B. Alexander, ouv. cilé, p. 555, Roffe, ouv. cité, p
la nature i » qu'agite toute pensée qui dépasse la portée de son âme. C'est Hamlet qui dit à Horatio, lorsque celui-ci trouve sa conduite étrange, bizarre, qu^« il y a dans le ciel et sur la terre plus de choses qu'on ne peut en imaginer » . N'est-ce pas , reconnaître franchement Texistence d'un monde I qui dépasse la portée de nos sens et de notre entendement, et cela dans une pièce où il se propose de faire accepter comme réel par le spectateur un phénomène surnaturel' ?
Cette manifestation de superstition d'un puissant génie qui connaissait si bien la vie et les secrets du cœur humain^ et qui se mouvait d'ordinaire sur le terrain solide de la réalité, semble être en relation avec un réveil de la foi religieuse dans la vieillesse. La conversation des gardes au sujet de l'apparition montre combien la superstition de cette époque était compatible avec les croyances chrétiennes^, Horatio reprend : «... J'ai ouï dire que le coq, cette trompette du matin, avec les sons perçants de sa voix grêle et sonore,