‹ Le symbole des Apotres; essai historiqueChapitre 48 sur 150 · p. t03 et · texte numérisé non relu

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1. Cyrille de Jérusalem, Opéra, p. 5, præf., §. 4, p. 9; §7, p. 97. Catech., vi, § 16 ; catech. myslag. v, § 19; Ambroise, D« mysteriis, au commencem.; Grégoire de Nazianze, Opéra, 1. 1, p. 687, C; voyez Martène, Ibid., l. I, p. 66 et suiv. c Lorsque les chrétiens, dit M. Alfred Maury, transportèrent à la cérémonie de la messe, c’est-à-dire à l’eucharistie et à l’ensemble des rites dont elle est entourée, le nom de mystères, ils ne Qrent que continuer à employer celte expression grecque avec son acception païenne, quoique la solennité nouvelle qu’ils substituaient aux anciennes eût un caractère tout ditférent. La messe est une représentation symbolique de la passion du Sauveur, un ensemble de rites qui communiquent aux assistantst ainsi que le faisaient les mystères antiques, des grâces particulières. La catéchisation et le baptême sont une véritable initiation, et donnent à ceux qui l’ont reçue le droit d’assister à ces cérémonies augustes. Peu à peu ce privilège des chrétiens catéchisés devint le patrimoine de tous, de même que les mystères de l’Atiique, en recevant de plus en plus d’initiés, finissaient par doter la presque totalité de la nation hellénique des avantages qui n’avaient appartenu, dans le principe, qu’à un petit nombre. 1 Histoire des religions de la Grèce antique, t. 11, p. 301 et 308.

LE STMBOLE DES APOTRES lli

à des mystères. Gela est tellement manifeste que, pour parler de cette admission des catéchumènes dans, l’Église, on se servait du langage des mystères de l’antiquité païenne. La réception des néophytes aunombre des fidèles était appelée l’initiation chrétienne, Twv jç^pidTiavûv TE>ieTin*, et les catéchumènes qui recevaient le baptême, des initiés, poujA^voi, jivuôevTtî *, baptismi sacramento initiati, mysteriis dignati ou encore des illuminés, (pa>Ti!^op.^voi, des nouvellement éclairés, veo(j)(OTi«Toi *.

Que la formule par laquellô se faisait l’initiation chrétienne fût tenue secrète, comme l’avaient été auparavant les formules d’initiation aux mystères païens ®, cela se comprend. Et en effet on se gardait bien de l’écrire. Tertullien n’en parle qu’en

1. Origène, Contra Cflsum, lib. VI, cap. 24. L’expression de TiXeiD s’appliquait ordinairement à la consécration bachique, à l’admission aux fêtes nocturnes de Dionysos, fêtes qui offraient un caractère secret et auxquelles les initiés pouvaient seuls prendre part. Elle signifiait aussi une fête qui avait pour objet une purification ou une réconciliation. Alfred Maury, Histoire desreligions de la Grèce antique, t. Il, p. 298. ÊTiJiaSn; signifie, en général, un initié. ÉTaioén; t« 'E).tuinvi*, un initié aux mystères d’Éleusis. Lucien, Catapl. 22.

2. Constitut. apostoL, lib. VIII, cap. 7 et 8, dans Sacrosancta amcilia, t. I, col. 465, E. Augusti Handbueh der christl. Archéologie, t. I, p. 149.

3. Gregorii Nysseni Opéra, Paris, 1638, t. II, p. 126, B, et 127, D.

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