LE VÊTEMENT
Elles se percent la partie supérieure et le lobe de loreille qu'elles garnissent de cercles d or ou d'argent et de pendants à la mode indienne.
Chez certaines Makoises le lobe perforé a été assez distendu pour qu'on puisse placer dans Touverture une petite boîte d'argent.
Les femmes Bushmen et Makoises s'ornent Taile gauche du nez d'un disque de métal en forme de fleurette.
Le costume de l'Arabe anjouanais ne le cède point en élégance à celui de l'Anjouanaise.
L'Arabe se ceint les reins d'un simbou, se vêt d'une longue chemise de mousseline blanche sur laquelle il passe un court gilet sans manche et une sorte de toge ouverte ; il se chausse de rastakas et se coifle d'un fez rouge ou d'un bonnet brodé (cofia). Les jeunes gens ont toujours à la main le bankora, fine canne de bois dur, avec lequel ils se donnent des attitudes de muscadins.
Aux grands jours, les nobles portent une chemise ourlée de soie et, en surtout, le « fouria », manteau de drap noir soutaehé d'or. Ils s'entourent les hanches du « délouli », large pièce de soie brochée, traversée par le « djembia » recourbé, poignard de Mascate, dont le fourreau est d'argent niellé.
A leur ceinture pend le djouardar, sabre à poi- (çnée de nacre et de vermeil.
Leur coilîure est le turban de soie rayée rouge et jaune sur fond gris ; il se termine en pointe sur le front. Les roturiers le portent^ de calicot blanc et plat.
Los Bushmen et les Makois ont une mise plus simple ; ils se contentent d'une chemise courte ou gondlia, d'un simbou et, tout comme nos paysans de France, de Thunible bonnet de coton à mèche.
Les bouviers et les pâtres se coiffent d'un chapeau pointu de feuilles de tambao tressées: c'est là le signe distinctif de leur corporation. Le Makois et le Hushman marchent toujours nu-pieds.
Quand il travaille, il ne garde, pour avoir une plus grande liberté de mouvements, quelem'cocotà, langouli ([u'il se passe entre les jambes et s'attache à la ceinture.
C'erlains Makois, les Makouendé, ont les dents limées en pointe ; d'autres, les Nyassa, se font un trou h la lèvre supérieure.
Jus([u\\ Tàge de sept ans, les enfants des Oimatsalia et des Makois vont nus, les parties génitales dissimulées chez les liUes sous un chiiîon, chez les gart^ons, dans un fourreau de libres de cocotier. La plupart do ces marmots ont Tabdomen très déve-