De Nantes à Bordeaux
^1. Par Clisson et la Rochelle.
S7:< kil. jns<|u";'i Honli'aux-Ktat. 37!t juscjn à Bnrilt'aux-St-.Ican (v. p. lO.ô). Trajet (le .'> h. .'lO irapidi- tViXi-) à « h. 10. Prix: HT fr. '.tO. 28 fr. Uh. 18 fr. Ah. Les trains parti'iit de la gare de l'Etat, mais il y a une corrcspinnlanee de la gare d'Orlèanit. qui rejoint la première ligne à Vcrtou (v. ci-dessous). — Arrêt faeiiltatif. v. p. 3.
Wai;onre.-«taurant à l'expres-s du matin (jusqu'à Saintes) et au rapide (dêj. i fr. iâ et 3.50. dîn. 3.50 et 5, v. n. c).
Principaux poists de eette ligne: la Rochelle (p. 51). Rochefort (par son arsenal; p. 59) et Sainte» (p. 12). Trajet intéressant au départ et, vers la tin, à partir de t'uhzac (v. p. 16). -- De Nantes à la Roche-i>nr- Yon. outre les routes A et B, on peut encore passer par Legé (v. p. frl).
Xatde.s, V. p. 30. On franchit le bras principal de la Loire et rejoint à g. l'embranch. de la gare d'Orléans, puis on traverse trois bras de la Loire; à dr., beau coup d'ieil sur le Heuve et sur Nantes. — 7 kil. Vertoii (v. ci-dessus). Le bourg de ce nom se voit à 2 kil. à dr.. dans un site pittoresque. — 15 kil. La ITaic- Fouansière. — 19 kil. Le Pallet, où naquirent Abclard et Astrolabe, fils d'Héloïse. Puis on traverse la (Serre Xantaise. — 24 kil. (^^>nfes.
27 kil. Clisson (hôt.: Milaguet. à l'entrée de la ville: du fJrand- Olivier. loin de la garei, ville de 2790 hab., dans un très joli site, sur deux collines îles bortls de la Sèvre et de son attiuent, laMoine. Elle a donné son nom à une famille, «iont le représentant le plus fameux fut Olivier de f'iisson. connétable de France (ni. 1407), mais elle est en majeure partie moderne, ayant été détruite, avec son château, dans la prcmièie iroerrc de la Vendée (1793-1794), puis
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rebâtie, grâce à l'initiative des frères Cacault, de Nantes, et du sculpteur Lemot, de Lyon (v. ci-dessous), qui vinrent s'y fixer.
L'avenue de la Gare aboutit à une place d'où part la Grande- Rue; dans celle-ci, à g., sont de vieilles halles en bois, qu'il faut traverser pour arriver à Véglise Notre-Dame, moderne, dans le style roman italien, avec un campanile sur le côté. On en remarquera la toiture à l'intérieur.
Le *chàteau, dont l'entrée est près de là, date des xiu^-xiv* s. mais a été détruit dans la guerre de Vendée en 1794. On en visite librement les ruines en s'adressant au gardien (pourb.).
A g. de l'entrée se trouve un bastion, d'où un sentier, traversant les restes du donjon, aboutit à une cour intérieure (au milieu, bel if marquant l'endroit où ."0 Vendéens furent jetés dans un puits en 1791); on voit bien de là en arrière le donjon, puis tout autour, de g. à dr., les restes de la chapelle, des cuisines (deux cheminées du xiv» s.), des oubliettes, et, attenant au donjon, une salle des gardes. Par les fenêtre», jolis coups d'oeil sur la vallée. On reviendra à l'entrée pour faire à dr. le tour des remparts, garnis de tourelles à mâchicoulis; ils enclavent des constructions (en partie du xv« s.), qui servaient de prison et de cliambres de justice.
Sortant du château, on descendra l'escalier à g. de l'entrée pour longer le pied des murs et aboutir au pont de la Sèvre, au delà duquel une rue monte à Véglise de la Trinité, reconstruite au xix« s. dans le style ogival primitif. A g. se trouve Vhôtel de ville (postes et télégr.) et à dr. un beau viaduc de 107 m. de long et 15 m. 50 de haut, sur la Moine, d'où la vue est fort pittoresque. En face, les ruines du château; à g., la yarenne Lemot (fermée au public), beau parc créé par le sculpteur de ce nom (1775-1827), avec le temple de V Amitié, du style grec.
Ligne de C'holet, Bress/iit-e, Parthenay et Poitiers, R. 6.
On entre ensuite dans la Vendée et on longe l'extrémité occidentale de la région naturelle appelée le Bocage (p. 70). — 39 kil. Montaign, petite ville bien située, à 1 kil. à g., sur la Maine, qu'(m y traverse. C'est la patrie de Lareveilltre-Lépeaiix (1753-1824i, un des cinq membres du Diiectoire. à qui l'on a érigé un buste en 1886, d'après David d'Angers. En 1902, un monument, dû au sculpteur Quéniot, y a été élevé en souvenir du colonel de Villebois- Mareuil (1847-1900), tué à Boshof (Transvatal) en combattant pour les Boers.
Chem. i)k fer a voie étr. de Montaigu à Chantonnai/ (43 kil. ; p. 70), par les Çiiatre-Chemiiis-de-V Oie (25 kil.), où l'on croise la ligne de la Roche-snr-Yon aux Herbiers (v. p. 50),
49 kil. L'Herbergemcnt-les-Brouzils. — 58 kil. St-Denis-les- Lucs. On franchit la Boulogne. — 64 kil. Bellerille-sur-Vie. A dr., les ligues de Legé (v. p. 64) et de Challans-Nantes (K. 4 B); à g., celle de Sanmur (R. 7).
77 kil. La Roche-sur- Yon. — Biiffit. ~ Hotki.s: de V Europe,
place d'Aniu's, s. pn's ilc l'église (2ti cli. dcp. 2 fr. ,50. rep. 1, 3 et 3, p. dcp. 8, omn. 50 c.) ; du J'tlicaii, rue de Bordeaux, 22; des Voyayeurs,
à Bordeaux. ],\ KÔCHK-SUR-YON. ^ ^'- ■>■ 4<J
à la gare, modeste mais propre (ch. 2 fr., rep. 2). — Postes et télégraphes, rue Paul-Batidry, IS, à ar. près de l'église.
La H(>(;he-itur-YoH (74 m.), à g., est une ville peu intcressaute (le 13685 liab., chof-lieu du départ, de la Vendée, sur une colline que baigne VYoïi. 11 y eut jadis sur son einjdacenient un chiiteau fort qui joua un n'de dans les guerres de religion, mais la ville n'existe que depuis 1804, époque où Napoléon l*"" la créa pour remplacer Kontenay-le-(.'omte (p. 74i comme chof-lieu du département. Sous le l'^'' et le "i"" Eni|)ire, elle jjorta le nom de Xapuléon- Veiulée, changé en celui de Bourhun- Vendée de 1814 à 1848. Elle est de construction régulière: au centre une grande place, hi place d'Armes, où l'on arrive de la gare par l'avenue Ganibetta, puis par le boulevard de l'Ouest, à dr., et la rue du Lycée, à gauche.
La place est décorée d'une statue équestre de Napoléon 1", en bronze, par de Nieuwerkerke. Au fond, Véylise St-Loiiis, ))récédée d'une colonnade classique et dont l'intérieur ne manque pas de cachet, avec sa large nef centrale voûtée en berceau et ses puissantes colonnes cannelées.
Derrière l'égli.se, i dr.. sur une petite place, la statue du général Travot (17G7-183C), "pacificateur de la Vendée» pendant les Cent-Jours, lironze médiocre par Maindron (1838).
L'hôtel de v^ille, bâtiment vulgaire sur la place d'Armes, en face de l'église, a par derrière une dépendance dans laquelle se trouve, au l*"" étage, un petit .musée, dont l'entrée principale est de l'autre côté, rue de la Préfecture. Il est ouvert t. les j., excepté le sam., de midi à 4 h. Catalogue, de 1909, 25 c. Conserv., M. Boudaud.
Dans l'escalier: photographies des cartons du peiutre Paul Baudri/ (v. ci-dessous) pour la décoration de l'Opéra; gravures et quelques tableaux, dont 40, G. Delhuineuu, la Syinphe .Sahnacis; 74, Piquefeu, Vieux bûcheron vosgien.
Premier étage. • — Sur le palœr, un monument de Paul Baudnj (v. ci-dessous), avec buste en bronze par P. Dubois et, à dr. et à g., portraits du père et de la mère de l'artiste. — Salle de dr. : de dr. à g., 16, Ilarjnynieit, Rivière dans le Morvan ; 9, P. Baudry, la Mort de Vitellius (1847); 39. Doiii. Rozier, la Marée aux halles centrales; 28, F. Lionnet. le Foruui; 5, Watelin, paysage; 11, (!. van Eerkhout (f), un Seigneur hollandais; 7, Ij. BouUogne l'Aîné (1609-1674), étude de Moine (très abîmé); 19, Lansi/er, une Source en Bretagne; 47, A. van Deutherghe, portr. de femiue (1826); 1, P. Baudri), la Lutte de Jacob avec l'ange (1852); dans une vitrine, photographies diverses et 10. A. Brouiver, un Buveur; sur la cheminée, 3, Badin, Mignon (marbre); 4, J. Dvplessis, portr. de Mlle Clairon; ti8, G. Delhumeau, portr. de jeune fille; 27, Veyrussat. Fontaine à Ilendaye (1864); 8, E. Lecomte-Vernet. Femme fellah; 72, K. Krug, Œdipe et Antigone. An milieu, des photographies des œuvres de Baudry et une statue par Guitton (1825-1892), de la Hoche, un Berger tenant une statuette de l'Amour. — .Salle de g.: collections diverses, peu considérables: médailles, sceaux, histoire naturelle, modèle du monument de Baudry ii Paris et quelques tableaux; céraniicpie ancienne et numismatique.
La rue de la Préfecture descend vers la place de la Préfecture, jardin public ou se voit la statue de P. Baudry (1828-1886), originaire de la Roche, par Gérôme (1889). En face, la préfecture.
BuiUeker. S.-U. de la France. 9« édit. 4