‹ Le symbole des apôtresChapitre 105 sur 158 · Cyrille de Jérusal., Optra , p · texte numérisé non relu

Cyrille de Jérusal., Optra , p

2. Kai ti; tv« Kûpicv Tr.ooüv Xpt<rrov, Symboles de Nicée et de Constantinople.

3. Le Symbole des Apôtres des Constitutions apostoliques joint uovc>im> à uî&v et non à Kùptov; l’emploi de ce terme le demandait impérieusement. Dans celui de l’Église copte, c’est le Fils et non le Seigneur qui est qualifié d'unique. La traduction de ce

l’Orient, de bien établir qu’il ne faut croire qu’à un seul Seigneur, par opposition aux gnostiques qui admettaient une foule d’Œons, d’émanations diverses du Pieu suprême, seigneurs et maîtres des choses humaines, quoique à des titres différents et à des degrés divers ». Dans l’Occident, les théories gnostiquea n’avaient pas pénétré dans la masse des fidèles ; elles n’étaient connues que du très-petit nombre d’hommes qui prenaient quelque intérêt au mouvement des idées; on n’avait pas senti, par conséquent, le besoin de mettre les chrétiens en garde contre ces erreurs, et on avait seulement affirmé qu’il y a un seul Fils, comme il y a un seul Père,

Iving pense que la qualification d’unique a été jointe au mot Fils dans les Symboles qui ont cette rédaction, par opposition aux cérinthiens, aux Valentiniens et aux autres gnostiques qui établissaient une différence entre Jésus et le Christ*. Cette opinion me paraît peu probable. C’est en général, pour ne pas dire exclusivement, dans l’Orient que les articles

dernier est-elle exacte? Je ne puis rien affirmer, n’ayant pu avoir l’original ; mais j’ai des doutes. Ce Symbole dérive en effet de celui d’Alexandrie, ou pour mieux dire est le Symbole usité primitivement à Alexandrie. D’un autre côté, le Symbole oriental de Rufin n’en est qu’un remaniement, et dans celui-ci l’adjectif unique se rapporte au mot Seigneur et non à celui de Fils.

- 1. Viguiç, Le Symbole des Apôtres, p. 34.

2. Kiu§, ffistQria Symbolt Apostolor.^cap. p, § 4, ÿ, 18 eM9.

dirigés oontre le gnosticisme ont été insérés dans le Credo *, et la rédaction de cet article dans les Symboles des Apôtres en usage en Orient est « notre unique Seigneur », et non « son Fils unique ». Qu’on ait cru devoir affirmer dans ce formulaire que Jésus-Christ est « notre unique Seigneur », dans une intention polémique contre les gnostiques, c’est ce qui me paraît manifeste, ainsi que je l’ai déjà montré ; mais si on a joint au mot « Fils » l’épithète « unique », c’est tout simplement parce qu’on était habitué à trouver l’expression « Fils unique » dans les Évangiles 2 .

L’expression « Notre Seigneur » est, comme la précédente, un souvenir de l’Écriture sainte 3 . Il est probable toutefois qu’on jugea convenable de l’introduire dans Je Symbole, en considération de cette circonstance que le catéchumène, en le récitant au moment d’être admis par le baptême dans l’Église, ne faisait pas seulement un acte d’adhésion à la foi chrétienne, mais encore s’engageait à prendre désormais Jésus- Christ pour son maître, pour son seigpeur, et c’est pour cela qu’il commençait par renoncer a l’empire de Satan *. L’expres-

4. On ne doit à l’initiative des Églises de l'Occident que quelques-uns des articles qui se rapportent à la doctrine de l’Église.

2, Jean, i,U; tu, 4Ç-

3. Matth-, xvui, 6; Luc, \\y\, 34; Jean, xs, 4; 4 Cqrinth., t, 23, etc.

i. On se rappelle que ce n’est qu'aprç» la rsn.oo.cia (ton à§*-

sion « Notre Seigneur » ne pouvait donc pas ne pas figurer dans la profession de foi des néophytes ; elle y avait une place marquée par la nature même des choses. Iving me parait avoir présenté cette idée avec autant de bonheur que de vérité *.

2° Qui conceptus est de Spiritu sancto, natus ex Virgine Maria. — Qui a été conçu du Saint- Esprit et qui est né de la Vierge Marie.

Ce n’est pas sous cette forme que cet article se présente dans les Symboles des Apôtres de la fin du quatrième siècle. Ils portent tous : Qui natus est de Spiritu sancto ex Maria Virgine, « Né par le Saint-Esprit de la Vierge Marie » ; et cette rédaction, qui est évidemment la plus ancienne, du moins dans le Symbole en langue latine , est seule connue de Pierre de Ravenne, de Maxime de Turin, du pape Léon le Grand et de Venantius Fortunatus 2 .

C’est dans le sermon 213, § 2, de saint Augus-

tan, à ses pompes et à ses œuvres, que le catéchumène récitait

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