‹ Le surnaturel dans le théâtre de ShakespeareChapitre 52 sur 102 · Voira ce sujet Goleridge, ouv. cité, p. 371 et · texte numérisé non relu

Voira ce sujet Goleridge, ouv. cité, p. 371 et

la sorcellerie et, ne voulant pas sacrifier complè tement les figures plus poétiques et un peu pluj nobles des< Sœurs du Destin »,fut amené à faire aux croyances et au goût du public des concessions sans lesquelles Tidée qu'il voulait donnei de ces personnages n^eût pas été suffisarnmeni intelligible aux autres ou, du moins, ne fût jamais devenue populaire. On peut aussi donner poui explication que Shakespeare n^a pas voulu uniquement faire de son héros la victime d'un vulgaire maléfice : voilà pourquoi il a orné d'une certaine teinte d'héroïsme et de surnaturel la première scène de séduction, et c'est seulement après que Macbeth est tombé dans le piège qu'on lui tendait qu'on le voit se débattre dans les liens eHI devenir le jouet de vulgaires sorcières. C'est peutêtre aussi à cette fin que Shakespeare met dans; la bouche d'Hécate le reproche qu'elle adresse aux magiciennes d'avoir induit Macbeth en tentation par leurs oracles *.

Ainsi, bien que le substratum des sorcières d0 Macbeth renferme des contradictions qui deman-* deraient à être expliquées et que la mise en scène

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