye du xii« s. avec cloître, et une élégante chapelle du milieu du xvi« s. Hanxay (p. 83) est ù 5 kil. ii l'E. de Ménigoute. -- 43 kil. St-Maixent, v. p. 83.
On quitte la vallée du ïhouet et on traverse la Gâtine, pays accidenté et boisé, analogue au Bocage (p. 70), auquel il fait suite à l'est. — 382 kil. iSt-Farduuj:, ville de 2072 hab. — 386 kil. Mazières-Ven'uyes, stat. desservant Mazièren-en-Gûtine, à 1 kil. à rO., et Verruyes, à 3 kil. au S.-E. A 4 kil. au S.-O. de Mazières se trouve St-Marc-la- Lande, avec une collégiale St-Antoine, coniniencée en 1508 et restaurée en 1898. — 396 kil. Champdeviers- St-L'hristophe. ('hampdeniers, à env. 3 kil. au N.-O., a une église romane de la lin du xj'' s., mais remaniée au xv« s., avec une crypte sous le chœur. — 401 kil. Cherveux ; château remarquable du XV* s. On traverse plus loin la Sèvre Xiortaise. — 406 kil. Echirt- St-Gelais. A env. 3 kil. à dr. sont les ruines imposantes et pittoresques du château du Couldray-fSalbart, du xiii« s. Il reste encore six tours de la partie principale. — En arrivant à Niort, on voit à g. la ligne de Poitiers.
415 kil. Niort. — Bon bufiTet (déj. 3 fr., dîn. 3.50, repas à 1.50).
Hôtels: *du Ruitdn-de- Bourgogne (pl.a, B3), rue Victor-Hugo, 38 (50 ch. dep. 3 fr., rep. 1, 3 et 3..=>0. p. dep. 8, omn. 50 c.) ; de France (pi. c, B 3), place du Temple, 11; — des Etrangers (pi. b, B3), rue des Cordeliers, 8; de la Brèche (pi. d, B4), place de ce nom.
C'Arts: C'aillet, place de la Brèche; Xational, rue Ricard.
Voitures de place: 1 fr. la course, 2 fr. l'heure; le double la nuit. — Taxi-avtos: 75 c. jusqu'à 600 m., puis 10 c. par 200 m.
Postes et télégraphes (pi. B4), rue Dupin.
Ni(rrt (28 m.) est une ville de 23329 hab., chef-lieu du départ, des Deux-Sèvres, sur la Sèvre Niortaise.
Passée à l'Angleterre avec les domaines d'Eléonore d'Aquitaico (v. p. 7), la ville fut prise et reprise plusieurs fois dans la guerre de Cent-Ans, la dernière fois par Du Guescliu, en 1372. fille eut aussi à souffrir des guerres de religion, pour s'être montrée favorable au calvinisme, ce qui n'empêcha pas les protestants de la ravager de fond en comble et de détruire sa belle cathédrale St-Audré, quand ils reprirent la place aux ligueurs, en 1588. L'industrie principale de Niort est la peausserie, et il s'y fabrique beaucoup de gants. Spécialité de confiserie d'angélique. Niort a vu naître Mme de Maintenon (Françoise d'Aubigné, 1635-1719), qu'épousa Louis XIV.
38 I- R- 3- NIORT. Musée lapidaire.
De la gare, la rue de la Gare, puis celle du 14 Juillet (2» à dr.), conduisent à St-Hilaire (pi. C4), grande église de style roman, construite de 18G2 ;i 1865, sur les plans de Segrétain, de Niort.
8e diriger, à dr. en sortant de St-Hilaire, vers la vaste place de la Brèche (pi. BC 3-4), précédée de ce côté par un beau petit jardin, orné de plantes exotiques et de statues: de g. à dr., Persée et la Gorgone, par Marqueste (br.) ; Caïn maudit, par Guilbert; Achille, par Lafrance ; Apollon du Belvédère, bronze d'après l'antique ; Giotto enfant, par Ciiervet; la Somnolence, ])ar Leroux; Suivant de Bacchus, par Guglielmo (br.). Il y a ici concert dans les soirées d'été.
La place de la Brèciie descend vers la vieille ville, dont ou aperçoit les deux autres églises, 8t-André (v. ci-dessous), à dr., et Notre-Dame (p. 39), à gauche. La rue Ricard, qui s'ouvre dans l'axe de la place, laisse à g. celle des Cordeliers et la petite plac; du Temple; elle aboutit à la rue Victor-Hugo (pi. B 3), anc. rue des Halles, la plus importante de Niort. Vers l'extrémité, au fond de la cour du n" 19, se voit la maison de Candie (pi. 2, B3). des .xv«-xvi«s., où la légende faisait naître Mme de Maintenon (v. p. 37).
Revenant au milieu de la rue Victor-Hugo, on prend à g. la rue Mathurin-Berthonié qui monte au prétendu ^a/a/s d' Eléonore (pi. 15 3), l'ancien hôtel de ville. L'édifice actuel, flanqué de petites tours rondes et couronné de mâchicoulis purement décoratifs, a été construit i)ar Berthomé en 1520-1535, sauf son bell'roi plus que médiocre, qui est de 1694 et de 1839; il a été restauré de 1881 à 1885. Il renferme le musée lapidaire et archéologique, public les dim. et jeudi de midi :'i 4 ou 5 h. et ouvert t. les j. ;iiix étrangers. L'entrée est à dr. et le concierge demeure à proximité, place du Pilori, 13. Catalogue du musée lapidaire, de 1912, 50 c.
Rkz-dk-chausske. — l''" salle (collection lapidaire): tombeaux des xi«, XII', xiii" et xve s. ; statue inutilûo de Richelieu (daii.s le coin il dr. en entrant); au milieu, statue de La Tréniouille (v. p. 9i); pierres tombales, inscriptions nicrovin}i:iennes et carolingiennes, antiquités romaines, bornes inilliaires, sculptures de la Renaissance, moulages. — 2» S(Ule (suite): sarcopliages, sculptures diverses.
1"' ÉTAGE. — f" salle: eotfret à bijoux à incrustations florentines, du xV s. ; urne cinéraire gallo-romaine; belle cheminée; monnaies, médailles et sceaux, petites antiquités ; armes mérovingiennes trouvées dans la Sèvre ; armes des xiii'^-xvi'" s. ; objets provenant de touibeaux mérovingiens; portr. de Mme de Maintenon d'après Ferdinand. — 2o salle: mosaïque arabe; reproduction du tumulus de Bougon (Deux-Sèvres) et objets trouvés dans ce tumulus; collier gaulois eu or; porcelaines de Sèvres, faïences de Parthenay et d'Oiron ; silex; beau tabernacle en bois sculpté et doré (xvn" s.).
St-André (pi. B 2), où l'on arrive en continuant par les rues Yvers et Vieille-Rose, est une belle église reconstruite au milieu du XIX'' s., sur les plans de Segrétain, dans le style du xv« s., avec deux clochers à flèches en jjierre (70 m.). A l'intérieur, peintures par L. Germain et Lecoq d'Arpentigny.
.\u \. de l'église, se trouve le jardin des plantes (pi. B 1~), sur le versant d'un coteau qui domine la Sèvre Niortaise. (^n y a de jolies vues (le la vallée, et il est décoré de qquelues sculptures.
Notre-Dame. NIOKT. I. R. :t. 39
Du jardin des plantes, plusieurs petites allées en pente rapide descendent au bord de la Sèvre, qui n'a plus d'importance, par suite de son enlisiMueut ^v. p. r)()-51^. Son port, qui a fait la prospérité de la ville au xiii^" s., coninuwxait alors inèiue avec Londres. Le quai de la Kejrratterie, à «j;.. ramène vers le centre, jusqu'à l'extrémité de la petite rue du Pont (v. ci-dessous).
Pur K's ponts en face de la rue du Pont, on accède au fauliour;; de la rive dr. de la Sèvre où se trouve Vég/ist' St-Htienne (pi. A 2), éditice ■ moderne assez original, dans le style goth. du xiu"' s. La rue Gamhetta et les l'ontx-Main, décorés d'un huste de Mai» (1777-1800; pi. 1, A3), par Poisson (.1903). ramènent sur la rive gauche.
La rue du Pont (v. ci-dessns), qui a de vieilles maisons des .vv«-.vvi« s., mène aux halles (pi. A 15 3), où l'on a l'occasion de voir dans la matinée les pittoresques coiffes poitevines. A côté est le donjon (pi. A3), reste du château bâti vers 11(50 par Henri Plantagenet et composé surtout de deux grosses tours carrées flanquées de tourelles rondes à créneaux et mâchicoulis. A l'intérieur (s'adr. au concierge), un petit musée de vieux costumes du Poitou: belle vue du sommet. Sur la place du Donjon, le iiiontuitenf de A. Hlcurd (1828-1876j, avocat et homme politi([ue, de Niort, buste eu bronze et deux statues symboliques par Baujault (1880).
Au delà du donjon, la préfecture (pi. A3j, de 1828, avec les Ar<-hii'eii,ih 1893; puis le palais de justice.
Devant la préfecture, la rue du même nom conduit à Vhôtel de ville (pi. A3), somptueuse construction moderne (1900), de style renaissance, derrière laquelle se voit le clocher de
Notre-Dame (pi. A 3-4), l'église principale de Niort, bâtie de 1491-1540, et modifiée au xix^ s., où l'on a reporté le chœur à l'ouest. Les voûtes du chœur étant tombées en 1910, à la suite d'un éboulement, l'égli.se est actuellement réduite d'un tiers, mais doit être reconstruite. A l'extérieur, on remarque le clocher (75 m.), à l'opposé, avec une flèche en pierre entourée de clochetons au-dessous desquels sont des statues des Evangélistes. A l'intérieur, une belle chaire goth., les trois tombeaux des Parabère, le père, la mère et le fils, de 1684, dans la l""* chap. de g., et un tombeau moderne dans la suivante, une Adoration des Mages de Bon l'.oullogne dans la 4« de g., et des panneaux en tapisserie.
La (Trande-Rue-Notre-Dame. à dr. en sortant de cette église, mène à la rue St-.lean (pi. 15 3), où se trouve, au coin de la rue du Musée, dans les bâtiments fort ordinaires d'un anc. couvent,
le musée départemental (j)!. B3), peu important, bien qu'il compte |>lus de 200 tableaux; il est ouvert aux mêmes jours et heures que le musée archéologitjue (p. 38). Catalogue de 1H74 (avec supplément de 1891), 1 fr. Conservateur, M. de Saint-Marc.
KK/.-i>K-CHArs8fcE : débris lapidaires et vieilles tapisseries.-- Kscai^ikr: tioiseries peintes du style tiamaud, du xvr s., en mauvais état, représentant lies sujets bil>li>|ues, provenant de la chapelle clu château de la
40 I- R- 3. MELLE. -Ce PaHg
Mothe-St-Héraye. — Premier étage : collection d'histoire naturelle et bibliothèque.
Au 2« ÉTAGE se trouve la galerie de peinture dans deux salles à gauche. La 1™ n'a rien d'important. Dans la 2«, de dr. à g.: s. n", P. de Cortone, l'Hyménée; 37, éc. espagnole, St Augustin; 112, P. Mignard, portr. d'une princesse; 229, Yo7i, l'Eure à Acquigny; 35, Chintreuil , Clair de lune; 183, Rigaiid (f), portr. de la duchesse" d'Orléans; 31. éc. espagnole, la Patience de Job; 201, Avgnin, Matinée de septembre; ti, Griviou, le marquis d'Artaguictte ; 145, le Giierchin, la Vierge au livre ; 170, Bon Botdlogne, Résurrection de Lazare; 186, Ph. de Chavipaigne (?), portr. d'une religieuse; 185, Ph. Wouicerman, un Camp; 214, Sicard, un Accident; 203, Boggs, le Port d'Isigny (Calvados); 3, Tocqtié, portr. de Marie Leczinska; 196, éc. franc., la Toilette de Diane; 17, J. Both, le Pont; 1, Raoïiv, portr. du peintre J. Restout; s. n", J. Brunet, Noce poitevine; 175, Vanloo, portr. de la comtesse de Lusignan; s. n", Egcudier, .Siège de Niort en 1569; s. n", Corot, paysage; s. n», Lansyer, le Donjon de Niort. Au milieu de la salle, moulages d'après l'antique.
En face du musée .s'élèvent l'école de dessin et la biblîothèqve publique (pi. B 3). — La rue St-Jean (n» 28, maison du xv« s.) ramène à la rue Victor-Hugo (p. 38).
De Niort à Bressuire (Nantes et Angers), v. p. 69; à Fontenay-le- Comte, p. 75; à Poitiers, p. 84-83; à la Rochelle et à Rochefort, R. 8 A.
De Niort a Ruffec : 83 kil. ; 2 h. 20 à 2 h. 35 ; 8 fr. 45, 6 fr. 25, 4 fr. 10.
— 6 kil. Aiffres, où la ligne se détache de celle de Bordeaux (v. p. 41).
— 23 kil. Celles-sur-Belle, k dr., avec une grande église du xvii' s. dans le style gothique.
33 kil. Melle (119 m.; hôt. Ste-Catherine), l'anc. Metallum, vieille ville fort curieuse de 2553 hab. et chef-lieu d'arr. des Deux-Sèvres, en partie sur une colline escarpée, où il y eut une mine de plomb argentifère exploitée dès le temps des Romains, et en partie sur la Béronne. Elle fait aujourd'hui un grand commerce de mulets et d'ânes.
La route qui descend de la gare rejoint la route nationale de Limoges qui monte au sommet de la ville eu la contournant. On voit bientôt à dr. *St-Hilaire, belle église du xn« s., d'un ancien prieuré de bénédictins, à trois nefs en berceau brisé, plus hautes de voûte que le chœur; le déambulatoire, très étroit, est voûté d'arête, et le chevet se termine par cinq absidioles; la façade 0., à pignon, flanquée de deux tourelles, comprend deux étages d'arcades; au côté N. se voit un porche richement sculpté surmonté d'une statue équestre de Constantin dans une arcatnre; sur la croisée s'élève un clocher carré. A l'intérieur, où l'on descend par 19 degrés, on remarquera les jolies fenêtres (deux par travée) des murs de la nef, séparées par des faisceaux de colonnettfes, et les beaux chapiteaux sculptés des piliers.
La route de Limoges débouche sur le vaste champ de foire; près de là à dr. commence la Grande-Rue, qui passe devant le palais de justice, du xve s. (dit à tort l'évêché), agrandi au xix» s. Derrière, l'anc. église St-Savinien, du xi^ s., sert de prison; derrière encore, Vhôtel de riUe, précédé d'un square (jolie vue) avec le buste de l'agronome J. Biijaiilt (1771-1842), par Roulleau (1889); à dr. de l'hôtel de ville, une porte du xviii" 8. encastrée dans le mur. A l'autre bout de la ville, au delà du champ de foire, Yéglise St-Pierre, du xii» s., est également intéressante pour les archéologues; elle a, couime St-Hilaire, trois nefs en berceau brisé, un transept à coupole sur trompes, un clocher carré et de beaux chapiteaux sculptés; mais il n'y a pas de déambulatoire. On remarquera à l'extérieur les motifs très variés qui décorent les trois absidioles.
De Melle à St-Mni.rent, v. p. 84.
38 kil. Maziires-St-Romans. A 2 kil. au S.-E. se trouve un château moderne avec la belle tour de Mehétrrd, du xv» s. On remonte ensuite la vallée de la Boutonne, affluent de la Charente. - 50 kil. Chef Boutonne (p. 15). 83 kil. Ruffec (p. 1.5).
à Bordeaux. ST-JEA\-D'ANGELY. /• «• 3. 41
m. De Niort à Bordeaux.
2(K.t kil. juxqu'À la fjarf St-Joaii (v. p. 105). Trajet en 3 h. 40 à 4 h. 15. Prix: 2ti fr. 80. 16 fr. 10. 10 fr. 5.'). De Niort à Sainte»: 77 kil.; 1 h. iO env. ; 7 fr. 85. 5 fr. 80, S fr. 80.
Pa-ssé Niort, la lij;ne ilf Hordcaiix est moins intéressante. Elle tourne au S.-E. et lai.s.se à dr. celles de la Rochelle (R. 8A) et de Bressuire iFontenay-le-Comte; v. p. 69). — 421 kil. (de Paris). Aijfres. Ligne de RuH'ec, v. p. 40. — 426 kil. Fors; 431 kil. Marigny ; 435 kil. Beauvoir-sur-Niort ; 438 kil. Prissé-la-Cliarrière. — ^445 kil. ViUenmve-la-Comt4;sse, ùg., où il reste une belle tour d'uu ancien château. A 9 kil. au S.-E.. Dampierre-sur-Boutonne, avec un château des xv«-xvi*s. — 451 kil. Loulay. — 457 kil. Ije Pin-St-Deiii^. Puis, à dr.. St-.Tean-d'Angély.
464 kil. St-Jean-d' Aiigély 30 ni.; onin.40c.; hût. : de France, rue des Jacobins, t)on, 20 ch. à 2 fr., rep. 2.50 et 3; des Voyageurs, place de l'Hôtel-de-Ville, mêmes prix), ville de 7087 hab. et cheflieu d'arr. de la Charente-Inférieure, sur la rive dr. de la Boutonne, qui y forme un petit port. Elle est d'origine fort ancienne (gaul. Anyeriat'utn), mais doit son développement à une abbaye de bénédictins, détruite en 1568 par les calvinistes, qui avaient fait de la ville une de leurs places principales. Elle fut prise l'année suivante par le due d'Anjou (Henri III) et en 1621 par Louis XIII. qui lui retira ses franchises et ra.sa ses fortifications.
En prenant ù g. de la gare, puis à dr. pour traverser un faubourg, on passe devant le jardin public, où s'élève depuis 1909 le monument du poète André Lcmoyne (1822-1907) par Poisson et Peyronnet, et l'on entre en ville par la rue Matha. En appuyant plus loin à dr. par la rue de la Grosse-Horloge, on arrive à la tour de ï'Horloye. porte goth. du xv« s. La rue de l'Hôtel-de-Ville, à dr. en deçà, passe au marché et aboutit à une grande place où se trouvent Vhôtel de ville, belle construction de 1882-1884, le palais de justice et la statue de Jieynaud de St-Jean-d' Anyély (1760- 1819), homme politique et père du maréchal de ce nom, bronze remarquable par lîogino (1862). Sur la place, se voient encore la caisse d'éparyne et une curieuse halle à arcades, dite salle municipale. La rue des Jacobins, un peu plus bas à g., ramène à celle de l'Horloge. Plus loin daus cette dernière rue, la jolie fontaine du IHlori, de 1546. De là on irait tout droit par la rue tJambetta à la place du Minage, où se trouvent le marché et la poste, mais il vaut mieux prendre à g. pour aboutir directement, par la petite rue du Collège, aux restes de Vabbaye. Le collège lui-même en faisait partie. Ce qu'il y a de plus curieux, c'est une façade d'église inachevée, avec deux grosses tours du xvm*^ s Derrière, un pilier et deux arcs-boutants de la grande église goth. du xiii*" s., transformés eu clocher, et l'église actuelle, dans les restes de la nef.
42 I- R- ^- SAINTES. ^''«*- pratique».
A 18 kil. de St-Jean-d'Angély, Aitlnay, sur la ligne de Chef-Boutonne et St-Saviol (v. p. 15).
De St-Jean-d'Angély à Surgères et Marans, v. p. 51.
De St-Jean-d'Akoki.y a Cognac: 46 kil., ligne sans importance poulie touriste. — 18 kil. Mathn (p. 19). La ligne de Cognac tourne alors au S. et traverse ensuite le l'ai/s-BuK qui produit des «cognacs» (v. p. 86). — 42 kil. Cognac-St-.Tacquen, stat. de faubourg apn';s laquelle on traverse la Charente. — 4(5 kil. Cognac (p. 85).
De St-Jean-d'Angély a Tailleboi-ko : 19 kil.; 30 à 45 min.; 1 fr. 85, 1 fr. '?•?>, 90 c. — Après avoir franchi la Boutonne, on laisse à g. la ligne do Saintes (v. ci-dessous). — 8 kil. Mazeray. — 13 kil. Graiidjean.
19 kil. Taillebourg (lî m. ; hôt. do France), toute petite ville, sur la ligne de Nantes à Bordeaux (v. p. t!2), connue par la victoire de Charlemagne sur les Sarrasins en 808 et par celle de St Louis sur les Anglais en 1242. Elle appartint à ces derniers en vertu du traité de Brétigny (1300) et leur fut reprise par Du Guesclin, en 1372. Elle a un château en ruine, sur un roclier qui se termine à pic du côté de la gare. On en voit peu de chose de l'autre côté, à moins d'entrer, avec une autorisation, dans le parc où sont les ruines. — Sur la rive g. de la Charente, subsiste une chaussée on maçonnerie, longue de 1250 m. et percée de 30 arches basses, où se concentra l'effort des combattants de 1242; elle date du début du xm' s., mais a été restaurée en 1610 et en 1852; elle sert auj. de remblai au chem. de fer de St-Porchaire. — Chem. de fer à voie étr. (17 kil.; 55 min.; 1 fr. 30 et 90 c.) pour St-Porchaire (p. 45).
La ligne de Saintes franchit la Boutonne et laisse à dr. l'anc. ligne par Taillebourg (v. ci-dessus). — 470 kil. Asnières, qui a une église du xiii« s. — • -175 kil. St-Hilaire-Brizainbourg. — 479 kil. Le Douhet-EcoyeMx. Le Douhet, à 2 kil. à l'O., possède une église romane du xii« s. ; restes d'un aqueduc romain et grottes préiiistoriques. — 484 kil. Fontcouverte (halte), où il y aussi des restes d'un aqueduc romain. On rejoint à dr. la ligne de Nantes et Rochefort (v. p. 62).
489 kil. Saintes. — Buffet. — Hôtels : du Palais (pi. c, C 2), square du Palais-de-Justice (34 ch. à 3 fr., déj. 2.50, omn. 50 c); des Messageries (pi. a, C 2), au bout de la rue de ce nom, à g. du cours National et près du pont (ch. 3 fr., rep. 2.50 et 3, omn. .50 c).
Voitures de place: course, 1 f r. ; heure, 2 fr. ; la nuit 1 fr. 75 et 3 fr.
Tramwav a vapeuk (ligne de Oémozac, etc.; v. p. 45): de H gare par l'av. Gambetta, le cours National et le eour.s Eeverseaux; arrêts de Saintes -Bassompierre, près du pont, et de Saintes -Ville, au cours Reverseaux (pi. B2); prix: 25 et 15 c.
Postes et télégraphes (pi. C 2), cours National, 30. — Bains, même cours, 8.
Saintes (11 m.), l'anc. Mediolanuni, capitale des Santones et plus tard de la Sainioni/e, est une ville prospère de 19025 hab., ciief-lieu d'arr. de la Charente-Inférieure, dans un joli site, sur la rive g. de la Charente. Elle fut particulièrement favorisée par les Romains après la conquête des Gaules, et c'est une ville très curieuse par les monuments romains et du moyen âge qu'elle a conservés.
De la gare, on prend d'abord à g. l'aveuue de la Gare, puis ;i dr. l'avenue (ianibetta, qui traverse le faul)ourg des Dames. La rue du Pérat, la 2*' ;i g. de l'av. (îambetla, conduit directement :ï *Ste-Marie-des-Dames, auc. éirlisc ahhaliiile tort .cmaniualile,
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Sf-Pifrrr. SAINTES. t- R- ■>■ 43
aiij. iluns l'eiict'inte d'uue caserne et qui sert tle magasin militaire; s'adr. au poste pour visiter. Elle a été consacrée eu 1047, et profondément remaniée de 1119 à 1134. On n'en peut voir que l'extérieur: une f'arade (xii* s.) richement décorée et, sur le transe|»t, un très beau rlni-her (id.; restauré), composé d'une tour carrée avec trois arcades sur clia(|ue face, et, au-dessus, d'un taml)our à douze arcades géminées, couvert d'un toit conique taillé en éeailies. — Il y a une autre église à l'entrée de la caserne, ISt- Palais, des xW et xiii*^ s.
Ou prend ;\ g., en sortant de la caserne, la rue de l'Arc-de- Triomphe ((ui mène à la place Uassompierre, en face de Varc de tridinplie (pi. 1, C2k Cet arc, placé Jadis sur un pont romain qui traversait la Charente à cet endroit, fut démoli en l.S4;{ et reconstruit sur l'emplacement qu'il occupe aujourd'hui. Erigé sous Til)ère [21 après J.-C.) en l'honneur de (Jermanicus, il a deux arcades en plein cintre, de 3 m. d'ouverture, et est décoré de pilastres et de colonnes engagées d'ordre corinthien.
A l'extrémité opposée de la place Bassompierre, s'élève la statue de Bernard Palissy (pi. 4, C2; 1510-1590), marbre par F. Talhuet (18C8).
Traversant le pont, on remontera le ronrs National, la principale artère de Saintes. A g., la rue d'Alsace-Lorraine, qui mène à i'auc. cathédrale, eu passant à dr. à Vani;ien érhevinaye, <le la Uenaissance, plus tard hôtel de villf, orné d'une tourelle; il renferme la /jiblintliAfpie (pi. C 2).
L'église St-Pierre (pi. C "2-3), anc. cathédrale, a été, dit-on, fondée par Charlemague, mais reconstruite en 1117, au xv« s. et à la fin du xvi« après avoir été détruite en 15G8 par les calvinistes. !ja grosse tour (72 m.) est toutefois du milieu du xv* s., sauf le dôme qui la couronne. Elle est soutenue par de riches contreforts ornés de clochetons: beau portail du style ogival flamboyant. La nef, où l'on descend par quatre marches, est d'aspect lourd, avec ses gros piliers ronds, sans chapiteaux, et ses voûtes surbaissées. Le transept a pour voûtes de petites coupoles l)vzantines, qui remontent à 1117.
Plus loin à, dr. est l'hôtel de mile actuel (pi. C3), où se trouve le musée des Beaux-Arts, qu'on peut voir en le demandant au concierge, de 8 h. '/., à 10 h. ' ., et de midi '/., à 4 h. '/•.•• Catalogue. 1 fr. Conservateur, M. Cii. Dangibeaud.
Il y a trois suites au l" étage. Les deux premières, à g., contiennent, avec quelques tahlt'aux, dessins et gravures, diverses antiquités isnrtout gallo-romaines) et des faïenres. La troisième, à dr., ou l'on 'litre par l'antichambre du cabinet du maire, contient une riche collection nuuiismatique (70U0 monnaies et médailles, surtout romaines), an milieu une vitr. de porcelaine de Sèvres, et des tableaux, de dr. à g.: .Ï2, lAtiigér, Knterremeut d'une jeune fille; .•)(;, Aviat. portr. du comte Iieuien-ier (le principal donateur du musée); 2(1, Ije Xdiii, le Joueur do vielle; 62, Wntelfi, paysage; 12, Béèrent rateii, marine; ItJ, /'. Bril,
44 1- R- 3. SAINTES. St-Eutrope.
Pyrarae et Thisbé; 30, Rigaud (?), portr. deVauban; 82, S.Vouet, Adoration des Mages; 83 (plus loin), Auguin, paysage; s. n", J. Bail, Marchand de poissons; 21, Woutterman, la Halte; 18, C. de Moor, portr. de feuiine ; 13, J. Briieghel et van Baie», la Terre; 7, éc. ital., Sacrifice d'Abraham; 20, van der Poel, la Basse-cour; 27, Le Sueur (f), l'Annonciation de la naissance de Samson à Manué et à son épouse; 6, le Primatice, Judith.
Plus loin, flans la même rue, se trouve un musée archéolog^ique (235 n°s), que fait voir aussi le concierge de l'hôtel de ville.
Il comprend deux salles, au rez-de-chaussée, la seconde n'étant qu'une conr vitrée comprenant surtout des fragments d'architecture et de sculpture, des fûts de colonnes, des cippes avec inscriptions, en particulier, n" 12, dans le coin de dr., l'épitaphe, fort curieuse pour les archéologues, du territorial santon Julius Macer; frise d'un théâtre romain; petite collection de paléontologie.
La rue de l'Hôtel-de-Ville, puis la rue Monconseil conduisent à la place Blair (pi. B3), d'où l'on a une jolie vue sur la vallée de la Charente; on traversera la place pour monter par les rues de la Bertonnière et St-François. Après avoir traversé le cours Reverseaux (v. ci-dessous), on arrive à
l'église St-Eutrope (pi. A3), de fondation très ancienne, mais reconstruite vers la fin du xi^ s. (consacrée par le pape Trbain II en 1096) et modifiée au xv'=, puis rebâtie après les guerres de religion, comme la cathédrale. On y remarque l'influence des styles auvergnat et languedocien. Le beau clocher, tout en pierre, est de 1480-1496. La nef primitive, qui occupait toute l'étendue de la place actuelle, fut démolie en 1803; celle d'aujourd'hui comprend l'anc. chœur et l'anc. transept. Il y a de curieux chapiteaux, et les bas côtés sont voûtés en demi-berceau. Le chœur actuel, du xv* s., a des statues modernes des apôtres sous des dais anciens. Sous l'église, une belle crypte romane du xi«s., une des plus vastes qui existent (36 m. de longueur, 14 m. de largeur), avec trois nefs et trois chapelles. Cette crypte est éclairée par des fenêtres et on y entre directement de la rue, mais elle n'est ouverte que le matin de 8 h. à 10 h. Elle a de beaux chapiteaux et, derrière le principal autel, le tombeau de St Eutrope, premier évêque de Saintes, qui y fut martyrisé au l'i's.; il a été retrouvé en 1842 et restauré.
De la place devant l'église, on descend dans un vallon par la rue des Arènes, au bout de laquelle on tourne à g. pour aller aux ruines des arènes (pi. A 2), du i*"" ou du ii«s. de notre ère. C'était un amphithéâtre elliptique, mesurant 126 m. sur 102 et pouvant contenir 20000 à 22000 spectateurs. Il n'y avait qu'un étage de voûtes, inclinées vers l'arène, et qu'une précinction, avec trois rangs de gradins. Sur 74 arcades, il n'en subsiste plus que 9, plus ou moins bien conservées.
Les rues Bourignon et St-Macoult qui passent de l'autre côté du vallon (jolie vue sur la tour de St-Eutropej, ramènent au cours JReverseniix (pi. B2). En face, de l'autre côté du cours, sur l'emplacement occupé aujourd'hui par Vhûpital (pi. B2-3), se trouvait
l'O.NS. I.Ji.:t. 45
jadis un éditicc romain, donne à tort comme le rnpitole ; sa destruction date des guerres avec les Anglais et il n'en reste que des pans de mur. Le cours Reverseaux passe devant le nouveau temple protestant (pi. B2) et ramène à l'entrée du cours National que l'on prendra à droite. On pourra revenir au bord de la Charente par la rue d'Alsace- Lorraine (v. p. 43) et la (Jrande-Rue Victor-Hugo; cette dernière a conservé au n° 32 une maison de 1605, dite maison (le Henri IV (pi. 3, C2; entrer dans la cour).
De Saintes à Anijoult'me, v. R. 12. — Ligne en constr. entre Saintes l't Saiijon (p. 75), qui abrégera considérablement le trajet de Paris à Hoyan; v. p. 75.
De Saistes a Gémozac {Roijan, etc.): 21 kil.; ch. de f. à voie étroite; 1 h. 15 à 2 h. 15; 1 fr. 85 et 1 fr. 25. — Jusqu'à SainteH- Ville (2 kil.), V. p. M. — J kil. Snintes-Bellevi/e. — 11 kil. Chermignac : à 5 kil. à l'O., Rétnitd. avec une belle église romane des xii'-xiii" s. — 18 kil. Tesson; château du xviii» s. - •■ 21 kil. Gémozac-Etat. ligne de Royan, v. p. 75.
De Saintes A Marf.nses: '19 kil.; ch. de f. à voie étroite; 2 h. 30 env. ; S fr. 80 et 2 fr. .ïO. — Jusqu'à Saintes-BeUerue (4 kil.), v. ci-dessus. — 21 kil. St-Porchaire. avec une église du ,\ii« s. ; à 2 kil. au N., le château de la Roche-Corbon, de style renaissance, avec un beau parc (on peut visiter; s'adr. à l'avance au propriétaire). Embranch. de Taillebourg, V. p. 42. — 29 kil. Pont-VAbhé, avec une belle église des xii<>-xiv« s. et des restes de fortifications. — 45 kil. St-Just-Luzac (p. 61). Ligne de Saujon, V. p. 76. — 49 kil. Marennes (v. p. 61).
496 kil. Chaniers, localité de 2004 hab., dont on remarque l'église romane, à droite. On traverse la Charente, pour en quitter la vallée et remonter celle de \dSeugne. — 499 kil. Beillant (buffet). Ligne d'Angoulême, v. p. 86. — 505 kil. Mo utils -Colomb ter s; Colombiers, À 2 kil. à l'O., possède une église romane.
513 kil. Pons (;20 m.; buffet; hôt. de Bordeaux), ville de 4470 hab.. dans un joli site, sur une colline escarpée au bord de la Seugne. La rue principale du faubourg en dei^à de la gare se bifurque au pied de cette colline; on prendra à dr., par les rues de la Paroisse et Gambetta. \ l'extrémité se dresse, sur une place, un grand donjon carré du xii* s., haut de 30 m. Vhôtel de ville, à côté, est l'anc. château, des xv*-xvi« s., construit en partie sur de hautes arcades en plein cintre, restes des remparts accolés aux rochers, à pic de ce côté. A g., un joli jardin pnblic, à l'extrémité duquel sont les ruines de l'anc. chapelle du château, avec un petit portail roman. Un grand escalier descend à la rue basse qui aboutit il g. ;i la bifurcation mentionnée ci-dessus. A voir encore, une belle porte romane, reste des anc. fortifications. — Près de la gare, le beau rhâtean d'Usson, de style renaissance (1535-1545), autrefois à Echebrune (p. 46).
Pons est un bon point de départ pour visiter le pays entre Gironde et Charente, intéressant pour l'archéologue aussi bien que pour l'amateur de monuments pittoresques.
Dp Pons à Rni/an (47 kil.) et h la Grève («2 kil.), v. p. 75-76.
De Po.is a ST-CiERs-suR-OiKi>xr>E: 41 kil.. ligne à voie étroite. — l\ kil. St-Genisde-Saintonge, où se voient les restes d'un vieux château.
46 I- R- -ï- JONZAC. De Paris
■ — 13 kil. Plassac, avec le très beau château de Dampierre, œuvre de rarehitcctc Louis (1775). — 19 kil. La Bergerie, sur la ligne de Gémozac à Jonzac (v. p. 75). — 24 kil. Mirnviheau, bourg sur une colline, avec un vieux château, transforme en hospice. Ligne de Montendre, v. cidessous. — 41 kil. tit-Ciers-siir-Gironde (v. ci-dessous).
De Pons aBarbezieux: 36 kil., ligne à voie étroite. — 8 kil. Echehrime; église romane. — 11 kil. Lomac; église des xii« et xvi« s. — 21 kil. Archiac (hôt. des Voyageurs); ruines d'un château. Embrancli. sur Cognac, v. p. 86. — 36 kil. Barbezieux, sur la ligne de Oliâteauneuf à St-Maricns (v. p. 85).
Belle vue ii dr. sur Pons. — 519 kil. Fléac. On retraverse la Seugne. — 522 kil. Mosnac ; église romane. — 526 kil. Clion.
536 kil. Jonzac (40 m.; hôt. de l'Ecu), à g., ville de 3287 hab. et chef-lieu d'arr. de la Charente-Inférieure, sur la Seugne, avec un château des xiv^-xviiie s., auj. la sous-préfecture et l'hôtel de ville, comprenant surtout une belle porte flanquée de deux tours et un donjon, du xv« s. Près de là, du côté de la rivière, une anc. porte de la ville, du xv® s. — Ligne de Gémozac, par la Bergerie et St-Fort-sur-Gi-ronde, v. p. 75.
541 kil. Fontaiiies-d'Ozillac. — 545 kil. Tugéras-Chartuzac . Ensuite des landes. — 554 kil. Montendre (hôt.), à dr., sur une colline, avec un donjon restauré du xn« s.
De Montendre a Mirambeau: 23 kil., choni. de fer à voie ctr. qui rejoint à cet endroit celui de Pons à St-Ciers-sur-(Tironde (v. ci-dessus).
De Montendre a St-Aigulin: 37 kil., chcm. de fer à voie ctr., suite du précédent. — 11 kil. La Garde-MonUieu. — 20 kil. Montgin/oii. Ruines d'un château fort des xii", xiii" et xv s., possédé longtemps par les La Eochefoucauld. Allée couverte, dite « Pierre-Folle >. Ligne de Châteauneuf à St-Mariens-St-Yzan. v. p. 85. — 37 kil. St-AigiiUn (p. 20).
562 kil. Bussac. — 570 kil. St-Mariens-St-Yzan (buffet). Lignes de Coutras (v. p. 20), de Châteauneuf (v. p. 85) et de Blaye (v. p. 122). — Ensuite des vignes. — 574 kil. Caviynac, où aboutit l'embranch. de Coutras (v. p. 20). — 580 kil. Gaiirioffuet. — 585 kil. Aubie-St- Antoine. — 588 kil. St-André-de-Cubzac (30 m.; hôt. du Lion-d'Or, 8 ch. à 2 fr., déj. 2.50. din. 3). ville industriel/ e de 4023 hab., à dr., avec un beau château moderne, et
n collège ecclésiastique.
1' De St-André-de-Oubzac a Blave et a St-Cieks-si'r-Ciironde : 51 kil., ligne à voie étr., d'abord sur la rive dr. de la Dordogne, puis sur colle de la (r/ronde. ^ 12 kil. Bourg mi Bourg-siir-Girovdi: (hôt.), vieille ville de 26«8 h;ib., qui a des carricres de pierre et des vignes renommées. Chez -M. Deleau, une collection d'antiquités préhistoriques, et aux environs des gî-ottes de l'épociue quaternaire, en particulier la grotte de Pairnon-Pair. — 24 kil. PlaKuac, renommé pour ses vins. — 30 kil. Blaye (p. 122). — La voie s'écarte ensuite de la Oironde et dessert encore des localités dont les vins sont redieichés: St-Murtin. St-Seiiriii. Eiiraiis- CnrlrUg/if. etc. - 51 kil. St-Ciers-sur-Gironde on StCiersLalaitde, ville dé 21110 hab. Ligne de l'ons. v. ci-dessus.
591 kil. Halte de Cnlzac-les-Pontu. Ensuite un ^viaduc de 2035 m. de long, comprenant un pont à treillis de 563 m., sur la Dordogne, à 26 m. au-dessus de la rivière. Ce pont est divisé en 8 travées, reposant sur 2 culées eu nuK^'onneric et 7 piles en fer.
lionlfuiu: ' Cl'UZAC. ^- -R- ^- 47
Los cuK'Cs (li'sceiulent à 21) m. au-dessous du nive.-ju des liauti's eaux et à 28 ni. au-dessous du fond. La route de Paris à TJordeau.x passe à 2 kil. de là, à jr., sur un suj)erl)e pnnt-riadnr du même {jjenre, en fer et en pierre, de 1545 m. de long, qui a remplacé l'ancien pont suspendu, en partie détruit par un ouragan en 1870. lîelle vue sur les deux ponts en arrière, à gauche. — La Dordogne se réunit à la (iaroniie à peu de distance à dr.. au Bec d'Ambès (p. 122), pour l'ormi-r la Glrotide ; le pays compris entre ces deux cours d'ean s'appelle V Eiitre-deiuv-Merii. On arrive dans le vignoble du Bordelais.
596 i\il. La (rrave-iT Amharèii (Etat), où l'on passe sous la ligne de Paris à Bordeaux par l'Orléans (v. p. 21), qu'on laisse ensuite à droite. — 601 kil. Ste-Kntalie-Carbon-Blanr. Puis un tunnel de 1335 m. — 60<S kil. B<»<leaiiJ-13enaii>/e. Certains trains tournent il dr. pour aller à la gare de Bordenii.r-Ktat (610 kil.t ou bien vont traverser la Garonne sur le ])ont mentionné p. 109 pour aboutir à la gare St-Jean. Belle vue à dr. sur Bordeaux et son port.
615 kil. Bordeanx-St-Jean (p. 105;.