Acte III, scène
2. Voir Rumelin,ouv. cilé,p. 205 et suiv.,et Laehr, ouv. cité, p. 47 et suiv.
3. Voir Tarticle anonyme de la Quarterly Review cité plus haut, p. 91 et suiv., et le premier article de J. E. Porilzky
s'est surtout dans les propos qu'il met dans la bouche d'Hamlet et d'Horatio que nous devons chercher la preuve et la mesure de la foi qu'il avait en ces croyances. Tout montre que de toutes ses pièces, c^est celle où le poète a pris le plus au sérieux les propos qu'il fait tenir à ses personnages, celle où il était le plus fermement persuadé de la réalité des choses qu'il offrait au spectateur ^ On est frappé, par exemple, de voir avec quel sérieux un homme éclairé,un sceptique comme Horatio fait la description des phénomènes proiigieux avant-coureurs de la mort de Jules César, pour en tirer des inductions touchant la signification qu'il convient de donner à l'apparition dont lui et ses compagnons viennent d'être témoins. On est surpris de voir avec quel feu et quelle conviction Horatio, encore si incrédule tout à l'heure^ s'efforce de dissiper les doutes d'Hamlet au sujet de la vision nocturne : un homme qui n'a jamais cru au surnaturel ne s'exprime pas de la sorte. C'est Hamlet qui appelle l'homme « le jouet de
[Shakespeares Hexen) dans le journal Der Zeitgeisî, dinnèe 1908, Q° 41.