Th. Dyer,ouv. cité, p
Dans la Comédie des Erreurs, Dromio de Syracuse fiait, à force d'étonnements, par se croire au pays des fées ; mais c'est un pays peuplé de vampires, de hiboux et de sorcières *. Dans le Conte d'hiver, les bohémiens qui recueillent la petite Perdita croient à des fées qui apportent des trésors, et ils prennent pour de For enchanté les ducats qu^ils trouvent dans la robe de baptême de la petite princesse ^
Les Joyeuses Commères de Windsor nous apprennent sous quelle figure on se représentait les fées au temps de Shakespeare ; mistress Page y raconte comment on déguisait des jeunes filles et des enfants « en lutins et en fées, en les habillant de blanc et de vert, et en leur mettant une couronne de chandelles sur la tête et des petites sonnettes dans la main\ »
Bien différent du monde de fées de la jeunesse de Shakespeare est celui que la baguette magique de Prospero fait mouvoir dans la Tempête. Tandis que dans le Songe d'une nuit d'été^ des