Acte III, fin de la scène
Ces riantes images, ce règne absolu des fées charmantes et aimables, ne se retrouve plus dans les autres pièces de Shakespeare. Ailleurs, il y a bien, ici et là, quelques allusions aux fées ; ainsi dans Roméo et Juliette, ce sympathique bavard de Mercutio apaise la mauvaise humeur que son rêve a causée à Roméo en lui assurant qull a eu la visite de la matrone des fées S la reine Mab, sous une forme aussi mince que Tagathe qui brille à une bague : « Tirée par deux atomes, elle effleure et chatouille la joue des mortels aux heures de leur profond sommeil. Son char est une coquille de noix; les rayons de ses roues sont faits des pattes du faucheur des jardins (sorte d'araignée) ; une aile de sauterelle fait la capote de sa voiture et les rênes sont tissues de la plus fine toile d araignée... ^ » Elle galope ainsi la nuit au travers du cerveau des mortels leur faisant voir en rêve la réalisation de leurs désirs, illusion que le réveil dissipera brutalement. Cette reine des fées est donc le lutin des songes qui ne vit que dans rimagination des dormeurs \