Dkhoul ; de l'arahe dkhal : avoir accès
76 VE SULTANAT d'aXJOUAX
Le sens de cette eéréiiionie s'est perdu; les Arabes d'aujourd'hui l'ignorent. Personne à Anjouan n'a pu me l'expliquer.
Cette scène se renouvelle sept jours de suite.
Pendant la semaine du dkhoul ce ne sont que festins, réjouissances, danses et chants au son du gaboussi ^
De ces fêtes nuptiales se dégage un charme étrange.
J'extrais de mon carnet de notes une page écrite au sortir d'une soirée de noc« arabe. J'v retrouve l'impression que m'avaient alors laissée ces chants monotones presque tristes, ces danses graves soulignées de révérences qui, vaguement, rappellent nos menuets et nos gavottes du temps passé. Voici ce feuillet détaché de mes « Souvenirs » :
« Les indigènes assis sur les kihanis, disposés le « long des murs, se lèvent à mon entrée. Les i< danses cessent un instant pour recommencer M bientôt de plus belle. Sur un signe du maître de « céans, les musiciens se metteqt à tambouriner « tandis que les femmes, massées dans une pièce « voisine, soutiennent de leurs chants le son du « tam-tam.