‹ Le sultan, l'islam et les puissancesChapitre 8 sur 71 · Voir mon livre sur La Politique du Sultan · texte numérisé non relu

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pas, aujourd'l^ai encore, se débarrasser du groupe, car il lui a remis le soin de sa propre sécurité. Il a beau s'enfermer derrière de grands murs, faire tripler les cordons militaires et payer une moitié de la Turquie pour espionner Tautre moitié : il craint de mourir étouffé dans son palais, à l'exemple de tant de ses prédécesseurs. Il cherche une protection dans les aventuriers qui Tentourent. Ceux-ci lui doivent tout. Ils sont embusqués sur le Bosphore au milieu des Ottomans, qu'ils pressurent et bafouent. Ils ont besoin que le maître vive.

Gomme ils le tiennent à leur merci et font bonne garde autour de lui, il ne voit que par leurs yeux, n'entend que par leurs oreilles. Et lorsque, très digne, un de nos gouvernements occidentaux engage une conversation avec le reclus d'Yildiz-Kiosk, que Ton s'obstine à traiter en prince éclairé, le colloque met aux prises la haute culture des plus grandes civilisations avec la barbarie du nomade rusé. L'âme arabe s'épanouit au palais d'Yildiz-Kiosk avec Izzet pacha, Aboul-Houddah et d'autres ^

Avant son avènement, Abd-ul-Hamid était sous rinfluence d'un derviche, Mohammed Zafir, fils d'un théologien de Médine qui avait été le rénovateur de la secte mystique des Chadeliyah. Puis un cheikh indien, Rahmatoullah, auteur du célèbre Izhar-al- Haqq (Révélation de la Vérité) et polémiste de Tlslam contre le christianisme, fut appelé de la Mecque où il s'était établi ; le Sultan le combla d'honneurs. De grandes récompenses furent pareillement accordées au polémiste syrien, Saïd Houssein-al-Djisr. Mais de tous les personnages religieux, Aboul-Houda, de la secte des Rifaiyah, sut l'emporter :

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