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“ baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint “ Esprit: Et leur apprenant à observer tont ce que je
“vous ai commandé. Æf voilà que je suis avec vous se merie,
“ jusqu’à la fin des siècles.”
-e m'est donc pas un livre que les Apôtres sont chargès de faire lire aux peuples jusqu’à lu fin des siècles.—- C’est une prédication verbale, qu’ils ont mission de faire, et dans laquelle le Divin Sauveur leur promet de les assister et de les guider, non pas pendant trente, quarante ou soixante ans, mais jusqu’à la fin des siècles. ..,. C’est par la prédication des Apôtres aux peuples, et non par la lecture de l'Evangile par le peuple, que Jésus-Christ veut que les hommes soient éclairés et sauvés, jusqu’à la fin des siècles. Et, voilà pourquoi le Sacerdoce Catholique, seul possesseur de 1: mission donnée aux premiers Apôtres, enseigne, prêche et explique l'Evangile aux peuples..... Jésus-Christ n’a pas dit, “ celui qui ne dira pas l'Evangile sera perdu.” C’est une absurdité et un mensonge, qui n’ont pu sortir que de l’enfer ;— mais Jésus-Christ a dit à ses Apôtres de tous les temps : “ Prêchez, l'Evangile—Instruisez tous les peuples—Te ‘ serai avec vous—celui qui vous écoute, m’écoute—celui “ qui vous méprise, me méprise—celui qui croira à votre “ prédication sera sauvé—celui qui n’y croira pas, sera “ perdu... . .?
Jésus-Christ n’a pas dit: Si vous ne lisez pas la Bible, vous serez regardé comme un païen et un publicain ; mais il a dit, “ si vous n’écoutez pas l'Eglise, vous serez regardé comme un païen et un publicain.”
C’est donc une Eglise que: Jésus-Christ est venu fonder, et non un livre aw’il est venu faire écrire et lire. L’Evangile est la propriété de l’Eglise, c’est un de ses biens, c’est un de ses grands trésors, c’est elle qui est chargée de le conserver et de l’expliquer au peuple... Car c’est à elle-seule, et non aux individus que la promesse est faite et la mission donnée.
Dire que Jésus-Christ et ses Apôtres voulussent que ce fut par la lecture de la Bible, interprétée par chaque individu, que les peuples fussent convertis, est une si grande absurdité, que j’ai toujours de la peine à conce-
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du Saint voir comment des hommes qui se respectent peuvent la ce que je laisser tomber de leurs lèvres. : 2
avec vous " Tout le monde sait qu'avant l'invention de l’impni- ” merie, les livres étaient aussi rares et aussi chers, qu’ils > sont aujourd’hui communs et à bon marché. Pendant
sont char- . 1400 ans après Jésus-Christ, il fallait tout écrire à la
Stècles.—- ‘a +. . . . . .) .
de faire.et ©? Main. Or, pour écrire une Bihle entière, il fallait un les assis. © temps considérable... Bien peu de personnes savaient
arante où écrire chez plusieurs peuples, presque constamment en .. Cest guerre. On a même les noms de plusieurs rois puissants, on parla qui ne savaient pas signer leur nom. Pour se procurer us-Christ Ua livre aussi considérable, il falluit payer une grande somme d'argent. Il était donc absolument impossible à
S, JUSQU? ru,
de D \ l’immense majorité des Chrétiens pendant 1400 ans aux pre- d’avoir des Bibles et de les lire..... Aussi, l’histoire Evangile . nous apprend que pendant la période de temps qui a
celui qui précédé l’imprimerie, les peuples se cotisaient pour avoir abaurdité une Bible qu’on déposait dans l’Eglise, où le Prêtre en lisait tous les Dimanches quelque partie, qu’il expliquait
tes au peuple
t : | : : ; Ms fe Ce n’est pas par la lecture de la Bible, mais c’est par la te—celui *Pr'édication des Apôtres envoyés par l'Eglise de Jésusra à votre Christ, que les Français, les Anglais, les Allemandk, les pas, sera Espagnols, les Irlandais, les Grecs, les Romains, et tous
les autres peuples ont été convertis, puisque bien peu la Bible, de personnes parmi ces nations diverses savaient lire, et
ublicain: Awun bien plus petit nombre encore étaient en moyen vus dôvèz de se procurer une Bible.—Que M. Roussy me nie cedas. B'LLLORO se cie c00.v0 édit Eh bien! puisque c’est un fait certain que Jésusre et live. Christ a voulu que son Eglise marchât à la conquête nn de'ses des âmes par la prédication pendant 1500 ans, que M. le qui est Roussy nous montre un texte de sa Bible, pour nous faire iple.. connaître que Jésus-Christ a décidé que la lecture de la
Bible par chaque particulier, dût remplacer la prédication,
1e la pro- à une époque quelconque de la vie ss l'Eglise,
Il est clair que si le système de M. Roussy était bâsé
ssent C
r esdue . sur la vérité, Jésus-Christ aurait commandé à ses Apô-
st une si © es, non pas de prêcher l'Evangile jusqu’à la fin du
à conce- monde, mais de montrer à lire aux peuples et de leur
donner des Bibles... .. Et au lieu d’A pôtres, c’eut été
su
des muîtres d’école qu’il eut promis et envoyés aux na- is tions assises dans les ténèbres de la opt... o M
M. Roussy nous dit que notre Seigneur est contraire F qui aux À dr ol tradilicns des hommes ; mais l’Eglise ne les À culi condamne pas moins ces fausses traditions humaines. … prét Quand M. Roussy dit que tout ce qu’il faut croire et qu’o faire est écrit dans l'Evangile, et qu’il ne faut rien ce q croire des vérités enseignées par la tradition ; en un M Jalc mot, quand M. Roussy dit, qu’on ne trouve pas le 1 em dogme Catholique de la Tradition dans l’Ecriture- “« ce Sainte, il montre on sa mauvaise foi, ou son ignorance. | “co Voici une Bible qui vient de M. Roussy lui-même. Eh mai bien, dans la seconde Epitre de St. Paul aux Thessalo- c’ét:
niens, voici ce que le St. Apôtre écrit:—(c. ii, v. 15.) | po —“ C’est pourquoi, mes frères, demeurez fermes et con- % “ servez les éruditions que vous avez apprises, soit par )
oui “ nos paroles, soit par notre lettre.” Voici St. Paul qui as dit que ce qui nous vient pur la parole non écrite, c’est- . choi à-dire, la tradition, est de même autorité que ce qu’il d’ét écrit dans sa lettre... Ne faut-il pas plus que de la C hardiesse dans M. Roussy, pour oser nous dire en face, Mu qu’il n’est pas parlé de tradition dans PEcriturs-Sainte. D Car Et ‘dans le chapitre iii, v. 6, de la même Epître, St. de c Paul dit: “ Nous vous ordonnons de vous séparer de pro “ ceux qui se conduisent d’une manière déréglée et non pers ‘€ selon la tradition qu’ils ont rèçue de nous.” H voil Dans sa seconde Epître à st, Timothée, (ce. ii, v. 2,) un] St. Paul dément d'avance l’ubsurde assertion de M. les Roussy qui dit que toutes les vérités et les doctrines de van Jésus-Cffrist sont écrites et qu’il n'y ena aucune quinous Esd arrive par la tradition. Ces paroles sont claires et lieu rrécises :——“ Fortifiez-vous donc, ô mon fils, par la grâce de, ‘“ qui est en Jésus-Christ. Et ce que vous avez appris dan ‘ de moi, devant plusieurs témoins, dunnez le en dépôt au “ à des hommes fidèles, qui soivnt eux-mêmes capables fait “ d’en instruire d’autres.” Q En vérité, M. le Président, lorsque M. Roussy, nous tres
disait que tout est écrit duns Les Livres saints et qu’il n°y ! 2 pas de tradition, il avait perdu ja mémoire ou il nous h
’eut été aux naontraire se ne les umaines.
‘roire et ut rien sen un > pas le critureorance.
me. Eh hessalo- V. 15.) et COnsoit par ’aul qui e, C’este qu’il te de la n face, Sainte.
tre, St.
irer de
et non
» V. 2,) de M. ines de uinous res ‘et L grâce appris dépôt pables
7, nous lil n°y l nous
supposait assez ignorant pour ne savoir pas lire les Epitres de St. Paul.
M. Roussy a été vraiment malheureux dans le choix qu’il a fait de ses textes pour prouver que chaque particulier doit lire l’Ecriture-Sainte et a droit de l’interpréter à sa façon. Il a cité le texte où Moïse veut qu’on s’en tienne à la loi de Dieu. Et c’est justement ce que nous voulons. Oui, que tout le monde médite la loi de Dieu —or, une de sts lois, un de ses commandements le plus absolu est celui: ci:—“* Ecoutez l'Eglise, “ celui qui n’écoute pas l'Eglise doit être regardé “ comme un puïen et un publicain.” Il a cité Josué, mais Josué était le conducteur, le grand clief du peuple, c’était un homme visiblement choisi et inspiré de Dieu pour conduire ses frères dans la terre promise : c’était tout naturel qu’il dut lire et méditer l’Ecriture-Sainte, pour s'instruire et instruire les autres. Et c’est aussi ce que l’Eglise Catholique commande à ceux que Dieu a choisis pour conduire son peuple. Elle leur commande d’étudier et de lire sonvent les Saintes Ecritures... ....
Ce bon M. Roussy nous a cité le livre de Néhémie ; Muis je crois que c'était une distraction de sa part... .. Car le texte qu’il a cité prouve justement le contraire de ce qu’il nous avait promis. M. Roussy nous avait promis, vous le savez, de nous démontrer que chaque personne du peuple doit avoir sa Bible et lu lire. Et voilà qu’il nus cite un texte qui nous apprend que pas un homme ni une femme n’avait de Bible alors, excepté les lrêtres... ‘ Esdrus apporta la loi,.. et la lut devant le peuple.”’—Vous voyez, M. le Président, que cet Esdras ne vuluit pas mieux qu’un Prêtre Papiste. Au lieu de distribuer des Bibles par milliers, à tout le munde, comme fait le brave M. Roussy, il garduit le livre dans ses mains, et se contentait de le lire et l'expliquer au peuple, justement comme M. Girouard, votre curé,
fait tous les dimanches.
Quunt au texte d’Isaïe ; il prouve qu’il y avait d’autres choses que la loi écrite, puisque Dieu veut qu’on s'en tienne aussi au Éémoign ge...
Notre Seigneur conseillait aux Juifs incrédules de Lire
l’Ecriture-Sainte; mais ce n’était assurément pas comme l’unique et le meilleur moyen de le connaître, puisque ces Juifs auraient encore mieux fait, d'après Jésus- Christ lui-même, de crotre à s7 parole et à ses œuvres... La lecture de la Bible mal interprétée, a perdu les J uifs, comme elle perd les Protestants d'aujourd'hui. C’est la Bible à la main, que les Juifs ont déclaré que Jésus- Christ était un imposteur, e que d'aprés la loi il devait étre crucifié.
Muis, M. le Président, je veux réfuter M. Roussy par sa propre bouche et lui prouver, Par ses propres aveux, qu’il est égaré et qu'il trompe les autres, lorsqu'il leur dit que nous ne devons admettre en religion que ce que Tous pouvons prouver par des textes précis de la Bible. Je veux lui faire avouer qu’il faut de toute nécessité avoir recours à la tradition ; et même à une tradition infaillible, sous peine de n’être pas chrétien. Je prie M. Roussy de vouloir bien répondre à mes questions. Et vous, messieurs Les Secrétaires, écrivez bien précisément les répous2s de monsieur : et vous, mes bons amis, (en parlant au peuple) écoutez avec attention les aveux que
Je vais lui arracher.
Puisque vous dites M. Roussy, qu’on ne doit rien admettre en religion, que ce qui est clairement pronvé par un texte de l’Evangile, montrez-nous le texte qui prouve que St. Marc a écrit l'Evangile, et qu’il a été inspiré par le Saint Esprit, lorsqu’il écrivit son Evangile ?
M. Roussy—se levant,avec un air d’assnrance, —Rien n’est plus facile, monsieur, voizi les propres paroles du Sauveur, dans St. Mathieu, (chap. xxviii, v. 19 et 20.) ‘ Allez donc et instruisez tous les peuples, les baptisant ‘au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Ap- “ prenez-leur à observer toutes les choses que je vous ai
“ commandées, je serui toujours avec vous, jusqu’à la ‘ fin des siècles.”
M. Cainiquy—M. Roussy voudrait-il bien nous dire à Qui s’adressaient ces paroles du Divin Sauveur ?
eu à do
S COM- ; Puis- Jésus- DORE Juifs, C’est Jésusdevait
Sy par veux, L leur e que Bible.
essité on inle M.
Et ment , (en que
rien ouvé > qui été van-
Rien s du 20.) sant Ap- LS a1 à la
dire
M. Roussy—Jésus-Christ adressait ces paroles à ses Apôtres.
M. Cainiquy —Messieurs les Secrétaires, ayez, s’il vous plaît,.la bonté d’écrire que les paroles que M. Roussy a citées n’avaient rapport qu'aux Apôtres. À présent, M. Roussy, voudriez-vous nous dire, si St. Marc était Apôtre?
M. Roussy—Oui, monsieur, Saint Marc étuit Apôtre.
M. Cainiquy—Messieurs les Secrétaires, écrivez, s’il vons plaît, que M. Roussy soutient que Saint Marc était Apôtre.....
M. Roussy—avec précipitation —Non, non, monsieur, Saint Marc n’était pas Apôtre.
M. Cuainiquy—Ecnivez, messieurs, que M. Roussy déclare que Saint Marc n’était pas À pôtre.
Eh bien, M. Roussy, si Saint Marc n’était pas Apôtre et que le texte que vous OMR avez cité ne se rapportait qu’aux Apôtres, le texte n’a donc de votre aveu, aucun rapport avec Saint Marc.
M. Roussy—Non, monsieur, Jai fait une erreur, et j'avoue que le texte cité n’a point rapport à St. Marc.
M. Cainiquy—Eh bien, M. Roussy, je vous renouvelle ma question, devant cette respectable assemblée. Montrez-n us un texte précis de la Bible,qui prouve que St. Marc a été inspiré de Dieu pour écrire l’Evangile.
M. Roussy-se lève, et se met à feuilleter son livre. Il est pâle, il tremble, les sueurs l’innondent, il prend plus de dix minutes à chercher..... Un morne silence règne, ... On n’entend que quelques faibles murmures, ‘ Je voilà pris ’—Mais on impose silence.—Enfin, le peuple impatienté, commence à parler :— Avancez-
“ donc, M. Roussy, qu'est-ce que vous faites donc 1”?
Ce monsieur paraît de plus en plus décontenancé ; il répond d’une voix trembiante : “ Messieurs, je vous prie “ de prendre patience, j'avoue que je suis dans un che- # min très étroit.” Ces paroles sont suivies d’un éclat Je rire général. M. Chiniquy, lui dit alors: “ Votre “ chemin sera encore plus étroit tout à l’heure, mun- “ sieur.”.... Enfin, après avoir cherché en vain, pendant un quart d’heure, M. Roussy s’assit, ou plutôt, il écrase sur son siége, et il dit d’une voix émue :—4 Je “ ne suis pas capable de trouver le texte demandé.”
M. Cainiquy —Messieurs les Secrétaires, ayez la bonté d’écrire que M. Roussy déclare être incapable de trouver un texte de l’Ecriture-Sainte, pour prouver que Saint Marc a été inspiré de Dieu pour écrire l’Evangilles 4e
Encore une autre petite question, M. Roussy; puisque selon votre religion, on ne doit tenir comme vrai que ce
qui est prouvé par un texte de la Suinte Bible, trouvez- Où nous le texte qui prouve que Saint Luc, qui n’était pas . prop plus Apôtre que Saint Marc, a été inspiré de Dieu pour , dans écrire l'Evangile. | des] glise M. Roussy—se lève, mais sa figure et toute sa con- .. ced tenance annoncent un homme tout à fait brisé.—ITl \ tron cherche pendant cinq à six minutes; puis, il se laisse n écri retomber sur son siège, en disant : “ Je ne suis pas ca- n pas “ pable.”? ï M. Cainiquy—Messieurs les Secréta'res, veuillez, s’il niq vous pluît, écrire que M. Roussy déclare n’être pas ca- con pable de trouver un texte dans sa Bible pour prouver ce c que St. Luc a écrit l'Evangile.” Puiss’adressant à M. Roussy. Eh bien, monsieur, puisque vous déclarez à g A n’être pas capable de trouver un mot dans la Ste. Bible nn es pour vous assurer que St. Marc et St. Luc ont écrit 5 Les l'Evangile qui porte leurs noms,;—Comment savez-vous —, ou que ce sont eux qui ont écrit ces Evangiles ?,... Puis, D VE se tournant vers le peuple, M, Chiniquy, dit en sou- n des tant :-——‘ Ecoutez bien sa réponse.” D “u
Un movne silence se fit à l’instant.
nc ; il is prie n che- 1 éclat Votre , Mlun- |, pentôt, il —“ Je , 29
a bonble de er que Evan-
tisque que ce UVEZit pas | pour
| cone—[l laisse AS CA-
z, S'il 18 C(aouver à M.
larez Bible écrit -VolIsS Puis, | SOU
M. Roussy—On prouve que St Marc et St. Lus ont écrit l'Evangile, par les miracles qu’ils ont faits.
1 -moi le texte de l’'E- M. Cuiniquy—Eh bien montrez-moi le vangile où il est dit que St. Marc et St. Luc ont fait
des miracles.
M. Roussy—se lève lentement, avoue qu'il n’est pas capable, il murmure quelqnes paroles inintelgibisee as puis avec un embatfas qu il ne peut cacher :— a me demandez, monsieur, comment on connait que &t. & Marc et St. Luc ont écrit l’Evangile: mais, monsieur, & on ne connait cela que par le témoignage des premiers 66 1 “A 2
5 a bles on n’entendit que des cris de joie et des battements de mains. ‘Il est pris par, Sa piqpre ER & role... Il est tombé dans le sac,” s’écriait la foule.
Oui, mes amis, s’écrie M. Chiniquy, il enl pris par e propres paroles, et comme vous le dites, ‘ il est tom dans le sac ;” il est forcé d’avoir recoturs au témoenege des premiers chrétiens, c’est-à-dire, à la Tradition à glise pour prouver la première des vérités,. + « .l qe ence de l'Evangile. 1l est donc forcé d’avouer quil vous tromrait tout à l’heure, lorsqu'il vous disait que tout était écrit dans l'Evangile, ... et que tout ce qui ne pouvait pas se prouver par un texte devait être reJettése e »
M. Roussy—Je ne suis pas pris— c'est vous, M. Chiniquy, qui êtes tombé duns le sac,—c’est vous qui êtes confondu, car vous n'êtes pas capable de nous montrer ce que ’est que l'Eglise, et queile autorité elle a...
M. CHiniquy —Puisque M. Roussy ne sait pas ce que c’est que l'Eglise, je me ferai un plaisir de le lui dire.— Les premiers chrétiens divisés sur certaines pratiques, suivirent le conseil de notre Seigneur,et en appelérent à l'Eglise d’alors..... Et voici ce qui se passa :—(Actes des Apôtres, chap. xv, v. 6.)—“*.Les Apôtres donc; et & les Prétyés s’assemiblèrent, pour exäminer et résoudye
“ cette affaire. Et après avoir beaucoup conféré en- # semble, Pierre se leva et leur dit:—Mes Frères, vous “ savez qu’il y a longtemps que Dieu m’a choisi d’entre. “ nous, afin que les Gentils entendissent par m4 bouche “ les paroles de l'Evangile et qu’ils crussent.. .. , Après “ Pierre, Bernabé et Paul furent entendus. Puis Jac- “ ques prit la parole à son tour ; mais ce ne fut que pour ‘ confirmer ce que Pierre avait dit..... Enfin lu délibération étant finie, ...ils écrivirent ces solennelles “ paroles :—J1 à semble bon au S'ain - Esprit et à nous, de “ décider de telle et telle manière Ta question que vous ‘ nous avez proposée.”
Voilà, M. Roussy, ce que c’est que l'Eglise... ., Voilà Comment elle parlait il y a 1960 ans, et voilà comment elle parle encore et comment elle parlera jusqu’à la fin des siècles; car elle ne doit jamais périr, puisque Jésus- Christ a dit :—< Les portes de l'eñfer ne prévaudront jamais contre elle.” . +. C’est cette Eglise infaillible qui me dit, à moi, Catholique, comme elle le disait il y a 1900 ans :—que St. Marc et St. Luc ont été inspirés de Dieu pour écrire leurs Evangiles, et je suis certain qu’elle dit vrai, car c'est le St. Esprit qui l’éclaire. Cette Eglise, d’après St. Paul—(1er Épître à Timothée, C. iii, V. 15.)—Est la colonne et la buse de Lx vérité. — Cette Eglise, hors de laquelle il n’y à que mensonge et erreur, a été anpelée Catholique par les Apôtres, et a. Cune autre Eglise qu’elle ne pourra Jamais porter ce beau nom. Cette Eglise Catholique, à laquelle j’ai le bonheur d’appartenir, s'appelle aussi Apostolique, parce qu’elle est unie aux Apôtres par une chaîne non interrompue de Prêtres, d’Evêques et de Papes, qui tiennent d’eux leurs pouvoirs, par des tîtres incontestables. Cette Eglise Catholique et Apostolique, s'appelle aussi Romuine,. ... parce que c’est à Rome que son Fondateur, parrui les hommes, (St. Pierre,) a versé son sang et qu’il a déposé, pour ses s'iccesseurs, les Clefs du Paradis, que ni les démons, ni les héritiques, ni les impies ne OUf: ront jamais luiravir. “ Tu es Pierre et sur cette pierre,
Je bitirei mou Eglise, et les portes de l’Enfor ue prés
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Suis qu’ faiblesse jai soin les a tot . l'Eglise Let St. L "leurs E:
| près l'a prouver » par l'E … dont el … trésor.
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