V. Niebuhr, Vayages en Arabie, H; p
On prétend que Nadir-Schah avait dit qu'Achmed était plus fin que le Sultan et lui-même, car dès qu'on voulait l'éloigner de Bagdad, il déterminait les Perses à assiéger Basra et alors non seulement il était de nouveau confirmé dans sa charge, mais il recevait encore de Targent, des canons et d'autres articles de Gonstantinople, (ant qu'il en demandait pour pouvoir défendre la province. On dit que le Sultan aurait envoyé plusieurs fois un Capidji-bachi à Bagdad pour chercher sa tête; mais Achmet- avait auprès du Vizir des amis qui l'instruisaient de tout, et sur la route d'autres amis qui firent souvent massacrer et piller les CapidjiS'bachis *.
L'un de ces capidjis parvint jusqu'à Bagdad : Achmet le convia à une partie de djerid (jeu du javelot à cheval), le tua comme par mégarde, et, sans les ouvrir, renvoya à Gonstantinople ses lettres de dégradation...
A Diarbékir, tout pareillement, jusqu'au milieu du xix« siècle, le pachalik fut presque héréditaire dans la famille kurde de ce Bederkhan qui se disait l'héritier légitime dés khalifes abbassides et que le massacre des Yézidis en 1845 rendit célèbre : son descendant, Omer-pacha, interné à Gonstantinople, vient de s'enfuir pour regagner, dit-on, les montagnes ancestrales.
Dans tous les pachaliks d'Asie, combien d'intrigues ou de rébellions sont restées inconnues, qui, par une trahison de la dernière minute, échouèrent ou dont un cordon de soie, une tasse de café prévint l'événement I