Voir l'art, cité dans la Quarterly Review
2. Art. cité de I. H. Hudson dans la Westm, Review, et Dr. Bonno Diedrich : Von Gespenstergeschichten, Leipzig, 1903, p. 151 et suiv.
Conclusions à tirer sur les idées personnelles de Shakespeare relativement au monde surnaturel.
Nous pensons avoir suffisamment démontré que le surnaturel et tout ce qui s'y rapporte jouent un rôle important dans le théâtre de Shakespeare. Nous sommes donc fondés à rechercher les rapports qui doivent exister entre Tusage que Shakespeare a fait de cet élément comme poète et ses idées personnelles sur cet objet, ou en d'autres termes, ce que le poète croyait lui-même touchant les phénomènes surnaturels qu'il a décrits \
Nous n'avons pas en vue ici les pièces dont le sujet est entièrement fictif, dans lesquelles Shakespeare donne un libre essor à son imagination poétique pour amuser le spectateur, et que ses
1. Voir à ce sujet Spalding, ouv. ciLé,p. 10-11,125, et l'étude de A. Rofîe citée plus haut.
contemporains ne regardaient eux-mêmes que comme de charmantes rêveries propres à verser l'illusion dans nos âmes ; il est d'ailleurs certain qu'il n'a été égalé jusqu'ici sous ce rapport par aucun dramatiste. Nous voulons parler de l'élément surnaturel, des superstitions dont quelquesunes de ses pièces sont pénétrées et qui, à son époque, comme Ton sait, trouvaient crédit auprès des classes cultivées et même des dirigeants.
On n'oublie pas que la religion et les idées religieuses de Shakespeare sont une question qui a suscité à elle seule toute une littérature. II y en a qui le regardent comme un bon protestant % d'autres le revendiquent pour le catholicisme % quelques-uns pensent reconnaître en lui un chrétien fervent quoique ayant peu de goût pour les dogmes ^ ; enfin, il y en a qui font de lui un panthéiste^ un païen, voire même un athée * ; Gœthe