Acte V, scène
3. Ankeabrand, ouv. cité, p. 7 et suiv. Wurth, ouv. cité, p. 290 et suiv.
qu'il renferme, car c^est ici que le mysticisme de Shakespeare atteint son point culminant.
Nous ne parlerons plus ici que de la scène du banquet ^ qui est née deTimagination de Shakespeare, car elle ne se trouve pas dans la chronique de Holinshed.
Macbeth ayant été élu roi, donne à Fores, à l'occasion de son couronnement, un grand dîner auquel il invite naturellement Banquo, son ancien compagnon d'armes. Mais cette invitation cache un piège, Macbeth ayant réussi parle poignard à réaliser une partie de la prédiction des sorcières et à monter sur le trône, veut empêcher par un nouveau meurtre que la partie de la prédiction relative à la royauté future des descendants de Banquo ne s'accomplisse. 11 soudoie des assassins pour égorger Banquo et son fils Fleance, quand ils approcheront de Fores, le soir. La salle du festin est déjà pleine de convives quand les assassins se présentent à la porte et annoncent à voix basse qu'ils ont tué Banquo de vingt coups à la tête, mais que Fleance a échappé. Ce rapport ne rassure qu'à moitié et préoccupe vivement Macbeth,