‹ Le symbole des apôtresChapitre 122 sur 158 · Augustin, Rétractât., lib. II, cap · texte numérisé non relu

Augustin, Rétractât., lib. II, cap

4. Saint Augustin croit faire disparaître l’opposition qui se trouve entre la doctrine de saint Paul et celle du Symbole des Apôtres sur la résurrection, en disant que le corps ressuscité sera le même que le corps actuel, quant à sa nature, mais non quant à ses qualités. « A r o» amissa natura,sedmntata qualitate, » dit-il dans le De Civitate Dei, lib. XIII, cap. 23. Il ajoutait qu’il n’aura ni vice ni diiïormité, ni aucun principe de corruption : « Résurgent sanctorum corpora sine ulio vitio, sine ulla deformilate, sicut sine ulla corruptione, onere aut difficultate. » Augustini Opéra , t. VI, col. 392, Enchirid. ad Laurent., § 23. On ne voit pas trop en quoi ces explications peuvent rapprocher la doctrine de la résurrection de la chair de celle de saint Paul, qui dit positivement que la chair et le sang n’entreront pas dans le royaume de Dieu.

Ce n’est pas sans intention qu’on employa ici le mot de chair, et non celui de corps; saint Jérôme a pris soin de nous en donner la raison. « Il y a, ditil, des corps célestes et des corps terrestres. L’air même et le souffle léger sont appelés des corps. Ce mot prêterait donc à l’équivoque. L’orthodoxe entendrait bien par là la chair, mais l’hérétique entendrait l’esprit » *.

Après de semblables déclarations , comment pourrait-on, sans vouloir se tromper soi-même, chercher dans cet article une expression figurée de la doctrine de l’immortalité de l’âme?

5° Et vitam ceternam. — Et la vie éternelle.

Avant le cinquième siècle, le Symbole des Apôtres, dans les Eglises latines, se terminait par l’article de la résurrection de la chair. C’est d’abord Rufin qui nous l’apprend. « Ce dernier article, qui affirme la résurrection de la chair, termine, dit-il, la somme de toutes les doctrines parfaites » *. Saint Jérôme tient le même langage. « Dans le Symbole de la foi et de l’espérance, dit-il, après la confession de la Trinité et de l’unité de l’Église, toutlesa-

4. Jérôme, Opéra, éd. Marlianay, t. I, pars 2, col. 322 et 323, Epist. 38 ad Pammach.; t. F, pars 2, col. 344, Epitt. 44 ad Painmark .

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