Ignatii Epistola ad Trallens, § 9 et
» Ponce Pilate et sous Hérode le tétrarque; qu’il » nous a produits comme des fruits de son sang par » sa divine et bienheureuse Passion, et qu’étant en- » fin ressuscité, il a élevé jusqu’à la fin des siècles » l’étendard de la croix, pour les saints et les fidè- » les, soit Juifs, soit Gentils, afin de les réunir tous » dans le corps de son Eglise ; car c’est à cause » de nous et pour nous procurer le salut qu’il a souf- » fert toutes ces choses et qu’il est mort aussi véri- » tablement qu’il s’est ressuscité lui-même, et non » pas en apparence et d’une manière fantastique, » comme le prétendent quelques infidèles... Quant » à moi, je sais qu’après sa résurrection, il avait » une chair véritable » l .
Que peut-on voir dans ces deux passages de saint Ignace, sinon une réfutation et une condamnation du docétisme, secte très-répandue de son temps? 11 l’indique clairement lui-même , en opposant sa croyance, qui est celle de l’Église, à l’erreur des infidèles qui prétendaient que Jésus-Christ n’avait souffert et n’était mort qu’en apparence, to Joxeîv aÙTÔv TTc-ovOGat ; et il ne le dirait pas, qu’on le devinerait aisément en l’entendant insister avec une si grande persistance sur la réalité delà naissance, de la crucifixion, de la mort et de la résurrection du Seigneur a .