CHAPITRE X
In cauda venenum! La queue des erreurs modernes proscrites par le Saint-Siège, c'est le libéralisme; et cette queue est remplie d'un poison aussi subtil que pernicieux. A cause de la malice et des ruses multiples du reptile qu'il s'agit d'écraser, ce dernier chapitre de notre travail demande un soin tout spécial et de plus grandes précautions. Mettons d'abord sous les yeux de nos bienveillants lecteurs les quatre dernières propositions du Syllabus (1) ;
(1) Il nous renvoie, pour ces propositions, aux Allocutions consistoriales suivantes : Acerbissimum, du 27 septembre 185 > ; — Nemo vestrum, du 26 juillet 1855 ; — Nunquam fore, du 15 décembre 185G ; — Jamdii'ivm cernimus, du 18 mars 1861.
Les mêmes erreurs sont encore condamnées dans d'autres documents, par exemple : l'Encyclique Mirari vos, publiée par Grégoire XVI le 15 août 1832; — l'Allocution Quibvs Ivcluosissiinis, prononcée par Pie IX le 5 septembre 1851; — l'Encyclique Exiultavil, du 21 novembre 1S5I ; — l'Encyclique Apo^lolick Noslrg, du 1er août 1854. — Il convient aussi de se rappeler ce que nous avons dit déjà au chapitre ni de ce volume, en réfutant le système de l'indifférentisme.
LE SVLLABUS.
^Etate hac nostra non amplius expedit, religionem catholicam haberi tanquam unicam Status religionem, cœteris quibuscumque cultibus exclusis.
A notre époque il n'est plus expédient, que la religion catholique soit regardée comme la seule religion de l'État, à l'exclusion de tous les autres cultes.