‹ Le surnaturel dans le théâtre de ShakespeareChapitre 62 sur 102 · Wurth, ouv. cité, p · texte numérisé non relu

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SONGES, VISIONS ET APPAPdTIONS DE SPECTRES 115

chefs à faire une garde vigilante, s'informe de son cheval, de son armure rtout cela dénote an état d'esprit qui explique bien naturellement pourquoi cet homme aura des cauchemars dans son sommeil. En revanche, à qui Richmond pense-t-il à coup sûr ? Il pense que toutes les haines et toutes les rancunes que le méchant roi a accumulées contre soi seront certainement d'un grand secours à son adversaire dans la lutte. L'art suprême de Shakespeare consiste à avoir donné ici au surnaturel un rôle tel que chacun, croyant ou sceptique, peut en donner Texplication qui lui convient ^

Passons maintenant aux visions à Tétat de veille. Shakespeare met parfois — pour un instant — dans les yeux de ses personnages, lorsqu'ils sont agités par une émotion très vive ou dans des moments d'extase, Timage d'une personne ou d'une chose absente, ce dont le spectateur n'a connaissance I que par les paroles de l'acteur en scène et ne sert qu'à peindre l'émotion dont ils sont saisis, ou l'état d'extase où ils se trouvent.

Il n'est venu à l'idée d'aucun régisseur de sus-

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