CHAPITRE IX
Au moment où nous écrivons, l'erreur a prévalu ; elle est un fait accompli. Le pape est dépouillé * de son principat civil, de son pouvoir temporel, comme on dit ordinairement chez nous-, il ne lui reste pas une province, pas une ville, mais à peine un palais dont on fait une prison. La royauté des papes est morte, disent les révolutionnaires. Non , disent les Catholiques , elle sommeille ; détrôné par la violence, le Pontife demeure le roi le plus légitime de la terre, et les erreurs qu'il a condamnées seront toujours des erreurs et toujours condamnées (1).
(1) Le Sy'labuï, pour ces deux propositions, nous renvoie à la Lellre Ad Apostolicœ, <lu 22 a^ùt 1851, et à l'Allocution Quibus quantisque, du 20 avril 1849. — 11 ajoute : Outre ceserreurs explicitement notées, plusieurs autres sont implicitement réprouvées par l'exposition e* la démonstration de la doctrine, que tous les catholiques doivent fermement retenir, sur le principat civil du Ponlite Rom un. GeUe doctrine est ma^niliquement affirmée dans l'Allocution Quibus quantisque, du 20 avril 1849 ; — dans l'Allocution Si semper an'ea, du 20 mai 1850 ; — dans la Lettre Apostolique Cum calholica Ecclesia, du 26 mars 1800; — dans l'Allocution Novos, du 28 septembre 1860 ; — dans l'Allocution Jamdudum, du 18 mars 1861 ; — dans l'Allocution Maxima quidem, du 9 juin 1862. — Mentionnons un autre document
2[\ LE SYLLABOS.