A DS
M. le professeur Gougerot dans ses conférences sur les actualités médicales s'exprime ainsi en parlant de la médication arsenicale sous-cutanée :
« Le médicament s’absorbe mieux et la perte par élimination rapide est plus lente ; la tolérance immédiate cst incontestablement supérieure et les viscères sont moins souvent lésés (rareté des ictères, etc). La voie sous-cutanée empêche la plupart des accidents brusques des phénomènes de choc, des crises nitritoïdes, etc. Il y a donc là un avantage manifeste et ce doit être la méthode de choix chez les fragiles, la femme enceinte, etc. »
M. le D' Gastou et ses collaborateurs : Pontoiseau, Fuchs, Tissot qui ontétudié le Sulfo-Tréparsénan par voie sous-cutanée, intramusculaire et veineuse, ont été frappés de la supériorité de la voie sous-cutanée. Leur expérimentalion a porté sur une centaine de malades ; 2.500 injections ont été faites par eux, la plupart par voie sous-cutanée.
Enfin, les statistiques de Léonard montrent que la voie sous-cutanée ou l’intramusculaire semble plus efficace que la voie veineuse ; en effet, chez 428 malades, la réaction de Bordet-Wassermann est devenue négative dans 95 0/0 des cas par voie cutanée ou musculaire, alors que par voie veineuse, celte même réaction n'élait négativée que dans 88, 5 0/0 des cas.
Nous avons pour notre propre compte, dans la série des observations que nous rapportons ici,traité par des injections sous-cutanées des syphilitiques à différentes périodes de la maladie.
AU Le
Nous avons employé le Sulfo-Tréparsénan qui nous avait déjà, en raison de sa très faible toxicité et de son grand-pouvoir curatif donné loute satisfaction en injections intraveineuses et au compte duquel nous ne pouvons mettre aucune action de choc.
Les injections sous-cutanées sont moins agressives pour l'organisme, et en particulier celles de Sulfo-Tréparsénan ne sont nocives ni pour le muscie ni pour le tissu sous-cutané. Elles permettent de traiter des sujets intolérants aux autres préparations arsenicales et elles rendent le signalé service de pouvoir faire bénéficier d'un traitement actif des malades qui hésitent à se soumettre aux injections intraveineuses en raison de
leurs traces révélatrices.