Nonda : tranches de requin desséché et souvent corrompu
M) hK SULTANAT D*ANJOUAN
Arabes, Bushmen et Makois ne boivent guère cjuc; (le Ttiau*. Toutefois les Arabes n'ont pas renoncé au café ; ils le préparent à leuropéenne etlemélanf^cnt le plus souvent à du lait de vache ou de chèvre. Ils prennent aussi des infusions de thé et (h; f^iiigembre et sont très friands de sirops de sucre dont ils font une grande consommation.
L(î Makois s'enivre volontiers de vin de coco * et d'outéga, breuvage infect, résultat de la fermentalion de grains de maïs dans de Teau préalablement bouillie.
I. La si»vo fermeuléc du cocotier. Cette sève aigrie fait (II» livs bon vinaijçro.
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Les Anjouanais ont consorvo le costuino que portaient leurs pères ; Monsieur Proj^^rès, cet ennemi <lu pittoresque, ne les a point encore anul)lés de ses jaquettes à pans et de ses pantalons à la hou- <sarde.
Les femmes se drapent îivec y;n\\i dans des étoffes voyantes et je ne sîùs rien de moins hîinal <jue ces longues théories de paysannes vetu(»s de cotonnades aux couleurs éclatantes ([ui dévalent, ^ux jours de marché, vers Moutsamoudou.
Le costume est le même ])our toutes, ([u'elles soient de race arabe ou d'orijj^ine makoisc».
Il se compose de deux, trois ou ([uatn^ roixîs passées Tune sur l'autre, rohes monlîtnlcs, étroitcîs et serrées au-dessous des seins. L(î torst; est enveloppé dans un lar^^e sind^ou ^ (|ui s'attache, sous les
1. Siinhon : l.'ir^cî [)irc(; H(; cotonn.'idd i)îiri()l(Mî on dr» soitbrochée d'or.
bras et dont rextrémité libre se rejette sur Tépanle gauche.
Les femmes arabes se chaussent de rastakas, sortes de sandales de cuir à longue semelle, retenues aux pieds par des brides mordorées.
Elles se coiffent aux grandes fêtes d un haut bonnet rouge et se couronnent d'un diadème d'or ou de cuivre.
Quant aux Makoises et aux Oimatsaha, elles disposent leurs cheveux en petites nattes longitudinales qui partent du front et se rejoignent sur la nuque.
L'Anjouanaise comme TAnjouanais, chique le bétel au préjudice de la blancheur de ses jolies dents ; les élégantes remédient au mal en employant comme brosse de toilette le cœur fibreux des feuilles du ((tambao ».
Amoureuses de bijoux et de parures, elles se chargent les bras et les jambes de lourds anneaux d'or ou d'argent et se passent au cou des moiou * de corail et de métal ou de simples colliers de fleurs du plus gracieux effet. D'aucunes poussent la coquetterie jusqu'à porter sur la chair, autour des reins, des enfilades de verroterie. .. en manière de ceintures de Vénus.