‹ Le symbole des Apotres; essai historiqueChapitre 62 sur 150 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Révision des Symboles des ApAtros en usage à la fin du Iroisième siècle et au commencement du quatrième.

Le plus ancien des Symboles qui nous soient connus est, sans le moindre doute, celui qui s’est conservé dans l’Église copte, et qui, selon toutes ’ les vraisemblances, fut, dans le principe, en usage dans l’Église d’Alexandrie*. La forme sous laquelle il se présente, sauf quelques interpolations qu’il est facile de distinguer, a un caractère archaïque incontestable. Elle nous fournit des renseignements précieux pour l’histoire des premiers développements de la formule du temps d’Origène et de Tertullien.

Il importe de mettre sous les yeux du lecteur cet intéressant document* :

t L’évêque ou le prêtre doit dire au catéchumène : Crois-tu au seul vrai Dieu, le Père tout-puissant, et à son Fils unique, notre Seigneur et Sauveur, et au Saint-Esprit vivificateur, Trinité consubstantielle, une souveraineté, un règne, une foi, un

t. L’ancienne Église copte faisait partie du patriarcat d’Alexandrie, qui fut, pendant des siècles, le centre religieux des chrétiens de l'Égypte et de ceux de l’Éthiopie.

2. Je l’emprunte à M. de Bunsen, qui le rapporte dans son Hippolytus, édition anglaise, 1. 1, p. 496.

baptême; à la sainte Ëglise catholique, apostolique; à la vie éternelle? Le catéchumène répondra : Je crois ainsi.

» Ensuite l’évêque ou le prêtre lui demandera : Crois-tu en notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu le Père? Crois-tu qu’il est devenu homme comme nous, grâce à l’action miraculeuse du Saint-Esprit sur la Vierge Marie ; qu’il a été crucifié pour nous, sous Ponce Pilate; qu’il est mort pour notre rédemption ; qu’il est ressuscité le troisième jour, en brisant les chaînes (de la mort); qu’il s’est assis à la droite de son Père dans le ciel, et qu’il reviendra pour juger les vivants et les morts, quand il apparaîtra, lui et son règne?

» Et crois-tu au Saint-Esprit vivificatcur, qui purifie tout dans la sainte Ëglise ? Et le catéchumène dira : Je le crois. •

Ce formulaire se compose de deux parties bien distinctes : l’une qui comprend la première question de l’évêque, et l’autre qui se compose des deux autres questions. Il est manifeste que la seconde n’est qu’une répétition développée de ce qui est dit de Jésus-Christ dans la première*. On peut conclure, de là, qu’elles ne sont ni de la même main ni du même âge. La première est évidemment la plus ancienne, puisqu’elle est la moins explicite des deux ; et il est tout à fait vraisemblable que, pendant un temps plus ou moins long, elle fut seule la profession de foi des catéchumènes au moment de

1 . La troisième question : « Et crois-tu au Saint-Esprit, etc., > n’a été ajoutée que pour terminer le formulaire selon la forme reçue, c’est-à-dire par la mention du Saint-Esprit et delà sainte Église. Cette question est d’ailleurs une simple répétition, même abrégée, puisqu’il est déjà question du Saint-Esprit et de la sainte Église dans la première partie.

180 LE SYMBOLE DES APuTKES

leur baptême, dans l’ancienne Église copte, et probablement dans tout le patriarcat d’Alexandrie.

Considérons de plus près cette première partie. Et d’abord débarrassons-la des interpolations qui la défigurent , et ramenous-la à sa forme primitive et authentique. Les mots : « Trinité consubstantielle, une souveraineté, un règne, une foi, un baptême, » ne peuvent appartenir à un formulaire antérieur au concile de Nicée; ils y ont été ajoutés quand la doctrine de la Trinité eut été formulée, et que la crainte que cette conception ne fût mal entendue et ne donnât lieu à une sorte de trithéisme* fit insis ter fortement sur l’unité divine. Les qualifications de « catholique » et de « apostolique » données à la sainte Église sont passées dans ce formulaire, soit du Symbole du concile de Nicée, soit plus probablement de celui de Constantinople* . C’est bien en Orient que la sainte Église a été appelée pour la première fois catholique et apostolique ; mais je ne crois pas que ces qualifications se présentent soit dans des Symboles des Apôtres, soit dans des règles de foi, antérieurs au quatrième siècle.

Après ces suppressions, la première partie du

4. Les orthodoxes furent du moins accusés souvent de trithéisme : ’AJiXà étScixaç (ATI TfiBiiav cvdé'Kja j;. Grégoire de Naxianze, Opéra, Paris, 4609, t. I, p. 669, C.

2. Le Symbole du concile de Nicée porte seulement : -h xtt6o- Xtx'ii iicxXuoia; mais il y a dans celui du concile de Constantinople ;

fi; uxav ttfiav xaSoXixTiv aat ànooroXtXTr» ixxXnaiàv.

Symbole copte reste conçue en ces termes : « Crois tu (ou dans le discours direct : Je crois) au seul vrai Dieu, le Père tout-puissant, et à son Fils unique, notre Seigneur et Sauveur, et au Saint-Esprit vivificateur, à la sainte Église, à la vie éternelle »

Sous cette forme, le Symbole copte n’est évidemment qu’un développement de la formule de la fin du second siècle; il est même vraisemblable qu’il eu fut la première transformation. Ce Symbole doit en effet remonter très-haut; la simplicité de sa rédaction et son peu d’étendue en indiquent suffisamment l’antiquité.

Qu’est-ce maintenant que la seconde partie j sinon' une sorte de commentaire de la première, on, pour mieux dire, du second terme de la première?

La seconde question de l’évêque se compose, en effet, d’articles explicatifs du passage : « Et à son Fils unique, notre Seigneur et Sauveur. » L’origine de cette seconde partie ne saurait guère être, douteuse. Quand la première parut insuffisante contre les hardiesses croissantes du docétisme, on y ajouta le développement qui forme la seconde

1. Ces (leux derniers articles signifient : la sainte Église dans laquelle ou pour laquelle on obtient la vie éternelle. C’est la même idée que celle qu’Origène exprime en ces termes ; Extra Ecclesiam netno salvatur, hors de l'Église point de salut. In Jesu Nave homüia III, § 5. Cette idée, dirigée contre les hérétiques, dominait vers la fin du second siècle dans l'Église d'Alexandrie. Il n’est pas étonnant qu elle ait été intioduite dans la confession de foi des chrétiens de l’Égypte.

LE SYMBOLE DES APOTRES question, et, probablement, pour terminer ce formulaire en la manière accoutumée , la phrase qui forme la troisième.

Il est assez singulier qu’on n’ait pas mis ces articles immédiatement après les mots : « Et sou Fils unique, notre Seigneur et Sauveur, » puisqu’ils en sont une explication. C’est là qu’ils devraient se trouver, et c’est bien là qu’ils se trouvent dans tous les autres Symboles des Apôtres. Cette singularité se comprend cependant, si l’on suppose que la première partie est antérieure à la seconde, et il faut ajouter qu’elle ne se comprend que dans cette liypotlièse. Les auteurs de la seconde partie ne crurent pas devoir toucher à la première. C’était une formule consacrée par l’usage; elle leur parut trop respectable pour être remaniée. Mais comme il importait de la compléter, de l’interpréter, d’en préciser le sens, ils prirent le parti d’y ajouter divers articles explicatifs sous la forme d'une nouvelle question adressée par l’évêque au catéchumène. Plus tard, ou eut moins de scrupules, ou plus vraisemblablement les considérations qui avaient arrêté les auteurs de la seconde partie du Symbole copte cédèrent devant la nécessité de présenter ce formulaire dans un ordre logique et suivi.

Le Symbole rapporté dans les Constitutions apostoliques * est certainement antérieur au concile de

1 . Constitut. apostol., lib. VII, cap. 42 (Sacrosancta concilia.

Nicée. TiO septième livre de cet ouvrage apocryphe, dans lequel il se trouve, est en effet de la seconde moitié du troisième siècle ‘ . Ce Symbole semble même être antérieur au commencement des discussions ariennes Sauf le mot « non créé , » qui est donné comme qualificatif au Fils, et qui y fut probablement intercalé plus tard,, il se rapproche plus des doctrines christologiques des anciens docteurs de l'Église que de celles qui furent consacrées à Nicée, mais qui remontent plus haut que ce concile. D’un autre côté, on peut le croire quelque peu plus jeune que le Symbole de l’Église copte. On en a, ce me semble, une preuve dans la disposition des articles explicatifs qui n’y forment pas, comme dans celuici, un appendice, une sorte de supplément, înais qui y sont placés immédiatement après les termes auxquels ils se rapportent , disposition qui est restée depuis celle de ce formulaire.

U convient également de le mettre sous les yeux du lecteur :

l. I, p. 439); Hahn, Biblioth. der Symbok, p. iO-iS. J’en rapporte le texte dans l’Appendice, n» 3.

1, D’après Nèander, les Constitutions apostoliques ont été formées de diverses pièces depuis les derniers temps du second siècle jusqu’au quatrième. Ce recueil ne comprenait, vers le milieu du troisième siècle, que les six premiers livres; on y ajouta le septième vers la Qn de ce même siècle; le huitième n’y fut joint que plus tard. Atly. Geschichte der chrisll. Religion, 1 . 1, p. H06.

î. Hahn, Biblioth. der Symbole, p. 40 et 41, note 1.

« Je me consacre au Christ; je crois etsuis baptisé en un Dieu unique, incréé, le seul vrai Dieu tout-puissant, Père de Jésus- Christ, créateur et auteur de toutes choses, de qui tout dérive;

» Je crois au Seigneur Jésus-Christ, son Fils unique, premierné de toute créature, engendré avant tous les âges, par la bonne volonté de Dieu, non créé*, par qui toutes choses ont été faites dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles; qui, dans les derniers temps, est descendu du ciel, a revêtu une chair, est né de la sainte Vierge Marie, et a vécu saintement selon les lois de Dieu, son Père; qui a été cruciGé sous Ponce Pilate, est mort pour nous, est ressuscité le troisième jour après avoir souffert; qui est monté au ciel, s’est assis à la droite de Dieu, et reviendra avec gloire, à la Gn du monde, pour juger les vivants et les morts; dont le royaume n’aura pas de Qn ^ ;

• Je suis baptisé aussi dans le Saint-Esprit, c’est-à-dire le Consolateur, qui agit avec efficace dans les saints depuis le commencement du monde, et qui plus tard a été envoyé aux Apôtres 3 par le Père, selon les promesses de notre Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, et, après les Apôlres, à tous ceux qui, dans la sainte Église catholique ‘, croient à la résurrection de la chair, à la rémission des péchés, au royaume des deux et à la vie du monde à venir. »

h , Ce terme « non créé, > où xnoùtvT«, est une interpolation, au jugement de tous les critiques.

î. Ces mots c dont le royaume n’aura point de Gn, • ou tîk G amXitaj où* ïotoi nXc(, sont aussi une interpolation, et ont été empruntés au Symbole du premier concile de Conslaniinople.

3. Quelques manuscrits portent : c A nous les Apôtres, » *»i *(iïv Toi{ Attooto'Xoic. Cette leçon a été adoptée par Mansi (Collectio conciliorum amplissima, t. I, p. 523), et, ce me semble, avec raison. Il est naturel, en effet, qu’on ait mis ces mots dans la bouche des Apôtres, puisqu’on les donne pour les auteurs des Conslituliom apostoliques.

4. I.es mots Jv rii «yta x*8eXtxii ixxUmS ne me semblent pas pouvoir être pris, comme on le fait dans presque toutes les traductions, pour le régime du participe Ttujreuouaiv.

Ces deux Symboles, celui des Constitutions apostoliques et celui qui a été conservé dans les canons de l’Église copte, n’étaient pas probablement les seuls qui fussent en usage à la fin du troisième siècle ou au commencement du quatrième *. S’il en existait d’autres, on peut croire avec quelque vraisemblance qu’ils étaient analogues à ceux que nous venons d’examiner; peut-être même n’étaient-ils que des imitations de celui des Constitutions apostoliques, qui parait avoir été le plus célèbre

Quoi qu’il en soit, ce n’est plus ces Symboles (Jes

1. Ou cite d’ordinaire parmi les Symboles des Apôtres de cette époque celui de l’Église d’Antioche, dont malheureusement il'ne reste que les deux premières parties, et encore uniquement dans une traduction latine de J. Cassien (/. Cassiani Opéra, Francf., 1722, p. 743; Hahn, BiUiothek der Symbole, p. 54-56). M. Caspari croit, non sans quelque apparence de raison, avoir retrouvé le texte grec : l» le commencement de' la seconde partie de ce Symbole; et 2° trois articles de la partie relative à la sainte Église, partie qu’on ne connaissait pas du tout jusqu’à présent. Caspari, Unbedruckte, unbeachtete und wenig beachtete. Quellen zur GeschiclUe des Taufsymbols und der Glaubensregel, p. 78 et 89. Voyez V Appendice, n» 4. Quoi qu’il en soit, ce qui nous en a été conservé ne diffère du Symbole des Constitutions apostoliques que par quelques additions qui peuvent s’expliquer assez facilement. Celle ressemblance me porte à croire que ces deux Symboles n’étaient qu’une seule et même piècÆ en deux recensions différentes et à deux différents moments. Peut-être aussi pourrait-on en conclure que le Symbole des Constitutions apostoliques appartenait à l’Église d’Antioche.

2. L’ancien Symbole des Apôtres de l’Église de Jérusalem avait été fait probablement sur celui des Constitutions apostoliques, avec lequel il offre une grande ressemblance.

Apôtres que nous trouvons en usage à la fin du quatrième siècle. Dans la plupart des Églises de l’Orient, ils avaient été’remplacés soit parle Symbole du concile de Nicée, soit par celui du premier concile de Constantinople, commeje l’ai déjà dit, et dans quelques autres, ainsi que dans un grand nombre d’Églises de l’Occident, par des Symboles des Apôtres notablement différents.

Les Symboles des Apôtres en usage dans les Églises à la fin du quatrième siècle sont infiniment plus si mples, plus précis et ni ieux ordonnés que celui de l’Église copte, que celui des Constitutions apostoliques, et on peut ajouter que tous ceux, quels qu’ils aient été, de la fin du troisième siècle et du commencement du quatrième. J’en citerai pour preuve celui que Rufin rapporte sous le nom de Symbole oriental, et qui ne diffère que par quelques détails de peu d’importance de ceux qui, à la même époque, étaient en usage à Rome, à Aquilée et en Afrique.

Ce Symbole des Apôtres est conçu en ces termes;

« Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant;

• Et en notre unique Seigneur, Jésus-Christ, son Fils unique,

qui est né, par le Saint-Esprit, de la Vierge Marie, qui a été crucifié sous Ponce Pilate, et a été enseveli, qui est ressuscité des morts, le troisième jour, qui est monté au ciel et s’est assis à la droite du Père; il viendra de là pour juger les vivants et les morts;

■ Et au Saint-Esprit;

» La sainte Église, la rémission des péchés, la résurrection de la chair. »

Voilà bien un formulaire réunissant toutes les qualités d’une pièce destinée à être apprise par cœur, en particulier la précision et la netteté. On comprend que saint Augustin ait pu dire des formulaires de ce genre qu’ils avaient été rédigés de manière à ne pas fatiguer la mémoire et à présenter avec ordre et en peu de mots les vérités fondamentales de la religion chrétienne. Aurait-on pu en dire autant de ceux de la fin du troisième siècle? certainement non . Ces Symboles sont confus, pleins de répétitions, surchargés de détails superflus, vu l’emploi auquel ils étaient destinés. Ne pouvant les apprendre qu’en les entendant réciter et expliquer, les catéchumènes, ou du moins le plus grand nombre d’entre eux, devaient éprouver des difficultés sérieuses à les graver dans leur mémoire. L’expérience en fit connaître les défauts, et, quand on se fut convaincu qu’ils étaient trop complexes et trop confus pour l’usage auquel ils étaient uniquement employés, on travailla à les rendre plus simples, plus précis, à en mieux coordonner les différents articles, à en élaguer surtout les incises, les détails

secondaires, les répétitions qui en ralentissaient la marche.

De ces remaniements des Symboles de la seconde moitié du troisième siècle sortirent ceux de la fin du quatrième.

Saint Augustin ne ferait-il pas allusion à ce travail d’élimination et d’épuration, quand il dit du Symbole des Apôtres qu’on y a recueilli sous une forme concise et mis en un ordre bien déterminé les vérités de la foi '? Je serais porté à le croire. Je ne voudrais pas cependant trop presser ses paroles, car on pourrait les rapporter aussi bien à la composition qu’à une révision du Credo. Mais les faits parlent d’eux-mêmes. A la fin du troisième siècle, les Symboles des Apôtres en usage dans les Églises sont compliqués, confus, surchargés de détails; un siècle après, ils sont de beaucoup plus simples, mieux ordonnés, plus concis. Comment expliquer cette transformation, sinon par un travail de simplification des anciens formulaires?

Nous ne saurions douter qu’un travail de ce genre n’ait été exécuté dans le courant de la première moitié du quatrième siècle, quand nous avons entre les mains et que nous pouvons comparer deux -

1. Collecta breviter et in ordinem cerlum reducta atque conslricla tradenda sunl vobis, ut fides vestra ædificelur, et confessio præparetur, et raemoria non gravetur. Auguslini Opéra, t. V, col. 1374, Sermo 814, §1.

Symboles des Apôtres usités dans une môme Église, l’un à la fin du troisième siècle et l’autre à la fin du quatrième. Cette Église est celle d’Alexandrie. Le Symbole qui y était en usage à la fin du troisième siècle est celui qui nous a été conservé dans les canons de l’Église copte. Les chrétiens coptes se rattachaient à l’Église d’Alexandrie, ou pour mieux dire l’Église copte et l’Église d’Alexandrie étaient une seule et même Église ; elles ne se divisèrent qu’en 306 pour un motif à peu près analogue à celui qui donna naissance au novatianisme. Mais les coptes conservèrent, après leur séparation, la liturgie alexandriue; ils prétendirent rester toujours fidèles à l’enseignement de saint Marc, que la tradition donne pour l’Apôtre d’Alexandrie , ils le prétendent encore aujourd’hui. Le Symbole copte est donc celui qui était en usage à Alexandrie avant la séparation de 306, il ne saurait y avoir le moindre doute sur ce point.

Ce n’était pas ce Symbole cependant qui y était usité à la fin du quatrième siècle ; c’était celui qui est rapporté par Rufin sous le nom de Symbole oriental * ; or celui-ci n’est pas autre chose qu’un remaniement ou plutôt une simplification de celuilà. L’ancien Symbole de cette Église fut donc retouché depuis l’an 306, et ramené à la forme du Symbole oriental de Rufin.

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