TOTAL
Nombre.
Tonnage.
Nombre.
Tonnage.
Nombre. Tonnage.
Anglais . . .
Arabe et turc
Persan. . . .
Zanzibar . . .
Autres . . . .
En 1901, on vit apparaître le pavillon russe et un consul de Russie. Le consul anglais écrit :
Pour développer ou plutôt pour introduire le commerce russe dans le golfe Persique, le gouvernement russe a accordé une subvention (125 000 francs par voyage, dit-on) à la Compagnie russe de Navigation, qui chaque année devra envoyer trois vapeurs d'Odessa à Bassorah, en desservant en route les ports du Levant, de la mer Rouge et du Golfe. Faute, sans doute, d'un vaisseau plus convenable, le Kornilof, un vieux navire, calant beaucoup, contenant peu, de dépense considérable, a fait deux voyages en avril et novembre. Au premier voyage, son fret de pétrole — 5000 caisses — était destiné à Bender Bouchir, et un chargement de bois à Bassorah. Au second voyage, peu de chose pour Bouchir, mais pour Bassorah 16 200 caisses de pétrole et 37 500 francs de bois. Au premier voyage, on eut beaucoup de difficulté à découvrir
1. Pour cette citation et les suivantes, voir Diplomatie and con^ sular Reports, n«' 2 098, 2 835, 2 987, 3 168, 3 382, 3 609, 3 865.
un fret de retour; au second, 50000 francs de fret furent trouvés, principalement en dattes pour le Levant; jusqu'ici c'étaient des bateaux anglais qui portaient ces dattes à Port-Saïd, d'où elles étaient rembarquées pour leur destination dernière.
Trois vapeurs russes vinrent encore en 1902 ; mais la part de l'Angleterre ne diminua pas : 141 vapeurs et 170000 tonnes en 1902, au lieu de 131 vapeurs et 144000 tonnes en 1901 ; aux deux lignes anglaises qui unissaient déjà Bassorah et le Royaume-Uni une troisième vint s'ajouter. En 1904, quatre vapeurs russes, 117 vapeurs anglais; une nouvelle ligne de navires à turbines s'établit entre Bombay et Bassorah (six jours et demi de mer) ; Bombay reste la place où vont se traiter toutes les affaires. En 1905, malgré la disparition de ces navires à turbines, la part de l'Angleterre est augmentée, au détriment des voiliers indigènes; les Russes ont toujours leurs cinq vapeurs :
Mouvement du Port de Bassorah.