‹ Le surnaturel dans le théâtre de ShakespeareChapitre 17 sur 102 · Gervinus, ouv. cité, t. IV, p · texte numérisé non relu

Gervinus, ouv. cité, t. IV, p

2. Anders rapporte à la page 114 de l'ouv, cité plus haut que Jacques I*"^ ramenant en Ecosse la princesse Anne de Danemark, sa fiancée, fut assailli sur mer par une tempête que le roi superstitieux attribua à un sortilège, et que dans le cours

et Ton ajoutait une foi naïve aux contes les plus enfantins touchant les prodiges dont des îles inhabitées ou des pays lointains étaient le théâtre.

Bien étrange et bien énigmatique est le personnage de Caliban. Comme fils du démon, est-il habité par l'esprit du mal que Prospero tient en respect ? ou bien est-ce le représentant des peuples sauvages que les premiers colons commençaient à faire entrer dans les voies de la civilisation ^ ? Prospero s*est donné la peine de lui enseigner diverses choses, mais depuis que cet esclave a entrepris d'attenter à Thonneur de la belle Miranda5il lui fait durement expier sa faute % ce qui explique la haine féroce mais impuissante que Caliban nourrit contre son maître. Du reste, ce sauvage est plutôt grotesque que terrible, et cependant il n'est pas tout à fait dépourvu de poésie ^ Shakespeare le fait toujours parler en vers,

des procès en sorcellerie qui furent intentés à ce sujet, on réussit à arracher des aveux aux prévenus. Voir encore à ce sujet l'ouvrage de Marg. Lucy, p. 13 et suiv., et celui de Spalding, p. 113 et suiv,

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