Witsius, In Symbol, exercit., I, g
3. Eoque magis fil verisimiie, catholicœ nomen apponi ccepisse, ut Ecclesia, quæ loto orbe obtineret, dislinguerelur a convcirliculis hæreticorum el scliismaticorum, quales novalianorum, el poslea donatistarum. Vossius, De tribus Symbolis Dissert., I, g 39.
Cet article ne se trouve ni dans les Symboles des Apôtres dont parle Rufin, ni dans les deux de saint Augustin, ni dans ceux de Pierre de Ravenne, de Maxime de Turin et de Venantius Fortunatos , ni dans celui de l’Église de Jérusalem, ni dans les Symboles antérieurs des Constitutions apostoliques et de l’Église copte. L’idée qui y est exprimée est étrangère aux docteurs des quatre premiers siècles. Elle n’est indiquée dans aueune des anciennes règles de foi. On la chercherait en vain dans des écrivains chrétiens avant le sixième siècle.
A quelle époque cet article a-t-il été introduit dans le Credo? Il n’y était pas au moment où furent composés les trois derniers sermons De Symbolo, qui sont joints aux œuvres de saint Augustin 4 , et qui sont l’œuvre de quelques imitateurs de ce Père. Et ces sermons ne peuvent avoir été composés que dans la seconde moitié du cinquième siècle. Ce ne fut pas cependant bien longtemps après qu’il dut y être inscrit, car il est dans les Sermons 1 15 et 131 De tempore, qui appartiennent encore, à ce qu’il semble, à l’école de saint Augustin.
Cet article mit peut-être encore plus de temps
t. Auguttini Opéra , t. VI, col. 938-976. Après qu’on y a expliqué l'article de la sainte Église, on passe immédiatement à celui de la rémission des péchés.
que celui de la descente de Jésus-Christ aux enfers, à obtenir définitivement une place dans les Symboles des Apôtres en usage dans les Eglises d’Italie et dans les Églises frankes. Il manque dans plusieurs anciens rituels romains du baptême , entre autres dans celui de Gélase et dans celui de Grégoire le Grand. La quatrième partie du Symbole y est encore, sauf l’épithète de catholique donnée à la sainte Église, telle qu’elle était du temps de Rufin, c’est-à-dire qu’elle renferme seulement ces trois articles : Sanctam Ecclesiam catholicam, remissionem peccatotum, camis resurrectionem 1 .
Il manque également dans plusieurs rituels du baptême des Églises frankes, entre autres dans un Ordo baptisterii, cité par Martène et qui est du neuvième siècle. La quatrième partie du Symbole, plus complète que dans les rituels précédents, s’y présente sous cette forme : Sanctam Ecclesiam catholicam, remissionem peccatonim, camis resurrectionem, et vitam œternam â . Il n’est peut-être pas inutile de faire remarquer que, dans l’instruction sur le baptême composée par Magnus, archevêque de Sens, par ordre de Charlemagne, cet article est accompagné d’une explication : Cornmunionem omnium sanctorum , id est, congrega-