R- 4. LUÇON
A dr., derrière la préfecture, se trouve un haras dont l'entrée
est publique de midi à 5 h. et toute la journée le dimanche.
De la Roche-sur- Yon à Navtrs, par Chnlhiim, v. R. IB; par Legè, V. p. (U; aux Sablex-iV Oloiiiie et ;ï Thoiiars (Saumur, Tours), v. R. 7.
Dk la Ro('he-suk-Yi)N ai:x Hi;itiiiKK.s: 12 kil.; clioin. de fer à voie étr. ; 2 h. 5 il 2 h. 55; 8 fr. 15 et 2 fr. 10. - 22 kil. Ltii KxmrtH (hôt. ; 3142 hab.), où l'on voit les ruines d'un château des xiii^-xv s., incendié en 1793. -- 30 kil. Les Qttatre-Cheiiiinn-de-l'Oii'. Ligne de Montaigu à C'iiantonnay, V. p. 48. — 42 kil. Les Herbiers (hôt. du Lion-d'Or), ville de 388-1 halj., .située à 4 kil. au S. du munt des Alouettes (231 m.), un des principaux sommets des « Alpes Vendéennes » (p. 70); *innnense panorama «'étendant jusqu'aux cathédrales de Nantes et de Luçon, situées l'une et l'autre à (io kil. environ. - - La ligne doit être continuée sur Mortagiie (p. Hd), par Sf-Lii/ir/tit-s/irSèfre, où se trouva le tonil)eau du liienheureux Oriyiitin du Moiitfort (m. 171f>), hut de pèlerinage.
Après la Roche, à dr., la ligne des Sable.s-d'Olonne (R. 7). — 86 kil. Nesmy. — 98 kil. Champ -St -Père. Trainw. des Sablesd'Olonue, v. p. 72. — On franchit le Lay. Les haies entre les champs disparaissent et sont remplacées par des fossés. — 107 kil. La Bretuunière. Avant Lueon, à dr. , son colleuse Richelieu (v. ci-dessous).
Ï14 kil. Luçon (13 m.; hôt. du Croissant, rue du Croissant, bon, 37 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 2.50 et 3), à dr., ville de ()7()(5 hab., avec un petit port, sur un canal maritime, et siège d'un évêclié, dont Richelieu fut titulaire de 1607 à 1624. La rue Eniile-Beaussire, puis la rue de la Roche, à g., conduisent en 10 min. à la cathédrale Notre- Dame, anc. abbatiale, fondée au xi'' s., mais bâtie surtout aux xiii^ et xiV s., continuée et l'emaniée jusqu'au xv!!!* s. et restaurée au xix^ s. La fa(,'ade est du style rococo, avec clocher goth. à flèche très élancée (85 m.), reconstruite au milieu du xix'' s. On remarque surtout à l'intérieur une anc. chaire de la Renaissance, ornée de peintures, dite «chaire de Richelieu», dans la â^ cliap. de dr. ; les stalles (72), et le maître-autel, du xviii* s. A côté, un cluître intéressant, des xv«^ et xv!*^ s., et Vérêché, partie de la même époque et partie moderne. Devant la cathédrale, s'étend la place Relie-Croix, avec un médiocre monicment aux iiturts, par V. Fulionix (1899). La rue au delà de cette place passe à dr. près de Vhôtel de ville, derrière lequel il y a un jar<liii jyuhlic. Plus loin, à l'O. de l'hôtel de ville, le collège Ri< helleit, vaste construction moderne. 11 possède un musée d'iiistoire naturelle et d'antiquités, qu'on peut visiter. — Le yort est à 5 min. au S. de la cathédrale. A dr. de la rue du Port, celle où est Vhôp'dal, qui a une belle cheminée Louis Xllf. — A mentionner encore la rhapeUe des Ursiilines, du xvii<' s., où se voient un beau retable et une voûte en bois coiiverle de curieuses jieintures de ré|)0(|ue.
Lui,'on se trouve sur la limite septentrionale du Sfai'ais, ])artie marécageuse de la Vendée, qui s'étend vers le jierliiis Bnttoi, jusqu'à Vanse de l'Aiyi/illoii, avec la(|uelle Lui,'on communique par un canal de 15 kil. île long. (')■ ])ays était encore au vi>' s. de notre ère un golfe qui s"avani;ait au loin il \'K., étendant l'un de ses liras Jiisi|irii Niort, aujourd'hui ii imiv.
Borde yùx Portier» D
rave et imp
MARAXS. I R- 4. 51
CO kil. (le l'anso, on ligue droite. Le sol s'est relevé et se relève toujours leiitiMiient. De SO kil. «l'ouverture que pouvait avoir le golfe, l'anse n'eu a plus guère que ,"). Les terrains encore marécageux sont entrecoupés il'une quantité innomhralile île canaux, et la partie qu'on en voit du chemin de fer, au moins en été, est plutôt une prairie. Il y a d'excellents pâturages, des marais salants (v. p. 72) et, vers l'emhouchure de la Sévro Niortaise, des - bouchots • (v. p. ôï). t'e pays et les parages marécageux au delà sur le littoral sont assez malsains, surtout par les chaleurs. Excellente région pour la chasse au gibier d'eau.
De Lu«,'on à Chantonna!/, v. p. 7(i.
Dk Li'ços A l'Aioi-ili.<>."« : i'A kil.; chem. de fer à voie étr. ; 1 h. 15 env.; 1 fr. 75 et 1 fr. 15. 17 kil. St-Michel-en-l' tlerm (aub. C'aillaud, reeomm.; i87t) hal>.). où l'on peut visiter, avec l'autorisation du propriétaire, un vaste château époque Louis XIII (belle vue d'en haut) et les restes d'une abbaye fondée en HHi et souvent rebâtie (cloître très bien conservé, superbe chapelle); bel autel de marbre à l'église paroissiale. 2 kil. plus loin se trouvent trois huttes lie ciiqHiUuyeK ayant ensemble 700 m. de long sur :<(Hi d.' large et 10 à 15 de haut. ■ 2(1 kil. l.'AiyiiiUonViUe: 23 kil. L'AiyiiiHon-l'iirt, deux stations desservant la ville et le petit port de VAigiiiUitu-Kiir-ifer (hôt. ; 2008 hab.), sur l'estuaire du Lay, qui se jette ici (ïans la mer après un cours de 10-t kil.
124 kiL NalUers. — 130 kil. Le Lanyun-Mouzeuil. On passe ensuite à l'ext^'inité E. du Marais et on traverse la Ve/ulée. Plus loin, à g., la ligne de Fontenay-le-Conite. — 138 kil. Velluire (buffet).
Lignes de Suiimiir et Xiort. par fontenay-le-Comte, v. R. 8B.
142 kil. Vix. Le village (•22S3 hab.) est à 3 kil. 5, à g., sur une colline fjui fut jadis une île du golfe. — 151) kil. L Ile-iV Elle, également dans une anc. île. — Ou traverse la Sèvre Niortaise.
156 kil. Marans (h(jt. : des Postes, 12 ch. de 2 à 4 fr., rep. 2.50 et 3; des P^trangers), à dr., ville bien bâtie de 4459 hab., sur la Sèvre, faisant un grand commerce de grains.
De Maraxs a .St-Jkas-d'Anoély: «7 kil., ligne à voie étroite. — 15 kil. Ferriëres. Embraneh. sur Epannes (25 kil.; p. 72). — 34 kil. Surgère» (p. 73). — 67 kil. St-Jeun-d' Angély (p. 41).
On longe plus loin, ;i dr., le canal de Maram à la Rochelle, qui passe en tunnel à Dompierre. — 164 kil. Andilly-tSt-Oaen, où l'on quitte le Marais. — 173 kil. Dotnpierre. A g. avant la Rochelle, des marais salants; à dr.. la ville, avec ses tours, et la ligne de la l'allice; entin à g. la ligne de Niort.
IHd kil. />« HiH-helle (bon buffet).
La Rochelle.
HOtels: de France A- il' Anglf terre (pi. a, B.S; v. p. 55), rue Gargoulleau, 22. avec jardin, bon («<• ch. dep. 1 fr., rep. 1.50. 3.50 et 4, p. dep. 12, omn. 75 c); l'alace Hôtel éc du Coiiinterce (pi. c, B 2), place d'Armes, 8, bon ("•» eh. dep. 3 fr.. rep. 1. 3 et 3. .50, p. dep. 8, omn. 50 c); (/*• la l'air (pi. d, B 3), rue (rargoulleau. 14 (ch. dep. 2 fr., rep. 2..50); des Etranger* (pi. b, C 3J, rue Thiers. 12; Terminu*. place St-Nicolas. — Près du Mail (p. .5»;): Ton ring- Hôtel i: de la l'Iage, av. Coligny, 3 (ch. dep. 3 fr.. rep. 2..")0 et 3).
Cakes: quai Duperré et place d'Armes; au casino (p. .5(i) et aux bains de la Nouvelle-Plage (p. âtl).
52 I- R- 4. LA ROCHELLE. Rem. pratiques.
VoiTUKEs DE place: l''" zonc (à peu près toute la ville), îi 2 places, 1 fr. la course et 2 fr. l'h.; à 4 pi., 2 et 3 fr. Pour courses plus longue», demander le tarif et bien faire son prix, surtout pendant la saison. La nuit, 50 c. en .sus à partir de 9 h. en hiver et 10 ii. eu été. Colis, 25 c.
Automobiles: l'" zone, la course 1 fr. 50 (à 2 pi.) et 2 fr. (à 4 pi.); 2' zone, 2 et 2.50; 3» zone, 4 et 4.50; 4« zone, 5 et 6; l'heure, 1" et 2« zone, 6 fr. ; la nuit, 1 fr. en sus.
Tramway à air comprimé: 1" de Tasdon (pi. DO) à la l'eUlice (p. 57), par la gare, la place d'Armes, St-Maurice et Laleu ; <lép. toutes les 15 ou 20 min., trajet en 40 min.; prix, 30 c, 10 c. par section; — 2" de Vi place d'Armex (pi. A B 3) au Mail (hors pi. A 5), par l'av. Carnot, où cette ligne se détache de la précédente; 10c.
Barques pour promenades en mer : 1 fr. par pers. et par heure, avec un minimum de 5 fr.
Bateaux pour l'île de Ré et pour l'île d'Oléron, v. p. 57 et 58.
Bains de mer: B. du Mail, au casino (p. 56; 50 c, costume et cabine compris; bains de mer chauds, 75 c); B. de la NouvtUe-Plage (pi. A 5, p. 56; 25 c). — Baiks chauds: Bruno, rue Fleuriau, 6.
Casino du Mail (p. 56; ouv. toute l'année): entrée, valable une journée, 50 c. ; abonn. 20 fr. par an, 30 fr. pour une famille. Bains, v. cidessus. Café-glacier. Théâtre et concerts t. les j. du 10 juillet au 15 sept.
Postes et télégraphes (pi. B 3), place de l'Hôtel-de-Ville.
Banques: B. de France, rue de l'iiscale, 10; Crédit Lyotinais, Soc. Générale, rue du Palais, 19 et 12 ; C'ompt. W Escompte, pi. des Petits-Bancs.
Consulats: Allemagne, Suide, rue Villeneuve, 32; Angleterre, cours des Dames, 16; Belgique, rue Thiers, 37; Danemark, Xoi~vège. quai • Valin, 43; Espagne, rue Chaudrier, 13; Etats-Unis, av. Carnot; Italie, rue Lanoue, 24; Pays-Bas, quai Valin, 33; Russie, rue Réaumur, 26.
Syndicat d'initiative, rue Chaudrier, 28 (place d'Armes); t. les j. de 8 h. à 11 h. 1/2 et de 1 h. à 8 h.
Signaux inarins, v. p. xx-xxi.
Principales curiosités: \q port (p. 53), Vhôtel de ville (p. 55) et le musée (p. 55).
La Rochelle est une ville prospère de 36371 hab. (en 1911), ancienne capitale de VAunis et auj. chef-lieu du départ, de la Charente-Inférieure, bon port de mer, siège d'un évêché et d'un consistoire, et jusqu'à ces derniers temps, place forte de 2« classe. Elle est située dans une anse du pertuis d'Antioche, qu'abritent les îles de Ré et d'Oléron (v. p. 57 et 61). On remarquera le style original des maisons rochelaises de l'époque huguenote, leurs arcades dites «porches», leurs hautes consoles supportant le toit, leurs gargouilles saillantes et sculptées.
Il n'est pas certain que cette ville soit le portus Santonum des Romains. Elle est mentionnée à la fin du x» s. sous le nom de Rupella. Incorporée à l'Angleterre avec l'Aquitaine, elle fit retour définitif à la France en 1372. Elle eut ensuite deux siècles de prospérité commerciale, jusqu'aux guerres de religion. Le calvinisme y comptait déjà beaucoup de prosélytes en 1568, quand Condé et Coligny en firent le centre de leurs opérations. Ce fut une des places les plus fortes des religionnaires; des corsaires rochelais parcoururent même l'Océan et la Manche. La ville soutint victorieusement en 1572-1573 un siège de six mois et demi. Le réveil des haines religieuses sous Louis XIII l'entraîna dans de nouvelles guerres, où elle fut moins heureuse, en 1622, en 1626 et surtout en 1627- 1628. Dans la dernière, elle avait profité des hostilités entre la France et l'Angleterre; Richelieu l'investit, en ferma le port par une digue, qui existe encore en partie (v. p. 54), et la prit par la famine, au bout de 13 mois de siège. Le cardinal n'abusa pas toutefois de la victoire, et la Boumissiuu fut définitive. En 1822, quatre sergents du 45< de ligne, les
l'<nt. |,A KOCHKI.I.K. '■ fi I- 53
nonimt^s Borien (v. p. 2S2). (ioiibin, Pommier et Kaoïilx furent exûriités à la Kocholle pour avoir fouii>lott' rontre les Bourbons. — Le commerce lie la Rochelle, au(|uel la perte du Canaila pour la France (ITtîS) a étc Rurtout funeste, comprend les hois du Nord, les liouilles, les eaux-de-vie, les vins, les vinaijrres. le sel, les conserves alimentaires, les prains. Depuis la création et l'aprandisscment du port de la Pallice (p. 57), la Rochelle fait à Bonleaux une forte concurrence. Le vignoble de l'Auni», autrefois prospère, est auj. détruit par le phylloxéra; niais la pêche est très active et l'industrie assez eonsinérable. — Parmi les hommes célèbres nés à la Rochelle, il faut surtout mentionner Kéaumur (1H83-1757), le naturaliste Bonpland (1773-18.'J8), l'amiral Duperré (1775-18^16), le peintre écrivain Eug. Fromentin (1820-187K) et le peintre Bouguerean (182.=i-190.'>).
On entre dans la ville par la porte de la Gare "u St-Nùolfis (pi. C4), à deux arcades, datant de 1857. Les fortifications, qui forment une enceinte continue de près de 5 kil. 5, ont été construites sous Louis XIV, par Vauban, les anciennes ayant été rasées, sauf du côté de la mer. après le sièjje de 1627-1628. Elles doivent être démolies; dans l'ouvrafie à cornes, près de la ^are ^pl. 1)4-5). sera construite la nouvelle ^are de la Rochelle.
Le port ipl. B C 4-5), animé et pittoresque (pour l'endroit d'oiï on le voit le mieux, v. j). 57), est situé à fî. de la porte de la Gare. Il comprend, outre Vavant-port, deux bassins à flot et le p>r< d'évhovaiie, plus le canal et la retenue de Maitbec, dont les eaux servent à le déblayer. La di<rue de Richelieu (v. p. 52j ayant toutefois amené l'envasement de l'avant-port, on a créé depuis 1883 le port de la Pallice l'v. p. 57).
Par les quais Valin et Duperré. on arrive au cours des Dames ou cours Richard (pl.B4), promenade de l'autre côté du port d'échouage. oii se voit la statue de Vamiral Duperré, bronze par P. Hébert (1869). En face, la belle porte de la Grosse-Horloge, la seule porte ancienne qui subsiste, ("est une «rrosse tour carrée avec tourelles rondes, des xiv'-xv* s., dont l'arcade date seulement de 1672 et le couronnement de 1746. — En continuant à suivre le cours des Dames et la rue St-Jean, qui lui fait suite, on passe devant le marché aitjc poissons (à dr. ; pi. B 4) et la tour St-Jean (é{;alement à dr. ; pi. B 5), du xvn« s., reste d'une anc. église; puis, prenant à g., on arrive à
la tour de la Lanterne (pi. A 5), qui est cylindri(|ue et surmontée d'une flèche gothique. Construite de 1445 à 1476 pour servir de phare, elle fut utilisée comme prison militaire et restaurée en 1907; belle vue du sommet l'pourb.). Non loin, à l'O., la porte de Mer (v. p. 56).
Par la rue Sur-les-Murs, située sur l'anc. mur d'enceinte contemporain des tours, on revient à l'E. à la porte des Dames, à l'entrée du port ipl. B5). f'elle-ci est flanquée de deux autres tours anciennes: la tour St-Kicolas (v. p. 57), à g. en se tournant vers la mer, et la tour de la Chaîne, à dr.; cette dernière, de 1390. très abîmée par une explosion en 1651. On fermait jadis le port avec une chaîne (v. p. 55), et la tour St-Nicolas était alors réunie
54 I- -ff- ^- LA ROCHELLE. Cathédrale.
par une arcade brisée, sous laquelle passaient les navires, à une «petite tour de la Chaîne» qui n'existe plus. Au loin, dans l'avantport, on aperçoit la petite tour de Richelieu, peinte en noir et qui a une sonnerie mue par la vague, sifjnalant aux navires la dUjue mentionnée p. 52. La digue elle-même se voit à marée basse.
Longer le quai et se diriger vers la porte de la Grosse-Horloge (v. 53), où commence la rue du même nom, suivie de la rue du Palais. Ces deux rues, bordées, comme plusieurs autres, d'arcades (v. p. 52), forment l'artère la plus animée de la ville. Au l""'" carrefour (place des Petits-Bancs, où commence à dr. la rue du Temple), le monument de Fromentin (v. p. 53) par Ernest Dubois (1905), et une maison assez curieuse de 1554. Plus loin, la Bourse, édifice du xviii" s., dont on remarquera la belle cour, et le palais de justice (pi. B4-3), de 1783-1789, qui a une façade dans le style grec. A dr., la rue Dupaty, qui mène à l'hôtel de ville (p. 55). Après celle du Palais, la rue Chaudrier et, à dr. encore, la rue des Augustins; dans cette dernière se trouve, au n» 11, la maison de Henri II, de 1544, dégagée depuis 1896, et l'on a construit à g. une caisse d'éjiargne dans uu autre style.
La cathédrale, St-Louis ou St-Barthélemy (pi. B3j, plus loin au coin de la rue Chaudrier et de la place d'Armes, a été reconstruite de 1742 à 1762, dans le style grec, sur les plans de J. Gabriel. Derrière, s'élève une tour du xiv'= s., reste de l'anc. église. Il devait y en avoir deux à la façade actuelle. L'intérieur de la cathédrale a des vitraux et des peintures modernes.
If' oliap. de (Ir. : Baptêmes du Christ et do Clovis, par de Piijnl fils.
— Bras dr. du transept: Martyre do St Bartliôlemy ot Chrôtions sur le bûcher, par Orner Charlet : Apothéose de St Louis, par Rob. Lefchvre (1821).
— Déamlmlatoire : chap. du Perpétuel-Secours, deux toiles par Dehat- Poiisaii. — Abside: belle chap. avec un plafond par Bauguertuii. une Vierge et le monument de Mgr Landriot (m. 1871), -pur Thoma.i. Chap. du Sacré-Cœur: deux toiles par Dihat- ronurni. - Bras g. du transept: Pitié de St Louis pour les morts, \inv Dchat-l'tiiigau : l'Annonciation, par Picot; copie du célèbre Vœu do Louis XIII, il'Iugj-eit.
La place d'Armes (pi. AB3), de forme carrée et qui s'étend à l'O. jusqu'aux remparts, est la plus grande de la ville; elle occupe une partie de l'emplacement de l'anc. château fort, détruit en 1590. Musique militaire les jeudi et dimanche.
Derrière la cathédrale se trouve encore Vhôpital d'Aufrédy, fondé en 1203 par l'armateur de ce nom, qui s'y consacra avec sa femme au soin des malades; c'est maintenant l'hôpital militaire.
— Dans la rue qui lui fait face, la curieuse maison Venette, bâtie par le médecin Nie. Venette (1633-1698). — Près de là, par la rue de l'Abreuvoir, un bu^ste de Rénumur (pi. A 3; v. p. 53).
La rue Dupaty, qui part de la rue du Palais (v. ci-dessus) conduit à la place de l'Hôtel-de-Ville, où se trouvent Vhntel des Postes (pi. B3; 1904) et l'hôtel de ville. Sur la place, s'élève, depuis 1911. un monument de Jean Guilon, maire de la Rochelle et son vail-
M',», t. i,A K()ciii;m,i:. ^ -ff- ^- 55
lant défenseur lors du sièfje de 1628 (v. p. 52 et ei-dessous), ceuvre de K. iMihiiix.
J/*hôtel de ville (pi. 15 3), des styles {joth. et renaissance, construit de 14.S(i à KRl? et restauré de 1H72 à 1«77 jiar Liscli, est l'éditice le plus intéressant de la Rochelle, l.e mur (renceinte, qui le précède, fut achevé en 14!)8; il est percé d'une double porte, nuini de créneaux et de mâchicoulis et surmonté tle deux beffrois en encorbellement, le principal, à <î., avec une belle niche renfermant des armoiries. La belle faeade de l'éditice comprend deux parties. La plus petite, à g., bâtie vers 154U, est précédée d'un escalier nn)derne et surmontée d'un campanile où il y a une statue en faïence, é«?alement moderne, de Henri IV. L'autre, commencée en 1595, présente au rez-de-chaussée une galerie avec de magnitiques arcades en plein cintre et un plafond sculjjté, où se voient les chiffres de Henri IV et de Marie de Médicis (//et J/; V. p. 284i: au-dessus, quatre niches avec des statues allégoriques, entre huit colonnes cannelées composites, et plus haut des lucarnes du temps de Henri IV (1607). A l'intérieur se voit la salle du cimseil où Guiton (v. p. 54) jura de poignarder quiconque parlerait de se rendre. On remarquera aussi l'autre fatjade de l'hôtel de ville, de 1607, sur la rue des Gentilshommes.
Prt'H de riiôti'l lii- ville, se trouvent le temple protestant (pi. C3), rchâti au xviii' s., et Véijlhe St-Sairn'iir (pi. BC3-4), des xiv-xv" s., avec une tour poth.. restaurée depuis peu.
La rue des Merciers, au X. de la rue des Gentilshommes, a encore de vieilles arcades et plusieurs maisons intéressantes (v. p. 52), notamment les n"" 3 (maison de Guiton. 1628), 5, 8, 17 et 23. Elle aboutit à la place du Marché, où l'on tournera à g., par la rue (iargoulleau. Dans celle-ci, à dr., l'anc. hôtel (iary<iiiUeaa (échevin de la Rochelle en 1599), auj. l'hôt. de France (p. 51); à côté s'élève
le musée ipl. H 3), qui occupe, avec la hlbliothèi/iie de la ville, l'anc. évêché, du wiii» s. II est public les dim. et jeudi de midi à 4 h. et toujours visible pour les étrangers. Catalogue, de 1906, 50 c. Conservateurs. MM. CJiraudeau et Mu.sset.
Rcz-de-rhauHsée. - - MrsKE: deux salles et un jardin i-ontenant de» antiquités, en niajeuri' partie non classées. Dans la 1"^ salle, notamment, les -Sept péehés rapitaux ", masques sculptés du moyen fifre; des tombeaux, etc. Dans la i'. une vieille chasuble brodée et des faïen<'es. Dans le jardin, une chaîne du port (v. p. 53) et un plafond sculpté, en pierre, debout contre un mur.
Escalier: IIK. Adr. van der KaheJ. le Sièfre de la Rochelle en 1628 (v. p. 52); 210. éc. de Riijaiid, Louis XV; anc. tapisserie; 151, Ed. Pinel, d'apr. ./. Vernet, Vue du port de la Rochelle en 1762.
1" étape. - BiBLioTHKiifE, d'env. 110000 vol. et 1900 man., ouverte les lundi, jeudi et samedi, de midi à 1 h.
II* étaire. - Mrs*:K. I" salle: à dr., 118, A. Pi/tiacker, paysage; 204, le rriiiuilice (f). Vénus et l'Amour; 32. :U. P. Bril, paysages; 192, 193, ec. de Cloiiet, portr. étjuestre d'Henri IV et do Marie de Médicis; 197, éc. des Franck. Partage du butin; lti7, de Riidder. Nicolas Flamel; 212, Roland de la Porte (fj. Fruits; 208, éc. deRigaud, portr. d'homme;
56 I. K- 1. LA KOClIKLr.E. ■""''.
217, G. Ter Borch (?), Jeune lionime offrant une corbeille de fleurs; 237, 236, inc. du wi"»., St Christophe portant l'enfant Jésus, l'Eucharistie, lieux panneaux de bois; 175, L. Tocqué, portr. de femme; 190, éc. des C'arjriche, la Madeleine; 139, Pâte); Conversation dans un parc; 198, Giordano, Jésus-Christ dans le ciel, esquisse de plafond; 178, Vieil, St Paul prè(^hant. — 11° salle, à dr., ivoires, miniatures, émaux, coffrets, faïences, armes. — III» sai.le : petits tableaux (surtout des copies) et curiosités diverses; chinoiseries, porcelaines, laques et statuettes. — IY« salle, à la suite de la 3", tableaux modernes : 35, Broisard (de la Rochelle), portr. de jeunes filles; 125, Lenoir, l'Amour; 80, Français, Nymphes sous bois; 176, To?ido//ze, l'Escarpolette; 275, Japy, le Bac ; 26, Boiigvereau (de la Rochelle), Océanide; 110, Huas, portr. du R.-P. Etourneau ; 130, Leydet, le Vendredi Saint; 146, Petitjean, le Port de Bordeaux; au milieu, 31, buste d'Eug. Fromentin, par Temois.
Couloir et coRninoR au fond de la 1"= salle : dessins, eaux-fortes, en particulier l'Hémicj'cle de P. Delarochc dessiné par Abel de Fujol. — V" SALLK (dite salle Baron Ch. de Chassiron), à la suite, à dr. : objets de Chine, couvercles de sarcophages égyptiens; quelques tableaux.
VI" SALLE, à g. de la l"*: à dr., 9, Augnin, paysage; 158, Pointeliv, le Soir; 113, Perrandeav, la Veuve; 30, Brascassat, Vaches, étude; 25-23, Bougitereaii, portraits; 133, Mo)itenard, Cimetière en Provence; 60, Desgaffe, nature morte; 140, Pelouse, Ferme; Eiig. Fromentin. 82, Cavaliers arabes, 84, Passage d'un gué, 85, Attaque d'une caravane (inachevée), 83, Chasse aux gazelles; 117, J. Kobell, Vaches; 19, Billotte, l'Enceinte de Paris; 126, Lepoiteriv. Pilotes hollandais: 98, Gosselin, Intérieur de forêt; — 102, Giiillaumef, Campement; 22. Bon g lier l'an, la Flagellation du Christ; 134, Jlotte, Richelieu sur la digue de la Rochelle; — 40, C'aresme, St Louis recevant la couronne d'épines; 136, J. yoël, le Port de Brest: 48, Th. Chassérian. Retour de l'enfant prodigue; m, Sinith-Hald. le Filet; ill.Trayer. Molière; 131, Lnminuis, une Consultation; *129, E. Le Sueur, l'Adoration des Bergers; 6, Appian, Avant l'orage; 79, Français, paysage; *50, Corot, paysage; 7, Appian, paysage; 51, Corot, paysage; 16, Bernier, paysage; U'I, Jacqne, Rentrée à la bergerie; 5, Antigna, la Fille du bouquiniste; 185, Ziiber, St-Malo; 91, Garnera;/. paysage; 96, H. Gerveo-, Baigneuse endormie; — 1, A. de Piijol, Germanicus sur le champ de bataille de Varus; — 150, Pinel, les Volontaires rochelais en 1848; 119. Lafon. Jésus au milieu des docteurs; 163, Rovget. François !«"■ à la Rochelle; 12, Backhuisen, marine; 223, C. Vanloo, Louis XV; 201. éc. de Jordaens, Marchand de gâteaux; 135, Manchot, la Prière du soir; 103, Guillou, Pêcheuses de crevettes.
Revenu à la place d'Armes, on prend à dr. la rue Pauphine qui mène au jardin des plante.'t (pi. B 2). où il y a un niiiKée d'histoire naturelle important, visible les dim. et jeudi de midi à 4 h., fermé en déc, janv. et févr., mais ouv. en tout temps aux étrangers. A l'entrée du jardin, Héro et Léandre, groupe en marbre par Laurent; au fond, le monument de P'ieuriau de Bellevue (1761-1852), un des donateurs des collections, et un dolmen, de la commune de la Jarne, transféré ici en 1886. A côté, l'anc. évêché et le lycée.
Hors de l'enceinte de la ville, à l'O., le parc Charruyer (pi. A 5-2), planté en 1887, s'étend jusqu'aux bains de mer de la Nouvelle- Plage (pi. A 5; p. 52; café-bar). Prés de ceux-ci commence le Mail (hors pi. A 5), promenade ombragée d'env. 800 m. de longueur, où l'on va directement des quais, par la porte de Mer (pi. A 5; tour de la Lanterne, v. p. 53). 11 passe plus loin devant le casino (p. 52; bain.s), dont il longe le parc.
K.r/„w.>//>. f.A |{()i'IIKI.I-i:. l. n. I. j7
En revi-naiit :'i la j^are. un ira voir la tour St-Nicolas (pi. B5), (If i;i84, qui, en fiici- de lu tour ilc la Ciiainu (v. p. 53), commande rcntrt'C du jxirt ; s'adr. au gardien (pourl).>; du sommet, panorama tri's complet sur la Rochelle et ses environs. On peut continuer par les quais jusqu'au «point de vue» (pi. 13 5), d'où l'on jouit d'une très pittoresque *vue d'ensemble des deux tours et du j)ort. On peut voir à proximité de l'ouvrage à cornes (p. 53) des marais .<iilaiitK (|>1. 1)5-8; v. p. 72).
Au delà des bains, h 5 kil. du port ac-tuel. a été construit de l«8:i à 181)0 un nouveau port, dit port de la Pallice (liuffet, rep. 2 fr. 2.5; hôt.: de l'Univers, 18 ch. h 3 fr., rep. 2..50 et :î: Continental, rep. 1 fr. f)0 et S), dans la profonde et excellente haie de ce nom, en face de l'île de Ré (v. ci-dessous). Il est desservi par un embranch. de ch. de fer (.S kil.; 80, (50 et 10c.) et on y va directen\ent de la ville j)ar les av. Carnot (tramw., v. p. 52) ou Jc'an-Ouiton. 'L'atavt-port, forme par deux jetées, a plus de 100 m. de long et env. 80 m. de large ou 13 hect. de superticie, avec 9 m. 30 de profondeur aux plus basses marées. Une écluse à sas do 235 m. de long et 22 de large le met en communication avec le bassin à flot, qui a 700 m. de long ou 11 hect. fiO de superticie, 1800 m. de quais et env. 9 m. de profondeur. Cet excellent port, qu'il est encore question d'agrandir, est très prospère; en 1908, le mouvement du Dort de la Rochelle a été de 7291.56 tonnes, chiffre surtout dû à la Pailice. On y voit quelquefois des navires de guerre, des torpilleurs et des sous-marins (il sera prudent de ne pas photographier). Lignes faisant escale à la Pallice: Pacific Steam Navigation Company (service jxtstal vers l'Amérique du Sud), C" Générale Transatlanticiuc (pour Londres via St-Nazaire et Xewhaven et en corres]). avec l'Amérique), C'«^ de Navigation du Sud Atlantique, Chargeurs Réunis (Extrême-Orient), etc. Kxn-R.sios i>f; i-.\ Rocukli.e. - Eenandes, 10 kil. au N.; voit, partie, H k 10 fr. Curieuse église romane du xi<^ s., agrandie et tran.sformée en château fort par les Anglais au xv s., restaurée vers la fin ilu .\ix» s. Belle vue sur le golfe, où l'on fait un important élevage de uioules. La visite des parcs, dits * bouchots •> se fait d'Esnandes, ou mieux de Marsilly (v. ci-dessous), en bateau, à marée haute. A marée basse, les « bouchoteurs» font la récolte des moules en se servant d'un curieux bateau plat, dit <• acon », qu'ils font glisser sur la vase. - On peut revenir par J/«?>77/i/, où subsiste encore la partie inférieure d'un curieux clocher fortifié, reste d'une église gothique reconstruite en 1(!08. De j.a Rochelle a l'île de Ré: 1" Service entre la Rochelle et St- Martin-de-Ré, une fois par j., avec escale à la Flotte (si le temps le permet: se renseigner d'avance); prix, de la Rochelle à St-ilartin: 2 fr. 50 et 2, 3.75 et 3 aller et retour (valable trois jours); de la Rochelle à la Flotte: 2 fr. et 1.50, 3 et 2 fr. aller et retour. 2" Service entre la Pallice (v. ci-dessus) vX Sablanceaux. quatre départs par j. en été; trajet en 12 min.; 75 et 70 c.
L'Oe de Bé, à 15 kil. à 10. de la Rochelle, a env. 25 kil. de long sur 5 à 7 kil. de large et 85 kil. carrés de superficie; elle est assez peuplée (lll32hab.), mais relativement peu intéressante; elle a d'excellents vignobles et des marais salants très importants. — Une ligne à voie étr. traverse l'île entière de Sablanceaux (v. ci-dessus) aux Portes: 35 kil.; env. 2 h. 20: 2 fr. 70 et 1 fr. 80; jusqu'à St-Martin, 50 min.. 1 fr. et (55 c. - 9 kil. La Flotte (v. ci-dessus; 2096 hab.). — 13 kil. St-Martin-de-Ré (hôt. : du Grand-Pacha, de France^, ville de 2.380 hab. et port au N. de l'île. La localité a beaucoup souffert des guerres avec l'Angleterre. Ses fortifications actuelles sont dues à Vauban. Eglise des xii» et xv«s. : musée Ernest-Cognai'q. C'est à St-Martin qu'est le dépôt des condamnés destinés à la Nouvelle-Calédonie, qu'on ne peut visiter sans autorisation spéciale. — 18 kil. La Couarde (hôt. National), qui a des bains de mer. Puis Yisthme du Martray, qui n'a que 70 m, (le large et que
58 l.li.4. CHATELAILJ.OX.
protège une digue. — 27 kîl. Are (hôt. du Lîon-d'Or), bourg qui possède une église gotli. remarquai)]^, des xii"-xv<: s., une maison du xiv« s. et le musée Barbotin. — 31 kil. Le GiUieux, à 20 min. au S.-E. du gra.nà phare des Baleines qui a 50 m. de hauteur. — 35 kil. Lea Portes.
De i^a ROCHKL.1.E A l'île d'Oléron : un départ par jour du service entre la Rochelle et BoyardvUle (p. 61), avec escale à Vile d'Aix (v. cidessoiis; se renseigner d'avance). Prix, de la Rochelle à Boyardville: 3 fr. et 2.25, 4 et 3 aller et retour; de la Rochelle à l'île d'Aix: 2.50 et 1.75, •S et 2 aller et retour; de l'île d'Aix à Boyardville: 1 fr. et 50 c., 2 fr. et 1 fr. 50 aller et retour.
De la Rochelle à Saumitr (Paris), v. R. 8; à Poitiers, R. 11.
La ligne de Bordeaux longe ensuite pendant a.ssez longtemps le pertnis d'Antioche, borné au N. par l'île de Ré (p. 57) et au S.-O. par l'île d'Oléron (p. 61). On voit des marais salants. — 186 kil. Angoulins (hôt.: du Parc, des Voyageurs), petite station de bains de mer.
190 kil. Châtelaillon. — Hôtels: Gr.-H. Benu-Séjoiir, à dr. avant la station, du l'"' avril à tin sept., bon (40 cli. dep. .S fr., rep. 2.50 et 3, p. dep. 8) ; H. de la Plage, H. des Bains, boul. de Cronstaut ; //. de V Arrivée, à la station. — Casino: entrée, 50 c. le jour (dim. et fêtes, 1 fr.) ; 1 fr. le soir.
Châtelaillon est une jolie station balnéaire en formation, surtout fréquentée par les Rochelais. L'Océan ronge ici la côte, et il a déjà englouti peu à peu deux villages: Châtelaillon etMontmeillan; on peut voir à marée basse quelques vestiges du premier. On arrive rapidement de la gare au boul. de Cronstadt, rue transversale abritée par la dune et plantée d'arbres. C'est là qu'est le casino. La plage est toute de sable fin.
195 kil. Le Marouillet. — 201 kil. St-Laurent-de-la-Prée.
Embkanch. de 5 kil. sur Fouras (hôt. : des Bains, de l'Océan; casino), station balnéaire de 2461 hab., sur la côte et il l'embouchure de la Charente, dont la rive dr. se prolonge en mer par la pointe de l'Aiguille. Fouras a un anc. château du xiv° s., deux établissements de bains de mer fréquentes par les Rochefortais, l'un près du château, l'autre près de la gare, et un casino (50 c. ou 1 fr.). dans un bois, au commencement de la «pointe». Ce sont surtout les bois qui font apprécier cette station, car ses plages sont vaseuses et mal odorantes à marée basse. La ville de Rochefort y a un sanatorium. Il y a un fort à env. 10 min. de là, et plus loin se trouve Vile d'Enet, où l'on peut passer h pied sec à mer basse. Plus loin encore, à env. 3 kil. de la pointe de l'Aiguille, l'île d'Aix, qui a 6 kil. de long, 1800 m. de large et 129 hect. (:^92'hab.). Traversée en chaloupe ou en canot, de Fouras, en 1 h. env.. 1 fr. Ces deux îles sont fortifiées. L'île d'Aix tenait jadis au continent, et Ton y passait encore comme dans celle d'Enet en 1400. ITne escadre française fut dispersée et en partie détruite ici jiar les Anglais en 180S». Aix (hôt. de l'Océan) fut du 7 au 15 juillet 1815 le dernier asile de Napoléon avant sou départ pour Ste-Hélène, et on y visite sa maison. Bat. de la Rochelle, v. ci-dessus.
203 kil. Charras, où l'on traverse le canal du même nom.
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209 kil. Rochefort. — BufTit. - H.^tk.ls: du Cirntid-Iinrhn {\y\. r, B 1), riK' ili- l'Arsenal, 'SA. uil coin do la rue di- la RépuiiliqiU' (51 cli. dep. ;( fr., r»>p. 1, :\ et .'t. .')(>, oinii. 1); lit Frtiiict' (pi. a, H :M), nie Kmilc-Zola, à la porto Carnot (oli. di'ii. î fr. M, rcp. 1, 2.5i) et 3, omii. ."lOc); de la Rochtllt (pi. Il, B ,S), ruo Clianzy, 110. — Voiti-rks iik pi.ack : la course, df jour, 1 ou 2 pors., 1 fr. ; 3 ou I pcrs., 1.50; Tiicurc 2 fr. ; la nuit 2 et 3 fr. — PosTKs ET TKi.KdKAiMiKs i|>]. B 11, ruc Kuiilo-Zola. Bains, rue Chanzy, S7-8'.t. Si/iidic<it d'iiiHintivf, placo Colbert.
Kochffort, chcf-lii'u d'arr. de la Charentc-Inft''rit'iirt\ est une ville de 3.') (H 9 hab. (en 1911^, sur la rive dr. de la Charente, à 15 kil. de la mer. C'est une cité de construction réj^ulière, créée, avec le port, par Colbert, à partir de 1666. Son port de gnerre, important aux xvii" et xviu"' s., est auj. peu actif à cause de son exiguïté et du peu de profondeur de la Charente; le port de commerce est très fréquenté.
Le port militaire et son ar.senal sont les seules curiosités de Rochefort. De la gare (en reconstruction en 1912), qui est à env. 5 min. de la ville, on suivra une avenue qui aboutit à la porte Bégon (pi. B 2). Trenant en face la rue Bégon (qui conduit au jardin public, p. 60). puis à dr. la rue Chanzy, où se trouvent à dr. le lycée et Vétjlise Sf-Lcitia ipl. B 8-4), rebâtie en 1835 (clocher du xvin<" s.), on arrive à la place Colbert (pi. B4), centre de l'animation rochefortaise, ornée à g. d'une fontaine du xviii<" s. représentant la Charente et l'Océan. Suivre dans le même sens que précédemment la rue de la République qui passe contre cette fontaine, et tourner k g. dans la rue de l'Arsenal pour arriver devant la monumentale porte du Suleil (pi. C4), entrée de ce dernier.
L'*arsenal et le port militaire (pi. CI) 2-6) se visitent ordinairement de 9 h. du matin à 2 h. 30 du soir avec une permission qu'il faut demander au poste de l'arsenal ou quelquefois à la Majorité-Générale (pl.C4); pièce d'identité nécessaire. Pour un étranger, la permission de visiter peut être difficile à obtenir: il sera prudent de s'être au préalable muni d'une lettre de recommandation de son gouvernement, apostillée par le ministre de France compétent.
N.-B. Les appareils photographiques doivent être laissés au poste; pendant la visite, défense expressi- de faire des crocjuis ou de prendre des notes. En principe, les pourboires sont interdits, mais en fait, on en donne toujours un au marin qui fait visiter.
La visite est de durée variable suivant les parties de l'arsenal qui sont ouvertes au public. Dans tous les cas, on pourra voir des bassins de radoub, la salle des modèles et la magnifique salle d'ormes, curieusement décorée avec des armes ou parties d'armes, modernes pour la plupart, disposées en trophées, lustres, soleils, etc. Au cours de la visite, on remarquera çà et là des ancres, des jirojectiles. des pièces d'artillerie, etc. — Les navires de tfiierre qui se trouvent dans le port sont presque tous de petits croiseurs de faible tonnage et plus ou moins démodés; on visite
60 I- ^- ^- ROf'HRFORT. De Santés
couramment ceux qui sont désarmés et, en Taisant faire une demande aux officiers du bord, ceux qui sont en armement.
En sortant de l'arsenal, reprendre la rue du même nom jusqu'à l'angle de la rue Chanzy, où se trouve à dr.
le musée-bibliothèque (pi. B4), qui est public les dim. et jeudi de 1 h. à 4 h. et ouv. t. les j. aux étrangers (pourb.). Catalogue, de 1905, 50 c. Conservateur, M. Ingelrans.
Escalier: statue de Ganesha, dieu hindou à tête d'éléphant; buxte du bouddah Çakya-Mouni.
1"" étage. Antichambre: aquarelles et dessins; petits vases grecs; au milieu, une horloge. — Salle de dr.: nombreux dessins et études, en partie très remarquables; au milieu, un grand plan-relief de Roehefort (1835). — Salle de g. : de dr. à g., 45, Champwartin, Massacre des janissaires; 136, Le Poittevin, Lever de lune; 54, Dairavt, Enterrement d'un invalide; 119, Lucas, Job et ses amis; 59, Destrem, Ruth etBooz; ItS"»'», RonJlet (d'Ars, île de Ré), Lagunes de Long-Cô (Annam); 114, R. Lefebvrf, Mort de Phocion; 107, Laevûeiv, Vision de Zacbarie; 117, E. I^eijgtte, Charles VI; 95, Guillemet, Environs de St-Vaast-la-Hougue; 27, Bmnet, la Fin d'un monde,- 46, Chintreuil, la Plaine au temps des avoines; 128, 129, Moreax de Tours, Inquiétude, Repos du soir; 75, Garnernu, Combat naval. Au milieu, un modèle de frégate. — Couloir appelé galerie Lesson : gravures; coquillages. — Galerie Omer-Charlet: 38, Orner C'harlet {du Château, île d'Oléron), Orphelines de la mer; 34, 35, C'arrier- BeUeuse, une Petite curieuse, Marcliand de journaux ; plusieurs toiles anciennes des écoles hollandaise, italienne et allemande; 14, le Guerchin, Madeleine en prière; 25, Bronsino, Jeune femme; 131, Murillo (?), Vieille négresse; 154, Andréa del Sarto (?), la Vierge; 156, j7\'^€rnet, le Port de Roehefort en 1762; 138, Prnd'hon (?), Enfant endormi.
En sortant du musée, tourner à g. dans la rue Chanzy, puis prendre à dr. la rue Victor-Hugo qui mène au jardin public fpl. C 2-3), planté vers 1771, belle promenade dominant la Charente. A l'extrémité S., la jyréfertvre maritime (pi. C4). La rue Bégon, au N. du jardin, ramène vers la gare (v. p. 59).
On peut encore prendre la rue Emile-Zola, à g. avant la porte Bégon, passer à dr. sous une vieille poterne et continuer à gauche. A dr., le vaste hrqntal de la marine (pi. AB2; 1783-1788) qui compte 800 lits et comprend une école de médecine navale fondée en 1712; puits artésien de 856 m. de profondeur fournissant une eau sulfureuse et ferrugineuse de 42° C. Au S., devant l'hôpital, s'étend le cours d'Ablois (pi. AB 2-3), avec la statue de Vamiral Pottier (1839-1905), par Th. Rivière (1907), et à g., le Casiiio d^Eté (pi. A 3) ; puis le cours Roy-Bry (pi. A 3-4), et sur ce dernier, à dr., le square Parât, où l'on voit le buste du chimiste Edouard Qrimaux (1835-1900) par G. Bareau (1907). Au fond du cours Roy-Bry, la Vieille- Paroisse (pi. A4), église romane de 1050, depuis longtemps désaffectée, sert auj. de bourse du travail. Revenant snr ses pas, on retournera à la gare en longeant à dr. les remparts.
Plus loin, au N.-E. de la ville, s'étend le port marchand ou Cabane Cadrée (hors pi. CD 1-2). 11 a deux bassins à flot de moyenne grandeur et un H»", achevé en 1890. qui a plus de l kil. de quais, 6 hect. 5 de superficie et 10 m. de profondeur. Le port
à Buriieuitr. MARENNKS. I. R. 4. 61
fait surtout le corniuerGe de vins, eaux-de-vie, grains, bestiaux, sel, bois du Nord, houilles, poissons salés.
Hochffort a vu naître eu 1850 le eôlèbre écrivain Jitlifii Viaud, «lit Pierre Loti, ilont la iiiaisoii, riolie en curiosités exotique», est située rue Chanzy (on uv visite pas).
Exci'Hsio.Ns i>K RocHKFORT. -- A 2 kil., par la porte Martrou (pi. B5), 11- poiittraiisbordeitr de Mnrirou a 175 ni. 50 de longueur et (>7 m. de hauteur. A 12 kil. au S.-O., Broiiage (voit, partie, 12 à 15 fr.), auj. hameau sans importance, anc. place de guerre, a conservé ses fortifications commencées au xvi" s. et accrues par Hichelieu lors du siège de la Rochelle (v. p. 52); c"est la patrie de Samuel de Chuntplain (monument) qui fonda Québec en 1608. La route passe par Soubise, qui possède une église reeonstruite en 1712 et divers souvenirs de la famille de Kohau, et par ilo^ze (pron. «moise»), on se voit dans le cimetière une curieuse croix hosanniére de la Renaissance (xvi« s.), dite <• temple de Moi'ze». La route se prolonge au delà de Brouage sur Marenues ((îkil.; V. ci-dessous). — Tonmnj-Charente (p. 62) est desservi par des voit. publ. qui partent tontes les h. de la place Colbert.
l»e Hochefort à Saumiir, par Niort, v. R. 8A; à Poitiers, v. R. 11. 1)k Roohekokt Al- Chapi-s (île d'Olèron): 41 kil. ; chem. de fer; 1 h. 30 env.; 1 fr. 20, 3 fr. 10, 2 fr. — Jusqu'à L'nhariot (11 kil.), v. p. (;2. - Un franehit la Charente. — 22 kil. St-Agitant. A 1 kil. au X., KchiUai», avec une curieuse église du xii« s., fortifiée au xv» s. fbelle fa(,-ade romane). — 32 kil. StJtist-Luzac (p. 45 et 76). — 31 kil. Marennes (hôt. du Commerce & de la Poste, 18 ch. dep. 2 fr., rep. 2.50 et 3), ville de lUOSjiab. et chef-lieu d'arr. de la Charente-Inférieure, renommée pour ses <• huîtres vertes», dont elle expédie env. 25 millions par an, soit ponr 1 million de francs. La rue en face de la gare aboutit à g. à la rue de la Répuldique, qui traverse la ville dans toute sa longueur et où se trouvent à dr. le temple et la poste. La rue Victor-Hugo, à g. de la poste, conduit à la place Chasseloup-Laubat, décorée d'une statue en bronze du ministre de ce nom (1805-1873), par A. Lequien (1874). Plus loin, place Brassaud, V^ylise St-Pierre, rebâtie au xvn« s., mais qui a conservé du xiv s. un beau clocher gothique avec flèche en pierre (78 m. ; belle vue). La rue en deçà de l'église à g. ramène directement à la gare. Marennes a une grande fabrique de produits chimiques à g. au delà de la gare, et un petit port à env. ','4 d'h. an sud. Ligne à voie étr. de Marennes, par des marais salants, à la Cayenne-de-Heiidre (5 kil.; 40 et- 25 c.); de là, bac à vap. (gratuit) traversant la Seudre pour la Grève, stat. terminus d'une ligne de chem. de fer venant de Saujon (Pons, Royan; v. p. 75-76). Lignes à voie étr. de Marennes à Saintes et à Saujon, v. p. 45 et 76. Brouage, v. ci-dessus. — 41 kil. Le Chapus avec un anc. fort et d'où des bateaux à vap. desservent dans Vile d'Oléron. le Château (toute l'année) et St-Trojan-les-Bains (en été seulement); 15 à 20 min.; 75 et 60c.
L'île d'Oléron, qui borne avec celle de Ré (p. 57) le pertuis d'Antioche, et qui est séparée du continent par le pertuis de Maumussoii, est une île plate assez fertile et bien peuplée, de 30 kil. de long et 4 à 10 kil. de large. Outre la route (v. ci-dessous), un chera. de fer à voie étr. traverse l'île du S.-E. au X.-O. : 37 kil. ; env. 2 h. 30: 2 fr. 85 et 1 fr. 90. Tête de ligne: St-Trojan-les-Bains (hôt.: des Bains & Moderne, 60 ch. dep. 2 fr., rep. 2.50, p. dep. 6, oran. 40 c; du Soleil-Levant), station balnéaire qui a un sanatorium pour enfants rachitiques ou tuberculeux. Canot autom. du Galon-d'Or, v. p. 78. — 9 kil. Le Château (hôt. de France), ville fortifiée de 3334 hab.. capitale de l'île, sans intérêt. — 16 kil. Dolus (hôt. Collé). 2029 hab. — 22 kil. St-Pierre (hôt. de la Renaissance), ville de 4376 hab., qui a, sur la place du Marché, ane. cimetière, une jolie tourelle ou «lanterne des morts ■•, du xiii*^ s. (v. p. i.ii). Embranch. île » kil. (60 et 40 c.) sur Bui/ardrille. que dessert un bateau de la Rochelle (v. p. 58). - 28 kil. St-Oenryes. 4472 hab. ~ 37 kil. St-Denis (aôt. : dés Voyageurs, des Bains), d'où une route de 5 kil. mène au phare de t'hui- «ir'on (44 m. de haut), à 26 kil du Château, par la route.
62 I- R- 4. CHALLANS. De JTant^
Après Rochefort, la ligne de Bordeaux décrit une forte courbe et remonte la vallée de la Charente; à g., la ligne de Poitiers.
215 kil. Tonnay-Charente (hôt. de Paris & du Point-du-Jour, 9 ch., rep. 2 fr. 50 et 3), ville de 4873 hab., avec un port sur la Charente, qui y est traversée par un remarquable j)unt suspendu (204 m. de longueur et 23 m. de hauteur), précédé et suivi de viaducs en pierre. Usines de la Société de St-Gobain-Chauny-Cirey, à dr. en deçà de la station.
219 kil. Cabari'ot, où s'embranche la ligue du Chapus (v. p. 61).
226 kil. Bords. — 236 kil. St-Savinien (2692 hab.), qui a aussi un port. Puis, à dr., sur l'autre rive de la Charente, le château de Crazannes, des xiiie-xviiie s., et le château de Paidoîs. — 243 kil. Tailîeboiirg (p. 42). La voie longe ensuite, à dr., la Charente. — 248 kil. Le Pontrean. A dr., en arrivant à Saintes, la tour de l'anc. cathédrale; à g., la ligne de Saumur.
253 kil. Saintes (p. 42), sur la ligne de Saumur à Bordeaux.
B. Par Challans et la Rochelle.
41.S kil. Trajet de 10 h. 20 à 13 h. 1."). Prix comiiie par Clis.son (v. p. 47). Les trains partent de la gare il' Orléans, puis vont à la gare de l'Etat.
Nantes, v. p. 30. Ou traverse quatre bras de la Loire; belle vue de la ville à droite. — 2 kil. Po7it-Bousseati. Ligne de Legé, v. p. 64. — 6 kil. Les Landes; 8 kil. Bovgiienais; 12 kil. Le Buis-Cholet. — 15 kil. Bouaye. A g., le lac de Grand-Lieu, de forme à peu près ovale et de 9 kil. de long sur 6 de large, mais peu profond; il inonde en hiver les prairies voisines. Il a été plusieurs fois question de le dessécher en majeure partie, mais les treize communes riveraines qui vivent de la pêche sur ce lac s'y opposent. — 21 kil. Port-St- Père- St- Mars. Port-St-Père, ou Kléber battit les Vendéens le 10 septembre 1793, se trouve à 3 kil. au S. de la station.
27 kil. Ste-Pazanne, ville de 2696 hab., avec une belle église gothique moderne. — Lignes de Pornir et de Painilxenf, v. R. 5.
33 kil. La Monétrie. — 40 kil. Marhecoul, ville de 4210 hab., anc. capitale du duché de Rais (v. p. 29), avec des restes de château. — 48 kil. Bois-de-Céné, où l'on entre en Vendée. — 54 kil. La Garnache, 3470 habitants.
59 kil. Challans [il m.; hôt. des Voyageurs), ville commerçante de 5463 habitants.
A It; kil. au S.-O. (voit, puhl., deux fois par j., 2 fr. 20 ail. et rct.), StJeuude-Montx (hôt., p. 6 fr. il 7.50: de la Plage, à la plage; des Voyageurs, au hourg), station balnéaire de 4704 hab., dont la plage se trouve à 1500 ni. près d'une forêt de pins.
Ok Challans au.\ îles uk Noirmoutikr et d'Yku, par Fromentikk: jusqu'à Fromentine, 25 kil., ehem. de fer à voie étr. en 1 h. il 1 h. 20; 2 fr. :iO et 1 fr. ()5. En été, l'aecès de l'île de Noirnioutier est plus facile par le bateau de Poniie (v. p. •>.'■)). IC kil. Haïti voir (hôt.), localité de
à Uordeaur. XOIRMOUTIKR. I. n. I. 63
2692 hab., d'où part une route traversant la mer par lo«G'of/a», «Uua» ou «Oois», chaiiNscc ciupiorrée d'env. i kil. 5 qui se trouve à sec à iiiari'e basse, et rejoi^-uaut la route de Koiriiioutier à Harbâtre (v. cidessous). Voiture partie, di' Beauvoir à Noirumutii-r (21 kil.), env. 12 fr. - i:i kil. l.<i lUirre-ilfMoiitit. — 25 kil. Froinrittiue (petit hôtel), d'où l'on |>asse aux iles de Noirumutier et d'Yen. Jl n'y a qne 5 min. de traversée (SiKl m.) par un pi'tit bateau à vapeur pour arriver à la première (20 e.. avec minimum de tute., où l'on aborde à la Fosne (aub.). De là, une route de Iti kil. conduit à Soirmoutier. par Barbdtrt; (corresp. en
1 h. '/-i, 2 fr. ; du 1"^ juilb-t au 15 sept., service rapide par breaks, 3 fr.).
L'île de Noirmoutier (llrri. puis S'iijnim MoiifD/trriitin) n'est séparée du continent que par le f;ué mentionné ci-dessus, et les atterrisseiniMits, qui l'ont déjà beaucoup agrandie, tiniront i)ar la rattaelier au i-ontiuent. C'est nue île plate, sauf au N., où elle présente des rochers ])ittoresques. La plus grande partie est au-dessous du niveau des grandes marées et protégée par des digues. Sa longueur est d'env. 19 kil., sa plus grande largeur de 7 kil. et sa superficie <le 5t)78 hectares. Il y a beaucoup de marais salants ^v. p. 72) et des plaiue.s trè.s fertiles. Klle compte 7977 haliitants. Le.s Vendéens et les républicains se disputèrent cette île en 1793-1794, et c'est là que fut pris et fusillé d'pjlbée, le généralissime des premiers. — Noirmoutier (hôt. Moderne, ch. dep.
2 fr. 5(1, rep. 2..5(i et 3, p. dep. H), le chef-lieu, est une ville de WVH bal)., avec un petit chiitraii du xiv s., où demeurait rabi>é de Her. L'église .St-Philbert a une belle crypte romane du xi' s. A 2 kil. au N.-E. s'étend le biiin lit la Chaise (200 fiect.), en face de Pornic, qui n'est qu'à IG kil. par mer (^bateau en été, v. p. (iô). C'est un bois de pins, de chênes verts et de mimosas, ou se trouvent des bains de mer (hôt. lieau-Rivage, à la plage des Dames, ouv. du 1" juillet à tin sept.. Kl ch. dep. 3 fr., rep. 1,
3 et 3. .50, p. dep. H; chalets à louer); il renferme des rochers et des grottes. Au X. de l'ile, à la Blanche (1 kil.), un autre bois et un petit château, avec les restes d'une abbaye. Au N.-O.. l' Jlerbaiidière (5 kil. .5), village avec un petit port, et à env. i kil. de là en mer, Vile du IHlier, rocher fortifie, avec un phare.
L'Ue d'Yeu, à 29 kil. du continent et que dessert un bat. h vap. une fois par j.. pendant toute l'année, à des heures variant avec la marée (1 h. i/^; 3 fr. et 2 fr. 25, ail. et ret. 4..50 et 3), a env. 10 kil. de long sur 3 à l de large (2233 hect.) et compte 3985 hab. ; elle comprend quelques ouvrages de fortification. La côte est très escarpée du côté de la pleine mer, mais facilement accessible du côté du continent, où se trouve l'ort-Joiiirille (hôt.: des Voyageurs, 20 ch. à 2 fr., rep. 2.50 et 3; Turbé ou du Commerce). La principale localité est St-Haiiceiir, au centre, à 2 kil. 5. .Bains de mer à la plage de Ker-Chfilon, 10 min. au S.-K. du port. A -1 kil., sur la côte .^ l'opposé de Port-Joinville (clef à la mairie), les ruines très pittoresques d'un château des XVI* et xvir s. Le grand phare électrique, à l'O. de l'île, a 15 m. de hauteur et plus de 1(K) kil. de portée.
()ô kil. SoiillaiiJS. — 71) kil. Cunèmetjiiifrs, bourg à g., au \. duquel il y a un château eu ruine. .\ env. 20 min. au S. de la stat., sur un coteau, deux dolnieiis dits les Pierres Folles.
De CoMMKt^i-iEKs A ST-tiii.i.KS-CKoix-DE-ViE : 13kil., lfr.30, 95c., 65e. - 10 kil. St-Hilaire-de-Riez, 3212 hab. A 3 kil. de la gare de St-Hilaire ou de celle cle St-Oilles, la petite station balnéaire de Sion (hôt. de l'Océan & des Pins, p. dep. 0 fr.), avec de beaux rochers. — 13 kil. St-OilUn-C'nih-df- Vie. St-Gillen-Miir- Vie (hôt. Malescot) est un petit port de mer avec des bains de mer et un sanatorium tenu par des religieuses. C'roirde- Vie (hôt.), ne face (pont), a aussi un port de pêche et des bains de mer.
La voie traverse ensuite la Vie. — 74 kil. St-^Eaixeitt-mir- Vie. A 5 kil. à l'E., les ruines du rhôfeaa il' A]>reiiiinit. qui lut cduslruit au \\i' s. par l'amiral ("hal)i)t. — SI kil. ('i)ë.r. — 94 kil. Aizeiniij.
64 1- n. n. PAIMIÎŒUP.
4607 hab. — 102 kil. La Genétouze. On rejoint ensuite la ligne de Nantes par Clisson (v. p. 48) et celle de Sauniur aux Sablesd'Olonne (v. p. 70).
111 kil. La Roche-sur-Yon (p. 48). Suite du trajet, v. p. 50.
Il y a une troisième route de Nantes à la Rocbe-sur-Yon, formée par deux lignes de chemin de fer à voie étroite se raccordant l'une à l'autre il Legé: 81 kil.; 4 h. 10 et 5 h. 15; 6 fr. 10 et 4 fr. — 1 kil. Ponf-Roits^ea/i (v. p. t)2). — 6 kil. Le» Sorinières, où se détache à g. un emliranch. de 40 kil. menant à Bocheservikre. — 23 kil. tSt-Philbert-de-Graiullieu, sur la Boulogne. 3917 hab. De Véglise (v. p. xli), élevée entre 814 et 819, il subsiste le carré du transept, une partie des croisillons et du mur N.; le chevet, rebâti en 836, a été modifié depuis; la nef est plus récente. --- 45 kil. Legé, sur la Logne. 4410 hab. — 52 kil. ,St- Etienne-du-Boix. 2517 hab. — 56 kil. Palluau. — 6ii kil. Le Poiré-gur-Vie. 4401 hab. - 81 kil. La Roche-sur-Yon (p. 48).