Acte II, scène
bien épurer les éléments grosssîers de ta constitution mortelle que tu auras le vol et la légèreté d'un esprit aérien »; et voici Tordre qu^elle donne à ses fées : « Soyez prévenantes et polies pour cet aimable mortel. Dansez dans ses promenades, gambadez à ses yeux ; nourrissez-le de moelleux abricots et des tendres fruits des ronces^ de grappes vermeilles, de figues vertes et de douces mûres ; dérobez aux grosses abeilles leurs charges de miel^ et dévalisez la cire de leurs cuisses pour en faire des flambeaux de nuit, que vous allumerez à Fœil radieux du ver luisant pour éclairer le lever et le coucher de mon bien-aimé K » Ils s'estiment supérieurs à ces esprits errants qui sortent la nuit de leurs bières rongées de vers, mais que Tavantcoureur de T Aurore fait rentrer dans la tombe ; Oberon dit : «... Moi, j'ai souvent joué avec la lumière du matin, et je puis, comme un gardechasse, fouler le sol du bois même jusqu^'à l'instant où la porte de FOrient, toute rouge de feux, déverse sur Neptune ses heureux et beaux rayons ^ »
1. Acte III, scène 4. (Traduction de Letourneur ainsi que celle des autres passages cités textuellement.)