SCÈNE III
DUMONT, ALVAREZ, MATHILDE, puis JEANNE.
MATHILDB, à Dament.
Que dois-je faire?...
DUMONT
Restez là... *
ALVAREZ
Me voici à tes ordres, Henri, qu*est-ce que tu as à me dire?
DUMONT
Deux hommes dans la situation où nous sommes vis-à-vis Tun de Tautre ne peuvent empêcher cette situation de tomber dans le ridicule ou dans la boue qu'en ne se cachant rien...
Quelle situation?...
DUMONT
Ai-je manqué jamais aux devoirs de Tamitié?
ALVAREZ
Jamais*
DUMONT
Tu Tas trahie cependant, cette amitié, et par le crime la plus odieux... et le plus lâche...
ALVAREZ
Henri !...
DUMONT
Depuis sept ans, vous êtes Tamant de ma femme.
ALVAREZ
Monsieur!...
DUMONT
Voici votre lettre.
ALVAREZ
Vous l'avez interceptée?...
DDHONT.
Cest madame qui me Ta remise.
Elle!
DUHORT.
Elle» et de son propre mouvement
ALVAREZ
Elle a eu cette audace?
DDMOIIT.
Cette confiance.
ALVAREZ
Et pourquoi cette confiance?
DUMORT.
Parce qu^elle ne vous aime pas ; parce qu'elle ne vous a Jamais aimé... et Qu*elle préfère ma justice... ma colère même... à votre amour... Est-ce vrai... madame?
MATHILDB.
Cest vrai!
ALVAREZ
Est-ce tout ce que vous avez à me dire?
DUMOIIT.
Non pas. Voilà sept ansl... comprenez- vous, qu*à mon insu je donne au monde Tindlgne spectacle d'un mari ridicule par l'excès de sa confiance , peut-être même d'un mari infâme par l'apparence de sa complicité... et surtout à, la suite du service que j*ai reçu de vous, car je suis votre obligé.
Mais...