Pierre Loti, U Désert, p. 98, 140 et
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théâtre gréco-romain d'Amman et ses portiques voient reparaître les touristes après sept ou huit siècles d'interruption.
Ici encore les Allemands et les Autrichiens ont commencé un inventaire systématique des terres et des antiquités, que les Anglais et les Français avaient découvertes. Les restes grandioses de Pétra — du romain flamboyant — revivent dans les volumes de R. E. Brûnnow et A. von Domaszewski, Provincia Arabia (Strasbourg, 2 volumes, 1904). La carte de la région est minutieusement dressée par le professeur Aloïs Musil. Ses rapports à l'Académie de Vienne célèbrent la beauté, la richesse agricole et minérale, la salubrité de ce pays transjordanien. Un voyageur français nous en vante à son tour les oliviers vigoureux, les figuiers branchus, les rosiers, les grenadiers, les récoltes, les troupeaux de moutons, de chameaux, de vaches, de chèvres, et les cascatelles*. En cette « Terre d'outre-Jourdain » les rois français de Jérusalem ou leurs barons de Krac, du Mont-Royal et des Vaux de Moïse, puis les émirs syriens, antérieurement à la conquête turque, refirent un instant la prospérité romaine :
Karak est un district célèbre, — disait Aboul-Feda 2, Tun de ces émirs ou sultans syriens du xiv* siècle. — Sa citadelle, haut située, est considérée comme l'une des places inexpugnables de la- Syrie. Au pied, s'étend une vallée dans
2. A. Sargenton-Galichon, $inaï, Maan^ Péira, Paris, Lecoffre*