V; col
Credimus iii Deum Patrem omtiipolenlem,
Credimus et in Filium ejus, Dominuin noslrum , Jesum Christum,
Natum de Spiritu Sancto ex Virgine Maria,
Qui crucifixus sub Ponlio Pilato et sepultus est,
Tertia die resurrexit a mortuis,
Ascendit ad cœlos,
Sedet ad dexteram Dei Patris,
Inde venturus est judicare vives et mortuos,
SERMONS 2. 3 et 4,
De Symbolo’, attribués b saint Augustin.
Augnstini Opéra, t. VI, col. 929-976.
Credimus in Deum Patrem omnipotentem,
Credimus et in Filium ejus, Jesum Christum,
Natum de Spiritu Sancto ex Virgine Maria,
Qui crucifixus sub Pontio Pjlato et sepultus,
Tertia die a mortuis reaurrexit,
Assumptus in cœlum,
Sed ad dexteram Patris,
Inde venturus est judicare vives et mortuos,
I . Ces trois sermons ont été écrits sous la domination des Vandales en Afrique, par conséquent postérieurement à l’année 429, époque où ces barbares s’emparèrent de ce pays. On peut le conclure des passages nombreux et violents dans lesquels l’arianisme est combattu. Mais le Symbole qui y est expliqué est de beaucoup antérieur à ces événements; il rappelle celui de saint Cyprien. On a la preuve, dans ces discours, que le Credo corrigé par saint Augustin n’était pas encore répandu au loin et u’était peutêtre même pas sorti de l’Église d'Hippone.
LE SÏ.MBOLK DES APOTRES
Credimus el in Spiritum Sanctum;
Remissionem peccatorum, Resurreciionem carnis,
Et vilam ælernam.
Per sanctam Ecclesiam.
Credimus el in Spiritum Sanctum,
Remissionem peccatorum, Carnis resurreciionem, Vilam ælernam.
Per sanctam Ecclesiam.
Ces deux formulaires sont seulement des variétés d’un même Symbole des Apôtres. La forme plurielle credimus , « nous croyons » , forme qui se présente aussi dans le sermon 125' De tempore (le 235' de l’Appendice, Augustini Opéra, t. V, col. 2957-2959, De fide catholicâ ) n’est due, ce me semble, qu’au genre oratoire de ces pièces. Le prédicateur, parlant à la fois de lui-même et de ses auditeurs, aura pu dire « nous croyons » , nous tous qui sommes ici réunis , de même qu’en s’adressant à ses auditeurs, il leur dit : credatis « croyez » , credilis « vous croyêz ». {Augustini Opéra, t. VI, col. 1384, sermo 215, §8; t. VI, col. 954, sermo alius De Sgmbolo, §3; col. 966, sermo aliv^ De Symbolo, § 2, etc.) Il est à remarquer qu’on parle toujours ici au pluriel * : Credamus et nos; — Per
1. Saint Augustin parle aussi très-souvent au pluriel dans ses sermons. On y rencontre fréquemment credimus; par exemple: Credimus in Spiritum Sanctum {Augustini Opéra, t. V, col. 1378, sermo 214, § 10) ; Credimus et in Fitium ejus {ibid., t. V, col. 1381, sermo 21 S, § 3) , Credimus ergo in Jesum Christum {ibid., t. V, col. 1382, sermo 215, § 4) ; Confiteamur salvatorem (ibid., t. V, col. 1367, sermo 214, § 5). Il n’en est pas moins certain
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LE Sl'MBOLE DES APOÏ|KES 3S7
ipsum remissionem accipimus peccatorum; — Vitam speramus æternam {Augustini Opéra, t. V, col. 1382 et 1384, sermo 215, § 4, 8, etc.); — Non audemus dicere ; — Ah ipso accipiamus quod ei offeramus {Ibid., t. VI, col. 938, 943, etc.) Enfin, dans le quatrième des sermons De Symbolo, il n’y a plus credimus, mais credo, et la tournure particulière de certaines phrases montre que c’est bien credo qu’il y avait dans le Symbole qui est expliqué dans ce sermon. Gela se voit, par exemple, dans celleci : Sic accepistis, sic vos credere dixistis, credo. (Ibid., t. VI, col. 968, sermo alius De Symbolo, § 4.) Si j’ai conservé la forme plurielle credimus, c’est uniquement pour rapporter ces formulaires tels qu’ils sont dans cescermons, sauf toutefois dans je dernier des quatre De Symbolo; mais je crois qu’en réalité ce Symbole avait credo, comme tous les autres Symboles latins.
Ce Symbole des Apôtres a dû appartenir à l’Église de Carthage ‘ ; c’est ce qui résulte non pas seulement de cette circonstance que les sermons dans lesquels il est commenté ont été composés, selon toutes les vraisemblances, dans l’Afrique pro-
que le Symbole des Apôtres de ce Père de l’Église avait non pas Credimus, mais Credo in Deum Patrem omnipotentem, etc. [Auguslini Opéra., t. V, col. ISBô, sermo 213, § 2; col. 1371, urmo 2H, § 1 .)