‹ Le surnaturel dans le théâtre de ShakespeareChapitre 100 sur 102 · Mézières, ouv. cité, p. 599 et suiv · texte numérisé non relu

Mézières, ouv. cité, p. 599 et suiv

sa patience et sa possessioa de soi de maîtriser les éléments mauvais qui tentent d'imposer leur pouvoir dans ce monde ^

Les idées sur le pouvoir du malin, les formes qu'il prend et la manière dont il se manifeste ont pu varier chez les chrétiens dans le cours des âges, mais le fondement de la religion est toujours cette croyance que l'amour divin est appelé à régner, et que l'esprit du mal fait opposition à cet amour qui est obligé de soutenir contre lui une lutte sans relâche. Suivant une autre croyance qui confine à celle-ci, chaque homme a son bon et son mauvais génie qui l'accompagnent dans tout le cours de son existence, et c'est à cette croyancelà que se rapportent le 144* sonnet de Shakespeare, plusieurs passages de ses drames tirés de rhistoire romaine % ainsi que la plainte de Gratiano sur le corps de Desdemona assassinée, quand il dit que c'est un bonheur que son père Brabantio soit mort le premier, car s'il était encore vivant, « cette vue le jetterait au désespoir; il maudirait son bon ange et se damnerait » ^

1. Rio, ouv. cité, p. 293. Spalding, ouv. cité, p. 149 et suiv.

2. Th. Dyer, ouv. cité, p. 54 et suiv. Rofîe, ouv. cité, p. 20»

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