DIVERSES SOCIÉTÉS CONDAMNÉES
Le paragraphe IV du Syllabus, qui porte ce titre : So° cialismc, Communisme, Sociétés secrètes, Sociétés bibliques, Sociétés clérico-libérales,ne formule aucune proposition ; il se contente de rappeler que ces pestes furent mainte fois et très-énergiquement réprouvées par le Saint- Siège (1). Ces réprobations formelles et reitérées avertissent suffisamment les Catholiques, qu'il ne leur est pas permis, sous quelque prétexte que ce soit, de s'enrôler même comme simples soldats dans ces armées diaboliques.
Définissons d'abord ces associations de pestilence, et signalons ensuite les ravages qu'elles exercent parmi les nations.
(1) Le Syllabus nomme les pièces suivantes: L'Encyclique Qui pluribits, du 9 novembre 1848 ; — l'Allocution Quibus quontisque, du 20 avril 1849; — l'Encyclique Noslù et Nobiscum, du 8 décembre 1849; — l'Allocution Singulari guadam, du 9 décembre 1854: — l'Encyclique Quanlo conficiamur mœrore, du 10 août 1803.
Les doctrines du Communisme et du Socialisme sont révoltantes an regard même du simple droit naturel. Elles visent à mettre sens dessus dessous la société humaine, avec tous les éléments qui la composent ; elles sont le dernier degré où puissent parvenir les plus brutales passions de la lie du genre humain. Cette fureur s'appelle Socialisme, parce qu'elle se propose de refaire, isez de détruire de fond en comble, toute société existante ; d'abord la société religieuse, et bientôt après la société civile. Elle s'appelle Communisme, parce qu'elle promet aux niais le partage des biens de ce monde, qui cesseront d'appartenir aux privilégiés de la fortune pour devenir communs à tous les hommes. Elle s'appelle encore Radicalisme, parce qu'elle prétend arracher jusqu'à la dernière racine de l'ordre de choses existant.
Une fois tous les trônes renversés, tous les gouvernements détruits, toutes les religions abolies, surtout la religion catholique très-gênante pour ces belles théories, le monde sera constitué en une république universelle, dont la seule religion sera la religion de l'humanité. Dans cette charmante république tout le monde sera riche, heureux, puissant, maître, servi à souhait ; et aussi, par une conséquence logique, mais sous-entendue, condamné