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Toumouni, V* roupie, soit

t08 LE SULTANAT d'aNJOUAN

La monnaie française n'est point admise dans les comptoirs des marchands indiens ou arabes résidant h Anjouan, elle subit au change une dépréciation sensible et, bien que le taux officiel de la roupie ait été fixé par arrêté à 1 fr. 6S, un Arabe ne se dessaisira jamais d'un toumouni à moins de fr. 4S- La monnaie en cours était, autrefois, la piastre de Marie-Thérèse d'Autriche ou notre pièce de 5 fr. coupée en menus morceaux, le fameux vaki-vakimbola des Malgaches.

Les commerçants anjouanais, originaires, les uns de Bombay, les autres de Zanzibar, introduisent dans l'île des articles venant de l'Inde ou de l'Est africain: du riz, de la toilerie, du savon, du café, du poivre de provenance anglo-indoue, des cotonnades et des biscuits de fabrication allemande, du pétrole d'Amérique, du sel et des dattes de Mascate.

De Madagascar on n'importe que de la viande desséchée (maskita) ou du poisson sec.

Le commerce indigène se fait par boutre. Tous les navigateurs de la mer des Indes connaissent ces petits bâtiments au gabarit suranné^ à l'arrière lourd et pansu, à Ta vaut élevé, effilé vers la proue, qui soutiennent de leur mât unique une large voile triangulaire.

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