Ibid
n^oublions pas qu'au temps de Shakespeare od' croyait que le diable prenait souvent, pour induire' un homme en tentation, la figure d'un parent ou d^un ami mort depuis peu \ Harnlet surtout contient nombre de passages à Fappui de cette croyance.
Si Shakespeare réussit en se conformant judicieusement aux idées et aux formes consacrées^ par la croyance populaire à faire sur le spectateur, par l'emploi de cet élément, une impression plus profonde que tous ses devanciers, Feffet est encore augmenté par Tart consommé avec lequel il s^entend à faire passer dans l'homme un frisson de terreur. Nul poète mieux que lui ne sait j peindre les horreurs des ténèbres, et ses fantômes n'apparaissent que de nuit.
Tous les trucs de théâtre, tout ce que la mise en scène la plus habile peut imaginer pour frapper Tesprit n'est rien auprès de la prodigieuse habileté avec laquelle il compose son drame en vue de préparer les esprits à recevoir les impressions du merveilleux et de Thorrible, et de la