Paris, 1865, in
puissent, dans celte vie mortelle, acquérir toute vertu et se diriger vers le port de l'éternité bienheureuse. Mais les défenseurs de la civilisation moderne ne comprennent pas cette opposition, bien qu ils se disent les vrais et sincères amis de la religion ( 1 ). » Le Saint-Siège se trouvait donc sollicité dans des directions contraires. Quelle devait être son attitude? Pie IX répond: « A ceux qui, pour le bien de la religion, nous invitent à tendre la main à la civilisation actuelle, nous demandons si les faits sont tels que le Vicaire de Jésus-Christ, établi divinement par lui pour maintenir la pureté de sa céleste doctrine... puisse, sans un très grave danger de conscience et un très grand scandale pour tous, s’associer avec la civilisation contemporaine, par le moyen de laquelle se produisent tant de maux, qu’on ne saurait les énumérer, tant de funestes opinions, tant d’erreurs et de principes, qui sont extrêmement opposés à la religion catholique et à sa doctrine. »
Ces mots « civilisation moderne » risqueraient de produire des équivoques. Les catholiques libéraux ne s’entendent pas eux-mêmes sur le sens à leur donner. Le Pape, qui a horreur des malentendus, prend soin de les dissiper tout d’abord. Voici comment il pose la question: « Tandis que cette civilisation moderne favorise tous les cultes non catholiques, tandis qu’elle ouvre l’accès des charges publiques aux infidèles eux-mêmes, et les écoles catholiques à leurs enfants, elle affecte d’exclure les congrégations religieuses, les instituts fondés pour diriger des écoles catholiques, un grand nombre de personnalités ecclésiastiques de tout rang, même revêtues des plus hautes dignités,... et même des laïques distingués qui, dévoués à Nous et à ce Saint-Siège, ont défendu courageusement la cause de la religion et de la