A.-G. Olivier, Voyage dans V empire oiloman^ IV, p
2. Expédition for the Survey of the rivers Euphrates and TigriSj during the years 1835-1837 j Londres, 1850.
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quante ans, discuta Fentreprise et fît une renommée à cette « route de Suédiah ». Le percement de Suez» projeté, puis accompli, ne lui donnait qu'un plus vif désir de posséder en propre cette route terrestre, puisque le Canal risquait de devenir français : les Anglais escomptaient par là une économie de deux mille kilomètres entre Londres et Kurrachee*.
Vers 1873, ils saluaient en sir William Andrew le « Lesseps de TEuphrate ». En 1878, ils se faisaient donner par le Sultan la garde de Chypre, qui pointe sa lance aiguë vers la côte syrienne et ouvre sa rade de Famagouste juste en face des bouches de l'Oronte. Dans les années 1880-1882, ils semblaient enfin passer aux actes * ; un firman devait leur concéder une ligne continue, qui, partant d'un port syrien, Suédiah, Alexandrette ou Tripoli, aboutirait à Koweit, sur le Golfe : en gros, neuf cents ou mille kilomètres de rail au prix moyen de cinq mille livres sterling le kilomètre; quatre ou cinq millions de livres sterling, une bagatelle.... Mais l'occupation de TÉgypte qui survint persuada financiers et politiques anglais de la supériorité du Canal : tout occupée de sa nouvelle acquisition, l'Angleterre — elle n'a que trop souvent de pareilles insouciances — négligea la route terrestre; les Allemands entrèrent en jeu.
1. On trouvera tous les détails et le*s chiffres dans le livre si complet de N. Verney et G. Dambmann, les Puissances étrangères, p. 293 et suivantes, et dans André Ghéradame, le Chemin de fer de Bagdad; voir aussi le résumé un peu sec, mais assez complet, de J. Duckerts, Turquie d'Asie.