‹ Le surnaturel dans le théâtre de ShakespeareChapitre 51 sur 102 · Fair and foui » dans Toriginal · texte numérisé non relu

Fair and foui » dans Toriginal

de ces sorcières de manger des châtaignes dont elle avait plein son giron, c^est une raison suffisante pour que cette furie prenne la mer après son mari sous la forme d^un rat sans queue et lui porte une tempête. Le matelot ne périra pas, (mais elle lui fera endurer de cruelles souffrances. |\Iacbeth n'est pas seulement convaincu « qu'elles ont un savoir plus qu^'humain ^, il connaît aussi leur pouvoir de destruction et de nuisance, c'est pourquoi il les conjure de lui révéler les secrets de sa destinée, n'importe par quel moyen ^ p<Ious avons décrit plus haut la scène de la caverne. Il est donc évident que les « Sœurs ou déesses u Destin » de la légende de Holinshed se sont transformées sous la main de Shakespeare en figures de sorcières telles que cet âge de superstition se les imaginait ^ Cette métamorphose — qui ne pouvait naturellement supprimer toutes les contradictions — peut aussi s'expliquer par le fait que le poète ne croyant guère lui-même à

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