Genèse, xxxvii, 35; xui
t. Witsius, Exercitationes sacræ in Symbolum, XVllI, § 6.
dhrist aux enfers? » — Cet article ne diffère pas beaucoup d'avec le précédent, et ne signifie autre chose sinon que Jésus-Christ, ayant été mis au sépulcre, est demeuré pour un temps en l’état et en la condition des morts. C’est pourquoi, en quelques anciens Symboles où il est fait mention de la sépulture de Jésus-Christ, il n’est point parlé de sa descente aux enfers * .
» Mais le mot d’enfer peut-il signifier la sépulture? — C’est le style ordinaire de l’Écriture, et nommément au psaume xgli ; « Nos os sont épars, près de la gueule de l’enfer *, » c’est-à-dire près de la gueule du sépulcre.
» Et descendre en enfer se peut-il prendre pour descendre au sépulcre et être réduit en l’état et en la condition des morts ? — C’est aussi le style de la langue sainte, comme au chapitre 37 de la Genèse, où Jacob, pleurant son fils Joseph, dit à ses autres enfants : « Je descendrai, en menant deuil, en enfer ® vers mon fils ; » et au chapitre 42 : « Vous ferez descendre mes cheveux blancs avec douleur en enfer *. »
t. Il aurait été plus exact de dire que dans le seul où avant le sixième siècle, il est parlé de sa descente aux enfers, il n'est pas fait mention de sa sépulture.
2. Littéralement : < Nos os sont dispersés à la bouche (à l'entré?, à l’ouverture) du scheol. » Psaume cxli, 7.
3. Littéralement, dans ce passage et dans le suivant : < Au sclieol. »
i. Catéchisme, ou Instruction familière sur les principaux
LE SYMBOLE DES APOTRES 2i5
King n’adopte pas cette explication : elle ne lui présente cependant rien d’invraisemblable ; il lui reconnaît, entre autres, le mérite de rendre un compte satisfaisant de l’absence du mot sepultus dans le Symbole des Apôtres de l’Église d’Aquilée *.
Je ne saurais être aussi facile. Je trouve, au contraire, cette explication pleine d’invraisemblance.
Qu’au point de vue philologique, quand on compare le texte hébreu de l’Ancien Testament avec la traduction grecque des Septante, on doive reconnaître que la locution hébraïque nS»® « descendre au scheol, » et la locution grecque Karaêaiveiv eîç a^ou, « descendre dans l’hadès, » aux enfers, sont correspondantes et signifient également l’une et l’autre : « descendre au sépulcre, » « être enseveli, » rien de mieux. Mais qu’est-ce que cela prouve pour la locution latine Descendit ad infema , employée dans le Symbole des Apôtres des Églises de l’Occident et par tous' les Pères latins, dont aucun, si ce n’est saint Jérôme, n’entendait l’hébreu ? Il n’y a pas un seul écrivain chrétien des premiers siècles, pas plus parmi les Grecs que parmi les Latins , qui
points de la religion chrétienne, fait par M. Drélincourt, treiziéme édition de celles gui ont été revues et corrigées par l’auteur, Genève, 4673, p. 30 et 31 .