SCÈNE XIII
ALVAREZ, seul. (Appelant.)
Mathildel (a loi-même. ) Elle s'éloigne sans me répondre... Elle ose me braver! elle ne craint plus de déchaîner ma jalousie ! Maudite et incurable jalousie, qui me rend odieux et presque ridicule! L'amant jaloux du mari... Ce qui n'est pas vraisemblaj)le peut donc être vrai!
Ainsi finissait le premier acte, dans lequel je m'étais appliqué & montrer Alvarez en proie à la jalousie qui le torturait , supplice non moins cruel que le supplice que sa tyrannie faisait subir à Mathilde.
Dans cette situation si juste, puisée dans des sentiments si vrais, où donc était le péril ?
Je le cherche encore.
L'enseignement, je le vois; le péril, je ne le vois pas.
Maintenant, que le lecteur compare \^ deux scënea
tO Lt SUPPLICE D'UNE FEMME.
qui vont suivre avec celles qu'il lira pages 111 et suivantes *.
Mathilde vient de lire la lettre que lui a écrite Alvarez et qui se termine par ces mots :
c Quel bonheur! »
Après une pause marquée , elle se parle ainsi à elle-même :