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mundo, atque omnia Deus sunt et ipsissimam Dei habent subslantiam ; ac una cademque res est Deus cum mundo, et proinde spiritus cum materia , nécessitas cum libertate, verum cum falso, bonum cum malo, et justum cum injusto.
iN'eganda est omnis Dei actio in homines et mundum.
Humana ratio , nullo prorsus Dei respectu habito, unieus est veri et falsi, boni et mali arbiter, sibi ipsi est lex et naturalibus suis viribus ad hominum ac populorum bonum curandum sufilcit.
Omnes religionis veritates ex nativa humanae rationis vi dérivant : hinc ratio est princeps norma qua homo cogtiitionem omniu.n cujuseumque generis veritatum assequi possit ac debeat.
Y Divina revelatio est imperfectaet ideirco subjecta eontinuo et indefinito pro-
Dieu. Dieu est donc une seule et môme chose avec le monde, et par suite l'esprit avec la matière, la nécessité avec la liberté, le vrai avec le faux, le bien avec le mal, et le juste avec l'injuste.
Il faut nier toute action de Dieu sur les hommes et sur le monde.
La raison humaine, sans tenir aucun compte de Dieu, est l'unique arbitre du vrai et du faux, du bien et du mal ; elle est à ellemême sa loi, et suffît, par ses seules forces naturelles, pour procurer le bonheur des hommes et des peuples,
Toutes les vérités de la religion dérivent de la force native de la raison humaine : d'où il suit que la raison e4 la règle souveraine, à l'aide de laquelle l'homme peut et doit acquérir la connaissance de toules les vérités, de quelque genre qu'elles soient.
La révélation divine est imparfaite, et par cela même sujette à un progrès continu et indéfini,
grcssui qui humanae ratio- correspondant au développement nis progressioui respon- de la raison humaine.
deat.
Christi Odes humanae refragatur rationi ; divinaque revelatio non solum nihil prodest, verum etiam nocet hominis perfectioni.
Prophétise etmiracula in - Litt ris exposita et
narrata sunt poetarum commenta , et christianœ ti lei mysteria philosophicarum iavestigationum summa ; et utriusque Testamenti libris mythica conlinentur inventa, ipseque Jésus Christus est mythica fictio.
La foi chrétienne est contraire à la raison humaine ; et la révélation divine non-seulement ne sert de rien, mais encore est nuisible à la perfection de l'homme.
Les prophéties et les miracles exposés et racontés dans les saintes Écritures sent des fables de poètes ; les mystères de la fui chrétienne sentie résumé de; investigations de la philosophie ; dans les livres de l'un et l'autre Testament sont contenues des inventions mythiques; enfin Jésus- Christ lui-même est une fiction et un mythe.
Voilà le fond de la philosophie anticatholique du xvm>' et du xixe siècles. Le tout se résume en deux mots : destruction de la nature divine, déification de la raison humaine. Cherchons quelle sagesse transcendentale se peut bien cacher sous cette étiquette philosophique (1).
(t) Pour l'exposition et la réfutation des erreurs signalées dans le Syllabus, nous nous servirons principalement, comme nous en avons déjà prévenu le lecteur, des documents pontificaux auxquels le Syllabus lui-même prend soin de nous renvoyer. Ainsi, sur ces grosses erreurs du panthéisme et du rationalisme absolu, il cite ces trois pièces importantes : L'Allocution consistoriale Maxima quidem, du 9 juin
Destruction de Dieu, le panthéisme est évidemment cela, s'il est quelque chose. Ici, nous ne discutons pas avec des catholiques, ni avec des protestants, pas même avec des hommes raisonnables. Ce monstrueux système est l'abus de toute raison. C'est l'orgueil de Satan, voulant être Dieu ; c'est l'homme, ce vermisseau, tentant l'escalade du ciel, dans le but avoué de détrôner Dieu et de s'asseoir à sa place. Point d'autre Dieu que l'humanité! point d'autre que la nature ! point d'autre que le monde visible ! point d'autre que le tout ! et, par une conséquence nécessaire, point d'autre que le rien, qui n'est pas distinct du tout 1
Cette dernière identité, celle du tout et du rien, n'est
1862 ; — l'Encyclique Qui plwibus, du 9 novembre 1846, par laquelle le pape Pie IX notifie son avènement à tous les Patriarches, Primats, Archevêques et Evoques du monde, et leur fait l'exposé des erreurs et des besoins de l'époque; — l'Encyclique Singulari '. quittent, du 17 mars 1856, adressée à tous les Archevêques et Evêques de l'Empire d'Autriche.
En outre, les mêmes erreurs ont été depuis examinées à fond par le Concile du Vatican, et solennellementcondamnées par la Constitution dogmatique bel Filius, dont nous ne perdrons pas de vue les considérations et les canons.
Nos lecteurs savent déjà que le mot Syllabus veut dire résumé, abrégé ou catalogue. Le Syllabus que nous expliquons est effectivement le catalogue des erreurs modernes condamnées dans les Actes du Souverain Pontife Pie IX.
peut-être pas formulée nettement par les panthéistes, et encore je n'en suis pas sûr ; mais elle est la résultante de toutes leurs idées, et ne paraîtra pas plus étonnante que tant d'autres identités, sans lesquelles il n'y a pas de panthéisme, par exemple : l'identité de l'esprit et de la matière, celle de la nécessité et de la liberté, celle du vrai et du faux, celle du juste et de l'injuste, celle du bien et du mal. Identité des contraires, vous dis-je; comment avoir le mauvais goût de ne pas trouver cela éminemment philosophique, et de vouloir encore distinguer le jour de la nuit, le blanc du noir, l'homme de la brute, l'eau du feu, la vie de la mort?
Le panthéisme est donc, sans exception aucune, l'assemblage de toutes les contradictions , de toutes les négations. Voici quelques-unes de ces négations, relatives à la divinité :
Il est la négation du Dieu unique, personnel et vivant, distinct des êtres visibles et matériels. C'est la première notion du système. Dieu n'est pas, il se fait par une suite d'évolutions continuelles, dont les panthéistes oublient d'assigner la première origine et le premier auteur.
Il est la négation du Dieu Trinité. Car Dieu n'étant pas un être personnel, distinct du reste des êtres, vivant de sa vie propre, il est clair qu'il n'est pas trois personnes égales, unies dans une même nature et vivant de la même vie.
Il est la négation du Dieu Créateur, et la création proprement dite devient impossible. Le Dieu des catholiques n'existant pas, il est clair qu'il ne peut sortir de son inaltérable repos pour créer le monde. Si vous demandez au panthéiste, comment l'homme existe sans avoir été créé par Dieu, il vous répondra que l'homme est le produit naturel du perfectionnement indéfini de l'animal.
b Lï SYLLABUS.
Si vous lui demandez comment l'animal existe sans avoir été créé, il vous répondra que l'animal est le produit naturel du perfectionnement indéfini de la matière. Si vous lui demandez comment il y a une matière, qui n'a été faite par personne, je ne me charge pas de répondre pour lui.
Il est la négation du Dieu Providence. Rien de plus évident. Premièrement, parce que Dieu, n'existant pas, ne peut pas veiller sur le monde. Deuxièmement, parce que le monde, étant Dieu, n'a pas besoin qu'on veille sur lui.
Il est la négation du Dieu RcJempteur, pour des raisons non moins convaincantes. Premièrement, parce qu'un Dieu qui n'existe pas ne saurait ni se faire homme ni racheter lhomme. Deuxièmement, parce que l'homme, qui existe sans Dieu et qui est lui-même Dieu, n'a pas pu tomber en transgressant les lois d'un Dieu néant ; et, n'étant pas tombé, il n'a nul besoin d'être relevé par l'Incarnation et la Rédemption.
On voit comment les panthéistes ont su biffer Dieu, avant leurs disciples les radicaux.
Ne nous attardons pas à réfuter longuement des affirmations de ce genre ; à quoi bon ? Que notre foi catholique souffle une minute sur cet échafaudage d'erreurs, et tout sera par terre. Aux négations panthéistes, injurieuses à notre raison autant qu'à notre foi, opposons des actes de foi, qui sont encore des actes de raison.
Nous croyons en un Dieu unique, vraiment Dieu.Li Sainte Église Catholique, Apostolique et Romaine, dironsnous après les Pères du concile du Vatican, croit et confesse qu'il exise un seul Dieu vrai et vivant, Créateur et Seigneur du ciel et de la terre, tout-puissant, éternel,
immense, incompréhensible, infini en intelligence, en volonté et en toute perfection. Ce Dieu unique étant une substance spirituelle absolument simple et immuable, il est nécessaire de le déclarer réellement et substantiellement distinct du monde, heureux en soi et de soi, ineffablcment élevé au-dessus de tout ce qui est ou peut se ce n ce voir: en dehors do lui.
Nous croyons en un Dieu T, Mté. Telle est la foi catholique, dit le symbole de saint Athanase, que nous adorons un seul Di u dans une Trinité, la Trinité dans l'unité ; sans confondre les personnes, sans diviser la substance. Autre est la personne duPère, autre celle du Fils, autre celle du Saint- Esprit. Mais le Père et le Fils et le Saint-Esprit ont une seule divinité, une égale gloire, une majesté coéternelle. Chacune de ces trois personnes est incréée, immense, éternelle, toute-puissante ; chacune est Dieu, mais non un dieu séparé en nature. Et ces trois personnes, ayant même nature et mômes perfections, ne font pas trois dieux, mais un seul Dieu. Celui qui veut être sauvé, qu'il pense ainsi de l'adorable Trinité.
C'est un mystère, incontestablement. La raison humaine ne l'aurait pas trouvé ; le connaissant par la révélation divine, elle reste incapable de l'expliquer et de le Comprendre. Mais, certaine de n'être pas trompée par Dieu, elle s'incline dans une humble adoration, et dit avec amour : Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit!
Nous croyons en un Dieu Créateur. Ce seul vrai Dieu, dit le concile du Vatican, poussé par son infinie bonté et armé de sa vertu toute-puissante, sans avoir besoin d'augmenter sa béatitude, ni d'acquérir une perfection nouvelle, mais désireux de manifester sa propre perfection parles biens qu'il distribueàses créatures; ce Dieu, disons-