‹ Le syllabusChapitre 7 sur 32 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

l’église et les libertés

par laquelle il notifie à l’Église son élévation au Souverain Pontificat, Pie VII rappelle aux évêques les devoirs que leur crée la situation présente. Il ne leur suffit pas de veiller sur l’éducation de la jeunesse, sur le recrutement et la formation du clergé; de défendre énergiquement la propriété ecclésiastique; ils ont à conjurer le péril qu’une littérature détestable fait courir à l’Église et à l’État.

Le Pape condamne expressément 1 une des prétendues conquêtes de la Révolution, la liberté de pensée et la liberté de la presse. La violence des mots ne le fait pas reculer et il dénonce la peste pernicieuse des mauvais livres. « C’est ici, poursuit-il, que toute son énergie est réclamée par le salut même de l’Église et de la société, des chefs d’État et de tous les mortels, salut que nous devons mettre bien au-dessus de notre propre vie.... En telle matière, nous ne pouvons ni conniver, ni dissimuler, ni mollir. Car si l’on n’arrête, si l’on n’étouffe une si grande licence de pensées, de paroles, décrûs et de lectures, nous pourrons bien, grâce aux efforts combinés de rois et de capitaines pleins de la science politique ou militaire, grâce aux bataillons et aux expédients, nous pourrons paraître un instant soulagés du mal qui nous travaille; mais, faute d’en arracher la racine, d’en détruire la semence (je frissonne de le dire, mais il faut le dire) le mal ira croissant, se fortifiant, étreindra tout le globe de la terre; et alors pour l’ anéantir et le conjurer, ce ne sera plus assez ni des régiments, ni des garnisons, ni des yeux de la police, ni des remparts des v iles, ni des barrières des empires (!). »

Paroles douloureusement prophétiques. Elles ne perdent rien, après un siècle, de leur opportunité. Les erreurs que le Souverain Pontife dénonce en

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