Cyrille de Jérusalem, Opéra, p
5. Tà x<yo|uva, les prescriptions ou les formules parlées et non écrites.
termes énigmatiques ‘ ; Origène l’appelle le symbole delà purification, To cû[xêo>.ov wj âroxe!ta9àf6ai®,mais il ne la fait connaître dans aucun de ses nombreux ouvrages.
Get état de choses n’avait pas changé au quatrième siècle. La distinction des catéchumènes et des fidèles est encore rigoureusement maintenue. Les premiers ne peuvent assister à Ja partie du culte pendant laquelle les sacrements sont administrés, et à laquelle les seconds doivent seuls être présents ; ce qui se passe alors est toujours pour eux an mystère; la connaissance ne peut leur en être donnée que par une sorte d’initiation. Mais, tandis que dans les Églises d’Orient ces usages sont pris à la lettre et semblent même poussés jusqu’à l’exagération, on les entend plus libéralement, presque dans un sens métaphorique, dans celles d’Occident.
Les Pères grecs de cette époque parlent des mystères chrétiens avec la même réserve que les
t. Terlullien, De corom milit., § 3; De baptismo, | 6.
2. Origène, Contra Cetsum, lib. ill, cap. 51. Les chrétiens eux-mêmes comparaient leur Symbole aux formules desmystères païens, formules qui étaient appelées aussi des symboles. Arnobe, en parlant de celles qui étaient propres aux mystères de Gérés, dit: Ipsadenique symbola, quærogata sacrorum inacceptationibus respondetLs ; Jejunavi atque ebibi Cycconera. Disputation. adv. Gentes, lib. V, édit, de Des. Herald, Paris, 1605, p. 213.
païens de ceux d’Eleusis ou de la Bonne Déesse. Ils excusent presque tous leur silence ou leurs réticences par ces mots, qui reparaissent fort souvent dans leurs écrits ; « Les initiés le savent » inaoiv oi p.epY)jjievoi. « Je voudrais bien, dit Ghrysostome à propos des cérémonies connues des fidèles seuls, vous en parler ouvertement, mais je n’ose, à cause de ceux qui ne sont pas initiés, Sla toùç âp-/iTouî * . » C’est aussi Sla toù; àp-ziTOu;, à cause de ceux qui ne sont pas initiés, que Théodoret ne peut traiter des mystères qu’en termes obscurs : « Quand ils se seront retirés, ajoute-t-il, nous donnerons aux initiés un enseignement clair » C’est encore par crainte d’être entendu de ceux qui n’ont pas encore été admis à l’initiation, que Cyrille d’Alexandries’ abstient, dans sa Réfutation de Julien, de parler des mystères du baptême ^ . Cyrille de Jérusalem est persuadé que des châtiments extraordinaires, surnaturels, frappent et celui qui livre les mystères et celui qui les apprend autrement que par le ministère de l’Église. Le catéchumène qui en reçoit la connaissance de la bouche d’un simple fidèle devient frénétique, çpeviTia, et le fidèle qui les lui découvre est condamné comme un traître, <0; irpo^o-n;; xa-ranpiveTai