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CHAPITRE IX

Nous avons beaucoup entendu parler, ces temps derniers, de « la politique traditionnelle de la Grande-Bretagne en Turquie » et aussi du Sultan « notre ancien allié ».

En fait, c'est notre politique traditionnelle en Turquie qui a inflige au gouvernement du Sultan la flétrissure de la barbarie, a mis complètement au ban des peuples civilisés la Turquie, qui a été considérée en conséquence comme un État contre lequel il fallait, pour y maintenir Tordre, employer les mesures coercitives.

Sous L'influence de Lord Palmerston. cet État barbare fut admis dans le comité des nations européennes, lors du Traité de Paris. « une des plus grandes fautes, sinon un des plus grands crimes de l'histoire ». me disait, en 1877, le docteur Dollingcr. un des hommes les mieux qualifiés pour parler de cette question. Mais notons que si Lord Palmerston fit admettre cette puissance irrémédiablement barbare dans le concert politique de l'Europe, c'était sous la condition que le Sultan serait pour ainsi dire bridé et qu'il aurait à obéir aux ordres des Puissances. Dans le débat qui eut lieu à la Chambre des Communes en i856, à propos du Traité de Paris, Lord Palmerston essaya d'expliquer que le maintien de l'intégrité de l'Empire ottoman n'impliquait pas nécessairement le maintien de la domination de la race turque dans cet Empire. « Nous ne nous sommes pas engagés, déclara-t-il, à maintenir dans l'Empire ottoman la domination de telle ou telle race ou de tel ou tel parti. »

Lord Palmerston pensait qu'il était impossible de mettre en pratique des réformes fondamentales dans l'administration turque pendant le gouvernement d'Abdul-Medjid, qui régnait lors de la guerre de Crimée, mais il espérait beaucoup de son successeur et il écrivait à l'ambassadeur britannique à Constantinople pour insister sur la nécessité de certaines réformes importantes. Il recommandait au futur Sultan de « mettre en pratique le système de tolérance libérale et d'améliorations intérieures progressives que 'son prédécesseur n'avait fait que ♦ le décrire sur parchemin... Mais pour cela il devait commencer par renvoyer ses architectes et tous ses grands constructeurs de palais, donner congé à ses ministres pillards » (i).

La politique de l'Europe, jusqu'au moment de l'insurrection crétoise de 1866-67, fut celle-ci : intervention diplomatique dans les affaires turques pour la protection des sujets non musulmans du Sultan, et quand l'intervention diplomatique n'atteignait pas le but visé on avait recours aux mesures coercitives. Voilà quelle fut la politique qui se rattache à celle des hommes qui représentent les meilleures traditions de la diplomatie anglaise, des libéraux comme des torys : Burke, les deux Pitt, Fox, Lord Holland, Mac Intosh, Ganning, Peel, Lord Aberdeen, Lord Palmerston. Lord Russell, M. Gladstone. Lord Salisbury.

Quelques exemples suffiront pour le démontrer. Lord Holland était loin d'avoir un tempérament violent et intolérant. Cependant il n'a pas hésité à émettre les opinions suivantes :

La race antisociale qui occupe le pays où régnèrent les Constantins, se considère comme étant en état de guerre avec toute nation qui n'a pas conclu un traité de paix formel avec elle. M. Addison, qui n'est pas seulement un philosophe mais aussi un des hommes les plus sages et les plus éminents de l'Angleterre, me lit remarquer un jour que certainement les nombreux journalistes de notre pays faisaient beaucoup de mal, mais que, de quelques méfaits que l'on puisse supposer capables les gens pris de cette démangeaison de parler et d'écrire sur les questions politiques, il ne pensait {tas qu'il pût se rencontrer des gens, en Angleterre, pour croire que nous avions intérêt à voir prospérer l'Empire ottoman...

(i) Asley. Vie '/<■ Lord Palmerston, p. 21Î.

presque tous ceux qui avaient joué un rôle politique à celle époque, témoignent que Lord Châtain jugeait que nous n'aurions jamais dû avoir de relations avec la Porte et cette opinion s'était encore fortiiiée pendant la guerre de Sept Ans. de l'adhésion du roi de Prusse. Kn i"2, nos alliés les Russes envoyèrent une grande Hotte dans la .Méditerranée pour abattre la Puissance turque. Quelle lut la politique de notre pays? aider la Hotte russe. Elle se ravitailla dans nos ports, et grâce aux munitions et à l'armement que nous lui donnâmes, elle put brûler une ville et une Hotte turque, et continuer ensuite sa croisière dans les eaux de l'Archipel pendant cinq ou six ans.

En l'année ijqi il y eut un grand débat à la Chambre des Communes, sur une proposition faite par Pitt de se joindre à la Turquie et à la Prusse pour obliger la Russie à rendre au Sultan le territoire qu'elle lui avait enlevé en Crimée. Burke combattit cette proposition avec force, avec son éloquence habituelle, et avec une solennité émue il déclara que c'était là « la proposition la plus extraordinaire qui eût jamais été faite • levant la Chambre depuis qu'il avait l'honneur d'y siéger ». II ne pouvait pas s'expliquer comment « M. Pitt venait proposer quelque chose d'aussi opposé et même contraire à toutes les traditions britanniques ». Quelques extraits de son discours montreront ses tendances :

Comme selon toutes probabilités c'est la dernière lois que je parlerai sur un sujet politique devant cette assemblée, je demande la permission d'abuser de votre patience pendant quelques minutes. Peut-être croirez-vous que parce que je suis un vieillard je ressens une sorte d'appréhension chaque l'ois que les hasards de la politique me mettent face à face avec de nouveaux principes politiques, mais je vous déclare formellement que depuis (pie je siège ici je n'ai jamais entendu formuler quelque chose d'aussi nouveau, que ce que j'ai entendu soutenir ce soir. Le vote de confiance demandé par le ministre de Sa Majesté est nouveau, le principe de l'alliance avec la Turquie et les doctrines qui en découlent sont entièrement nouvelles... Je n'ai jamais entendu dire jusqu'aujourd'hui que la Turquie lut une des puissances du concert européen. La Turquie n'a rien d'un pouvoir européen. Les Turcs se considèrent comme étant entièrement de souche asiatique. Ils méprisent et exècrent tous les princes chrétiens et rêvent de subjuguer et d'exterminer leurs peuples. Qu'est-ce que ces gens, cent fois pires que des sauvages, ont à faire avec les Grandes Puissances européennes si ce n'est pour leur amener la guerre, la destruction ou

la poste même? Le ministère et la politique qui donneront à ces gens accès au concert européen mériteront tout le mépris et toutes les malédictions de la j^ostérité. Tout ce qui est saint dans notre religion, tout ce qui est moral et humanitaire, nous commande d'abhorrer ce qui pourrait étendre le pouvoir de cet Empire cruel et dévastateur.

L'on doit préférer n'importe lequel des Etats chrétiens à ces barbares malfaisants... La Russie est notre alliée naturelle et l'alliée la plus utile que nous ayons au point de vue commercial.

Fox suivit la même ligne de conduite dans un puissant discours. Il dénonça la proposition de se joindre aux Turcs et à la Prusse pour attaquer la Russie, comme étant « la plus déraisonnable, la plus injuste, la plus insolente qu'il eût jamais entendu formuler ».

Ce serait de notre part de la folie que de montrer une vive jalousie du pouvoir grandissant de la Russie dans la mer Noire. L'on pouvait prétendre que si les Russes devenaient les maîtres de la mer Noire on les verrait bientôt apparaître dans la Méditerranée. Pour lui cela lui était indifférent car les deux Puissances qui y dominent étant alliées, il est évident que nous pourrions être aidés par une troisième (la Russie).

Pitt fit voter sa proposition parles deux Chambres, mais la nation se déclara si clairement hostile à la politique turcophile que son auteur l'abandonna presque aussitôt et que depuis il se déclara partisan dune politique d'entente cordiale avec la Russie.

Un des incidents curieux de ce débat fut la dénonciation qui y fut faite de la politique de la Prusse qui alors, comme maintenant, sacrifiait sans scrupules la liberté et le bonheur des chrétiens d'Orient à ses desseins d'un égoïsme sordide.

« Les Prussiens, déclara le comte de Fitzwilliam, désirent obtenir la Moldavie (alors sous la domination russe) simplement pour la céder ensuite aux Turcs. Mais ne valait-il pas mieux qu'elle restât aux mains d'un souverain chrétien plutôt que d'être sous le joug d'un prince mahométan » (i)?

(i) Hansard, vol, XXIX, pages /(2-S1 (1791).

Sir James Mac Intosh déclare dans une autre séance :

C'est simplement rendre justice à la Russie de dire que ses procédés à L'égard de la Turquie, pendant ces onze dernières années, «ml été autant empreints de modération que ceux de la Turquie à son égard l'ont été d'insolence continuelle et de perpétuelle obstination. Les laits sont là qui prouvent que si L'on peut reprocher quelque chose à la Russie, c'est plutôt sa longue inaction qu'une action prématurée... La guerre contre les Grecs a été faite contre des femmes et des enfants sans défense, avec différentes circonstances aggravantes : incendies de villages entiers, destructions et mutilations, non seulement des œuvres d'art, mais encore des productions de la nature, tels que les arbres et les récoltes.

Sic Robert Peel, dans un discours à la Chambre des Communes, le i?4 mars 1828, disait :

Avant la ratification du traité (le 6 juillet), le gouvernement de

Sa Majesté reçut avis que le gouvernement turc avait l'intention d'enlever toutes les femmes et tous les enfants de Morée, dans le but de les vendjre comme esclaves en Egypte. Ibrahim Pacha fut alors nettement averti que l'exercice par lui de pareils droits — si L'on pouvait appeler cela des droits — qu'un procédé qui répugnait tellement aux idées des nations civilisées, ne serait jamais admis par Sa Majesté et que ce pays s'opposerait certainement par la force à toute tentative faite pour réaliser un pareil projet.

Voilà quel était le langage viril et patriotique du parti conservateur à cette époque et je crois que telle est aussi l'opinion du parti conservateur de nos jours.

Sir Robert Peel avait l'avantage d'être soutenu cordialement par son adversaire ordinaire, le leader du parti libéral, au lieu de se voir supplier de ne pas déchaîner une guerre européenne. La menace seule de Sir Robert Peel lut suffisante, car le Sultan savait qu'il avait affaire à un gouvernement s' appuyant sur la nation anglaise tout entière, et qui avait la volonté aussi bien que le pouvoir de mettre ses menaces à exécution. Deux mois auparavant. Lord John Russell avait tenu le langage suivant à la Chambre des Communes :

Nous pensons que la bataille [de Navarin] a été une glorieuse victoire et une conséquence nécessaire du Traité de Londres et aussi une bataille loyale entre toutes... On disait que la Turquie

avait été notre ancienne alliée. Or, la vérité, c'est qu'il n'y a jamais en d'alliance entre la Turquie et nous avant 1790 et il n'y avait pas alors vingt ans d'écoulés depuis le jour où M. Arbuthnot avait été forcé de s'enfuir secrètement de Constantinople, tant il savait sa vie menacée d'une violation des droits élémentaires des ambassadeurs.

L'alliance dont parle Lord John Russell fut de courte durée et il n'y en eut pas d'autre jusqu'à la guerre de Crimée. Le noble touriste, l'athénien qu'était d'Aberdeen n'était pas homme à se passionner soit en écrivant, soit en parlant; il fut un des plus remarquables et des meilleurs secrétaires d'État que L'Angleterre ait jamais possédés, et c'était au début de la guerre de Crimée et en qualité de premier ministre responsable d'Angleterre que résolument il émit l'opinion suivante :

Quoique beaucoup de gens aient une opinion opposée sur cette question, je considère qu'il est peu probable que les Turcs puissent s'améliorer. A vrai dire, sous la pression des circonstances, de bonnes mesures sont parfois prises; mais, à moins que quelques fonctionnaires européens n'en contrôlent l'exécution, elles resteront lettre morte. Le système est mauvais dans son ensemble et aussi tout à fait inhumain. Je ne m'en rapporte pas à des contes qui peuvent avoir été inventés à Saint-Pétersbourg ou à Vienne (en réponse à Lord Palmerston), mais je m'appuie sur les nombreuses dépêches de Lord Stratford. sur celles de nos consuls qui décrivent des scènes horribles, citent des quantités d'actes d'oppression et de cruauté. Gela est si vrai que si la guerre continue et «unies armées turques soient battues, nous pouvons nous attendre à voir les populations chrétiennes de l'Empire se soulever contre leurs oppresseurs; si cela arrive, nous ne pouvons pas employer la force dans le Levant pour aider les musulmans à les remettre sous le joug(i).

Dans un mémorandum sur les affaires grecques envoyé à Lord Goderich, le 6 décembre 1827, Lord Palmerston disait :

11 est maintenant tout à fait évident (pie la Porte est décidée à refuser obstinément les demandes des Alliés, au sujet de la Grèce, et à moins «pie ceux-ci ne soient décidés à abandonner les projets

(1) Vie du Prince Consort, vol. II. p. 028.

pour la réalisation desquels ils se sont unis, et par celte renonciation se ridiculiser aux yeux du inonde civilisé, il faut qu'ils décident quelles résolutions ils prendront en vue d'assurer l'exécution des décisions du Congrès de Londres. La persuasion, le raisonnement et les menaces n'ayant rien donné, il n'y avait plus que la force à employer.

Lord Palmerston avait la nation derrière lui, comme c'est le cas pour Lord Salisbury maintenant, et en tenant un langage énergique, l'on voyait qu'il était décidé à brusquer les événements. Aurait-il réussi si un chœur de voix pleurardes l'avait entravé dans son action en le suppliant de ne pas tenir un tel langage qui pouvait déchaîner une guerre européenne. Ce n'est pas en agitant le drapeau blanc devant l'Europe que l'Angleterre a remporté des victoires triomphantes, sur les champs de bataille aussi bien que dans les luttes diplomatiques. Dans le Hatt- I-Humaioun de 1806. le Sultan s'engagea à mettre ses sujets, chrétiens aussi bien que musulmans, sur un pied de parfaite égalité. « Le Traité de Paris, déclara Lord Palmerston dans un débat qui eut lieu à cette époque à la Chambre des Communes, ayant établi qu'un firman a été signé par le Sultan, il me semble tout à fait évident que l'on ne peut pas plus revenir sur ce que décide ce décret que faire retourner le soleil en arrière. » Et après il déclara encore :

Jusqu'à présent l'on peut comparer le Sultan à une personne n'ayant qu'un bras pour se défendre et une jambe pour se tenir debout; une moitié de ses sujets n'a aucun intérêt à maintenir son empire, à la défense duquel elle est même empêchée de prendre part. Maintenant, au contraire, si le firman est loyalement exécuté, tous les sujets du Sultan auront les mêmes droits et contribueront également à défendre l'Empire (1).

Tout le monde sait que depuis ce jour aucun Sultan n'a fait le moindre effort pour tenir les promesses solennelles faites à l'Europe et dans lesquelles Lord Palmerston avait autant de confiance que dans les lois de la Nature.

La situation de la masse des populations chrétiennes sujettes du Sultan n'a fait qu'empirer depuis lors. Il n'y eut pas

(1) Hansard. Troisième série, vol. CXLII, pages 125-126.

besoin de révoquer le Hatt-I-Hamaioun car il ne devint jamais un acte valable. En effet aucun acte politique ou décret du Sultan n'est valable pour ses ministres et pour tous ses sujets avant que le Scheikh-Ul-Islam n'y ait donné sa sanction (fetva) et celui-ci ne donnera jamais sa sanction (à moins d'y être forcé) à un firman du Sultan qui promet de placer les sujets de l'Empire, musulmans et non musulmans, sur un pied d'égalité. Car l'Empire ottoman est une théocratie et sa politique est basée sur des dogmes religieux immuables qui défendent absolument et éternellement l'établissement de toute égalité entre musulmans et non musulmans. Les Hatts et les firmans sont donc de la poudre que l'on jette aux yeux de l'Europe et ne doivent jamais être appliqués. C'est à cause de leur ignorance absolue de ces faits que les hommes d'Etat européens ont si complètement échoué dans leur politique en Turquie.

Les diplomates russes, aussi bien que Lord Salisbury. le savent bien. De là vient l'opinion du prince LobanolT qui de son vivant disait que le plan de réformes à faire exécuter en Turquie et que Lord Rosebery a légué à son successeur était « impraticable »; parla aussi s'explique que Lord Salisbury se soit plaint lorsqu'il prit les rênes du gouvernement qu'il eut « les mains liées ».

A moins d'y être forcé, le Sultan ne se laissera jamais imposer aucun plan de réformes ayant quelque valeur, ou s'il en accepte un il n'en exécutera jamais un seul article, s'il ny a pas un contrôle effectif de l'Europe. Ce fut quand Lord Palmerston se fut aperçu (pie les promesses du Sultan fournissaient seulement une occasion d'employer le papier sur lequel elles étaient écrites, qu'il profita des massacres de Syrie pour donner une bonne leçon à la Turquie.

Il commença par « l'action isolée » très énergiquement. puis la France se joignit à lui et une Hotte fut envoyée en Syrie, en même temps que Lord Dufferin s'y rendait, comme Commissaire spécial pour punir les fonctionnaires organisateurs des massacres et délivrer le Liban du joug musulman. La Russie, ceci dit à son éloge, joignit un cuirassé à la flotte anglo-française comme témoignage d'adhésion à l'action engagée.

Je me suis efforcé de montrer <pie la politique tradition-

nellc «le notre pays a été non une alliance avec la Turquie mais une politique coercitive à son égard, parfois de concert avec les autres Puissances, ou d'accord avec quelques-unes d'entre elles, parfois aussi par une « action isolée» doublée d'une entente avec la Russie, chaque lois que les circonstances L'ont permis. Cette politique prévalut jusqu'en 1867, époque où pour la première l'ois une nouvelle conception triompha (1).

(1) J'ai mentionné l'article de Midhat Pacha dans la Nineteenth Centnry, dans lequel il déclare que la Turquie ne se serait pas lancée dans une guerre contre la Russie si elle n'y avait pas été encouragée par la promesse formelle de l'appui de l'Angleterre.

A ceci, il faut ajouter le message dicté par Server Pacha, ministre des affaires étrangères du Sultan, qui fut publié alors que la Turquie râlait aux pieds de son vainqueur. Il déclarait que l'Angleterre portait toute la responsabilité de la guerre et que dorénavant la Turquie serait l'alliée de la Russie. Un des envoyés turcs ajoutait : « L'Angleterre nous a encouragé à continuer la guerre quand notre bon sens nous commandait d'accepter la paix, sous quelles conditions que ce fut. Nous aurions signé la paix avant la chute de Plevna et cela aurait satisfait la Russie, si l'Angleterre ne s'y était opposée. Je ne m'en réfère pas aux notes ollicielles de Lord Derby. Si nous y ajoutions foi, nous n'aurions eu rien à espérer du gouvernement anglais, mais ce n'est pas aux notes ollicielles (pie les diplomates croient le plus, c'est plutôt aux documents « otlicieux ». Ce sont les conversations privées de Lord Beaconstield avec Musurus Pacha, «le M. Layard avec Server Pacha et avec le Sultan qui nous ont fait agir et qui nous ont trompé. Server Pacha a des documents qui prouveront de la façon la plus évidente la vérité de ce que j'avance. »

Sir bavard d Lord lJeaconsiields nièrent à cette époque, mais Server Tacha aima mieux démissionner que de retirer un seul mot de ce qu'il avait dit et aujourd'hui les révélations de M. F. Greenwood, dans la Pall Mail Gazette et le Cornhill Magazine, prouvent sa sincérité. (Voir le Daily News du 7 février 1S77 et Thomson.)

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